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Archive for the ‘Social Rights’ Category

L’ONU n’a plus le droit aux rendez-vous manqués en matière de racisme

In Africa, Anticolonialism, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Cultural Bridges, Current Events, Democracy, Europe, Fighting Racism, Human Rights, Middle East & North Africa, NGOs, Social Rights, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, War Crimes, Women's Rights, World Law on June 21, 2020 at 10:56 PM

Par Bernard J. Henry

 

Il fallait s’y attendre. Après la mort de l’Afro-Américain George Floyd à Minneapolis (Minnesota) le 25 mai, étouffé par le policier Derek Chauvin et ses collègues auxquels il criait du peu de voix qu’ils lui laissaient « I can’t breathe », « Je ne peux pas respirer », et avec la vague mondiale d’indignation que le drame a soulevée quant au racisme et aux violences policières, l’Afrique s’est élevée d’une seule voix à l’ONU.

Le 12 juin, les cinquante-quatre pays du Groupe africain de l’Assemblée générale des Nations Unies ont appelé le Conseil des Droits de l’Homme à un « débat urgent sur les violations actuelles des droits de l’homme d’inspiration raciale, le racisme systémique, la brutalité policière contre les personnes d’ascendance africaine et la violence contre les manifestations pacifiques ».

Avec les cinquante-quatre pays africains, c’étaient plus de six cents organisations non-gouvernementales, dont l’Association of World Citizens (AWC), qui appelaient le Conseil à se saisir de la question. Et le 15 juin, la demande a été acceptée sans qu’aucun des quarante-sept Etats qui composent le Conseil ne s’y soit opposé. Le débat demandé a donc eu lieu, sur fond de dénonciation d’un « racisme systémique » par Michelle Bachelet, Haute Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, mais aussi d’indignation des cadres onusiens originaires d’Afrique contre leur propre institution qu’ils jugent trop passive.

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Une fresque en hommage à George Floyd sur un mur de Chicago (Illinois).

Pour l’Organisation mondiale, il s’agit plus que jamais de n’entendre pas seulement la voix de ses Etats membres, mais aussi celle du peuple du monde qui s’exprime en bravant les frontières, parfois même ses dirigeants. La mort de George Floyd et l’affirmation, plus forte que jamais, que « Black Lives Matter », « Les vies noires comptent », imposent une responsabilité historique à l’ONU qui, en matière de racisme, n’a plus droit aux rendez-vous manqués, réels et présents dans son histoire.

Résolution 3379 : quand l’Assemblée générale s’est trompée de colère

Le 10 novembre 1975, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait sa Résolution 3379 portant « Élimination de toutes les formes de discrimination raciale ». Malgré ce titre prometteur, le vote de l’Assemblée générale cristallisait en fait les frustrations des Etats Membres quant à deux situations de conflit, jugées les plus graves au monde depuis la fin de la guerre du Vietnam en avril – l’Afrique australe et le Proche-Orient.

A côté de l’Afrique du Sud ou règne l’apartheid, la ségrégation raciale érigée en système par la minorité blanche aux dépens de la population noire autochtone, se tient l’ancêtre de l’actuel Zimbabwe, la Rhodésie, Etat proclamé en 1970 sur une colonie britannique mais non reconnu par la communauté internationale. La Rhodésie n’est pas un Etat d’apartheid proprement dit, mais sa minorité blanche tient la majorité noire sous la chappe brutale d’un paternalisme colonialiste. Deux organisations indépendantistes, la ZANU et la ZAPU, s’y affrontent dans une violente guerre civile et le gouvernement principalement blanc de Ian Smith n’y veut rien entendre.

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Dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, même sans le dire, une plage réservée aux Blancs était interdite aux Noirs au même titre qu’elle l’était aux chiens.

Au Proche-Orient, la création en 1948 de l’Etat d’Israël s’est faite sans celle d’un Etat palestinien que prévoyait pourtant le plan original de l’ONU. En 1967, lors de la Guerre des Six Jours qui l’oppose aux armées de plusieurs pays arabes, l’Etat hébreu étend son occupation sur plus de territoires que jamais auparavant, prenant le Sinaï à l’Egypte – qui lui sera rendu en 1982 – et le Golan à la Syrie, la Cisjordanie et Jérusalem-Est échappant quant à elles à la Jordanie. Aux yeux du monde, l’idéal sioniste des fondateurs d’Israël signifie désormais principalement l’oppression de la Palestine.

Et les deux Etats parias de leurs régions respectives avaient fini par s’entendre, causant la fureur tant de l’URSS et de ses alliés à travers le monde que du Mouvement des Non-Alignés au sud. Le 14 décembre 1973, dans sa Résolution 3151 G (XXVIII), l’Assemblée générale avait déjà « condamné en particulier l’alliance impie entre le racisme sud africain et le sionisme ». C’est ainsi que deux ans plus tard, la Résolution 3379 enfonçait le clou contre le seul Israël en se concluant sur ces termes : « [L’Assemblée générale] [c]onsidère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ».

Impossible de ne pas condamner l’occupation israélienne en Palestine, tant elle paraissait incompatible avec le droit international qui, en 1948, avait précisément permis la création de l’Etat d’Israël. Pour autant, assimiler le sionisme au racisme présentait un double écueil. D’abord, s’il se trouvait un jour une possibilité quelconque d’amener Israéliens et Palestiniens au dialogue, comment Israël allait-il jamais accepter de venir à la table des négociations avec un tel anathème international sur son nom ? C’est ce qui amena, après la Première Guerre du Golfe, l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la Résolution 46/86 du 16 décembre 1991 par laquelle la Résolution 3379, et avec elle l’assimilation du sionisme au racisme, étaient tout simplement abrogées, ce qui était l’une des conditions d’Israël pour sa participation à la Conférence de Madrid en octobre. Ensuite, plus durablement cette fois, présenter l’affirmation d’un peuple de son droit à fonder son propre Etat comme étant du racisme ne pouvait qu’alimenter le refus, ailleurs à travers le monde, du droit à l’autodétermination déjà mis à mal dans les années 1960 au Katanga et au Biafra, avec à la clé, l’idée que toute autodétermination allait entraîner l’oppression du voisin.

« Les racistes sont des gens qui se trompent de colère », disait Léopold Sédar Senghor. Il n’en fut pire illustration que la Résolution 3379, inefficace contre le racisme et n’ayant servi qu’à permettre à Israël de se poser en victime là où son occupation des Territoires palestiniens n’avait, et n’a jamais eu, rien de défendable.

Un échec complet donc pour l’ONU, mais qui fut réparé lorsque commença le tout premier processus de paix au Proche-Orient qui entraîna, en 1993, les Accords d’Oslo et, l’année suivante, le traité de paix entre Israël et la Jordanie. C’était toutefois moins une guérison qu’une simple rémission. 

Durban 2001 : l’antiracisme otage de l’antisémitisme

Le 2 septembre 2001 s’est ouverte à Durban, en Afrique du Sud, la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance, conférence organisée par les Nations Unies. Sans même évoquer la Résolution 3379 en soi, depuis son abrogation en 1991, le monde avait changé. La Guerre Froide était terminée, l’URSS avait disparu, l’apartheid avait pris fin dans une Afrique du Sud rebâtie en démocratie multiraciale par Nelson Mandela auquel succédait désormais son ancien Vice-président Thabo Mbeki.

Au Proche-Orient, Yitzhak Rabin avait été assassiné en 1995, et avec lui étaient morts les Accords d’Oslo réfutés par son opposition de droite, cette même opposition qui dirigeait désormais Israël en la personne d’Ariel Sharon, ancien général, chef de file des faucons et dont le nom restait associé aux massacres de Sabra et Chatila en septembre 1982 au Liban. Aux Etats-Unis, le libéralisme international des années Clinton avait fait place aux néoconservateurs de l’Administration George W. Bush, hostiles à l’ONU là où leurs devanciers démocrates avaient su s’accommoder du Secrétaire général Kofi Annan. Le monde avait changé, mais c’était parfois seulement pour remplacer certains dangers par d’autres. Et le passé n’allait pas tarder à se rappeler au bon souvenir, trop bon pour certains, des participants.

La Haute Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Mary Robinson, n’était pas parvenue à mener des travaux préparatoires constructifs, et dès le début des discussions, le résultat s’en est fait sentir. Devant la répression israélienne de la Seconde Intifada à partir de fin septembre 2000, l’Etat hébreu déclenche une fois de plus la colère à travers le monde. Un nombre non négligeable d’Etats rêvent de déterrer la Résolution 3379, mais cette fois, sans plus de racisme sud-africain auquel accoler le sionisme, Israël va voir cette colère dégénérer en récusation non plus du sionisme mais, tout simplement, du peuple juif où qu’il vive dans le monde.

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A gauche, Ariel Sharon, alors officier supérieur de Tsahal, en 1967. Plus tard Ministre de la Défense puis Premier Ministre, son nom sera associé à de graves crimes contre les Palestiniens commis par Israël.

S’y attendant, l’Administration Bush a lancé des mises en garde avant le début de la conférence. En ouverture, Kofi Annan annonce la couleur – il ne sera pas question de sionisme, pas de redite de 1975. Rien n’y fait. Toute la journée, des Juifs présents à la conférence sont insultés et menacés de violences. Le Protocole des Sages de Sion, faux document né dans la Russie tsariste au début du vingtième siècle pour inspirer la haine des Juifs, est vendu en marge. Et, comble pour une conférence des Nations Unies, même si elles n’y sont bien entendu pour rien, il est distribué aux participants des tracts à l’effigie, et à la gloire, d’Adolf Hitler.

Il n’en faut pas plus pour qu’Etats-Unis et Israël plient bagages dès le lendemain. Si la France et l’Union européenne restent, ce n’est cependant pas sans un avertissement clair – toute poursuite de la stigmatisation antisémite verra également leur départ.

C’est à la peine qu’est adopté un document final, dont ce n’est qu’en un lointain 58ème point qu’il est rappelé que « l’Holocauste ne doit jamais être oublié ». Dans le même temps, un Forum des ONG concomitant adopte une déclaration si violente contre Israël que même des organisations majeures de Droits Humains telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch et la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme s’en désolidarisent. Le Français Rony Brauman, ancien Président de Médecins Sans Frontières, ardent défenseur de la cause palestinienne, n’avait pu lui aussi que déplorer l’échec consommé de la conférence, prise en otage par des gens qui prétendaient combattre le racisme, y compris, naturellement, le colonialisme israélien, mais n’avaient en réalité pour but que de répandre le poison de l’antisémitisme.

Pour la dignité de chaque être humain

Le racisme est un phénomène universel, qui n’épargne aucun continent, aucune culture, aucune communauté religieuse. De la part de l’ONU, c’est en tant que tel que le peuple du monde s’attend à le voir combattu. Par deux fois, les Etats membres de l’Organisation mondiale l’ont détournée de sa fonction pour plaquer le racisme sur ce qui était, et qui demeure, une atteinte à la paix et la sécurité internationales, nommément l’occupation israélienne en Palestine où, indéniablement, le racisme joue aussi un rôle, mais qui ne peut se résumer à la seule question de la haine raciale comme c’était le cas de l’apartheid en Afrique du Sud ou comme c’est aujourd’hui celui du scandale George Floyd.

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Ici à New York en 2014, le slogan “Black Lives Matter”, qui exprime désormais le droit de tout être humain opprimé en raison de son origine au respect et à la justice.

S’il ne peut ni ne doit exister d’indulgence envers quelque Etat que ce soit, en ce compris l’Etat d’Israël, le racisme sous toutes ses formes, surtout lorsqu’il provient d’agents de l’Etat tels que les policiers, ne peut être circonscrit à la condamnation d’une seule situation dans le monde, aussi grave soit-elle, encore moins donner lieu à l’antisémitisme qui est lui aussi une forme de racisme et l’on ne peut en tout bon sens louer ce que l’on condamne !

Par bonheur, le Groupe africain a su éviter tous les écueils du passé, ayant lancé un appel au débat qui fut accepté sans mal par le Conseil des Droits de l’Homme. Les appels de la Haute Commissaire aux Droits de l’Homme et des hauts fonctionnaires d’origine africaine viennent amplifier un appel que l’ONU doit entendre. Le monde s’est réveillé, il faut en finir avec le racisme, et sur son aptitude à agir, à accueillir les critiques, l’ONU joue sa crédibilité dans cette lutte pour la dignité de chaque être humain qui est le premier des droits.

Bernard J. Henry est Officier des Relations Extérieures de l’Association of World Citizens.

Au Nicaragua, l’Etat nie la COVID-19 et abandonne les soignants à leur sort

In Being a World Citizen, Current Events, Democracy, Human Rights, Latin America, NGOs, Nicaragua, Refugees, Social Rights, Solidarity, The Search for Peace, United Nations, World Law on June 2, 2020 at 8:03 PM

Par Bernard J. Henry

 

L’une des leçons majeures de la crise de la COVID-19 restera que, malgré ses errements dans les premiers temps de la pandémie, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) aura agi comme un révélateur de la mentalité des Etats envers cette menace planétaire sans précédent depuis la Seconde Guerre Mondiale. L’enseignement en est clair, autant qu’il est inquiétant : là où, partout dans le monde, le virus frappe sans faire de distinction, certains dirigeants nationaux le croient néanmoins perméable à leurs choix politiques.

Là où Emmanuel Macron, Président de la République française, déclarait à son peuple en instaurant le confinement «Nous sommes en guerre» et son Ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran faisait sien le mot d’ordre de l’OMS, «Testez, testez, testez», le Premier Ministre britannique Boris Johnson risquait le pari de l’immunité collective, pari perdu qui faillit lui coûter sa propre vie.

Aux Etats-Unis, le Président Donald Trump refuse toute injonction internationale, étant allé jusqu’à interrompre le financement américain de l’OMS puis rompre toute relation avec elle. Au Brésil, le Président Jair Bolsonaro adopte une ligne semblable, rejetant gestes-barrière et distanciation physique. Dans les deux pays, ce sont les gouverneurs des Etats fédérés qui doivent agir, provoquant la colère de leurs chefs d’Etat respectifs qui mobilisent contre eux leurs partisans.

Et toujours sur le continent américain, un pays se distingue plus encore – le Nicaragua, où le pouvoir nie tout bonnement l’épidémie et invite, si ce n’est oblige, la population à enfreindre toutes les préconisations internationales.

Le Président du Nicaragua défend la COVID-19 comme un «signal de Dieu»

Daniel Ortega, l’ancien chef sandiniste du temps de la Guerre Froide, évincé du pouvoir aux urnes en 1990 puis qui y est revenu par la même voie en 2006 et s’y est fait réélire en 2011 avec, pour candidate à la Vice-présidence, nulle autre que son épouse Rosario Murillo, tenait déjà son pays d’une main de fer depuis le 18 avril 2018 et sa répression des protestations populaires contre un projet avorté de réforme des retraites et de la sécurité sociale défavorable aux plus précaires. Des professionnels de tous corps de métier, parmi lesquels un nombre important de soignants, avaient été licenciés. Des militants de l’opposition avaient été emprisonnés. Le Costa Rica voisin connaissait un afflux par dizaines de milliers de Nicaraguayens fuyant la dictature de fait surnommée «Orteguillo» en contraction des noms de Daniel Ortega et Rosario Murillo.

Dans de telles conditions, il n’aurait pas paru saugrenu de voir le pouvoir nicaraguayen prendre prétexte de la COVID-19 pour imposer des restrictions impitoyables, par exemple un confinement sur le modèle philippin avec menace de tirer à balles réelles sur les contrevenants. Contre toute attente, Managua a choisi l’extrême inverse, celui du déni total de la pandémie.

Capture d’écran France 2, 2018

Après avoir obligé la population à marcher en masse, dans la promiscuité, sous la bannière du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN) au pouvoir pour célébrer «l’amour et la paix en temps de coronavirus», Ortega a disparu des écrans à partir du 12 mars, à tel point que d’aucuns le supposaient contaminé lui-même. Le 15 avril, il est réapparu sur les antennes de la télévision nicaraguayenne, qualifiant la COVID-19 de «signal de Dieu» et excluant toute mesure sanitaire nationale contre elle.

Le résultat en est dramatique. Au 23 mai, l’Observatoire citoyen du Nicaragua annonçait plus de 2 600 cas dans le pays, où s’enracine à présent la pratique des inhumations nocturnes des victimes de l’épidémie niée par le pouvoir. Le danger est devenu tel que les Etats voisins d’Amérique centrale, Guatemala, El Salvador et Costa Rica, craignent désormais de voir s’embraser toute la région par la faute de Managua.

Malgré tout, la population respecte les consignes internationales, la campagne «Quédate en casa», «Reste à la maison», lancée pour inciter au confinement, s’attirant les foudres d’un Ortega qui insiste pour ne rien faire. Quant au personnel médical, il est au mieux livré à lui-même et au pire réprimé.

Les soignants du Nicaragua livrés à eux-mêmes – et surtout au danger

Depuis avril 2018, au Nicaragua, les médecins sont des ennemis d’Etat. Ces médecins qui ont soigné les manifestants blessés dans la répression des mouvements populaires et qui l’ont payé en nombre de leur emploi. Face à la COVID-19, les derniers remparts d’une population poussée à l’infection par le régime sont devenus pour lui rien moins que des traîtres.

Fulgencio Baez, onco-hématologue hospitalier, confiait à l’association SOS Nicaragua France dans sa Newsletter de mai : «Nous savons que nous sommes dans la partie de la montée exponentielle de la contagion, avec la contagion communautaire. Il y a plusieurs morts, sans connaître le nombre exact. Ce que nous entendons quotidiennement et ce que nous voyons concernant les personnes décédées sont des foyers à Chinandega, Managua, Masaya et Matagalpa».

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Déjà faible auparavant, poursuivait le médecin, le système de santé nicaraguayen n’avait aucune chance contre la pandémie. Privés de tout appui gouvernemental, notamment de toute statistique puisque les quelques tests disponibles restent le monopole de l’Etat, les soignants sont débordés et bien sûr menacés eux-mêmes d’infection à tout moment.

L’ennemi devant eux avec la pandémie, mais aussi derrière eux en la personne de leur propre Président, les soignants du Nicaragua n’ont pas seulement la santé, et la vie, de leurs seuls compatriotes mais aussi des peuples de toute l’Amérique centrale.

Seul moyen de leur permettre de vaincre : les aider directement, en passant outre leur gouvernement. C’est ce qu’a entrepris SOS Nicaragua France, à travers une campagne de dons sur son espace HelloAsso.

L’Association of World Citizens défend l’action citoyenne en plus de celle de l’Etat, voire à la place et, s’il le faut, contre l’Etat. Ici, à la place suffit déjà bien, la société civile devant assumer seule et sans aide, envers son peuple et les pays voisins, la responsabilité que l’Etat ne reconnaît pas. Seule et sans aide, sauf si le peuple du monde vient à son secours.

Bernard J. Henry est Officier des Relations Extérieures de l’Association of World Citizens.

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Pour contribuer à la campagne de soutien,

cliquer ici.

A Day of Mother Earth: Living in Harmony with Nature

In Being a World Citizen, Environmental protection, Human Development, Human Rights, NGOs, Social Rights, Solidarity, Spirituality, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on April 22, 2020 at 7:45 PM

By René Wadlow

 

International Mother Earth Day on April 22 each year was established by the United Nations (UN) General Assembly in 2009. Its aim is to promote living in harmony with Nature and to achieve a just balance among the economic, social, and environmental needs of present and future generations. The concept of living in harmony with Nature was seen by the UN delegates as a way “to improve the ethical basis of the relationship between humankind and our planet.”

The term “Mother Earth” is an expression used in different cultures to symbolize the inseparable bonds between humans and Nature. Pachamama is the term used in the Andean cultures of South America. The Earth and the ecosystem are our home. We need to care for them as a mother is supposed to care for her children and the children to show love and gratitude in return. However, we know from all the folk tales of the evil stepmother as well as the records of psychoanalytic sessions that mother-children relations are not always relations of love, care, and gratitude. Thus, to really live in harmony with Nature requires deep shifts in values and attitudes, not just “sustainable development” projects.

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The UN began its focus on ecological issues with the preparations for the 1972 Conference in Stockholm and has continued with the 1992 Rio Declaration followed by the Rio plus 20 conference 20 years later. However, the concept of living in harmony with Nature is relatively new as a UN political concept. Yet it is likely to be increasingly a theme for both governmental policy making and individual action.

Rodney Collin wrote in a letter “It is extraordinary how the key-word of harmony occurs everywhere now, comes intuitively to everyone’s lips when they wish to express what they hope for. But I feel that we have hardly yet begun to study its real meaning. Harmony is not an emotion, an effect. It is a whole elaborate science, which for some reason has only been fully developed in the realm of sound. Science, psychology and even religion are barely touching it as yet.” (1)

Resolutions in the UN General Assembly can give a sense of direction. They indicate that certain ideas and concepts are ready to be discussed at the level of governments. However, a resolution is not yet a program of action or even a detailed framework for discussion. “Living in harmony with Nature” is at that stage on the world agenda. Since the start of the yearly observation of Mother Earth Day in 2010, there have been useful projects proposed around a yearly theme. The 2018 theme is to reduce pollution from plastics. The exponential growth of plastics is now a real threat by injuring marine life, littering beaches and landfills and clogging waste systems. There is a need to reduce the single use of plastic objects by reusing and recycling plastic objects.

However, reducing pollution from plastic objects, while useful, is not yet living in harmony with Nature. There are still efforts to be made to spell out the ethical base and the necessary shifts in attitudes and actions.

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Notes

(1) His letters have been assembled after his death by his wife into a book:

Rodney Collin, The Theory of Conscious Harmony (Boulder, CO: Shambhala, 1958)

 

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Migration and Awareness of Trafficking in Persons

In Being a World Citizen, Current Events, Human Rights, Modern slavery, NGOs, Refugees, Social Rights, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on April 10, 2019 at 9:47 PM

By René Wadlow

The United Nations (UN) Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration has drawn attention to the positive aspects of migration. However, there are also negative aspects so that we are also concerned with migration that is not safe such as trafficking in persons. A UN report presented to the Commission on the Status of Women at the start of its current two-week session in New York highlighted that human trafficking is one of the fastest growing criminal industries and one of the biggest human rights crises today. The vast majority of victims trafficked are for sexual exploitation, while others are exploited for forced labor and forced marriage.

One aspect of migration issues is the issue of the trans-frontier trafficking in persons. Awareness has been growing, but effective remedies are slow and uncoordinated. Effective remedies are often not accessible to victims of trafficking owing to gaps between setting international standards, enacting national laws and then implementation in a humane way.

The international standards have been set out in the “United Nations Convention against Transnational Organized Crime” and its “Protocol to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children.” The Convention and the Protocol standards are strengthened by the “International Convention on the Protection of the Rights of All Migrant Workers and Members of their Families.” The worldwide standards have been reaffirmed by regional legal frameworks such as the “Council of Europe Convention on Action against Trafficking in Human Beings.”

Despite clear international and regional standards, there is poor implementation, limited government resources and infrastructure dedicated to the issue, a tendency to criminalize victims and restrictive immigration policies in many countries.

Trafficking in persons is often linked to networks trafficking in drugs and arms. Some gangs are involved in all three; in other cases, agreements are made to specialize and not expand into the specialty of other criminal networks.

Basically, there are three sources of trafficking in persons. The first are refugees from armed conflicts. Refugees are covered by the Refugee Conventions supervised by the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR) in the country of first asylum. Thus, Syrian refugees are protected and helped by the UNHCR in Lebanon, but not if they leave Lebanon. As ¼ of the population of Lebanon are now refugees from the conflicts in Syria, the Lebanese government is increasingly placing restrictions on Syrian’s possibility to work in Lebanon, to receive schooling, medical services, proper housing etc. Therefore, many Syrians try to leave Lebanon or Turkey to find a better life in Western Europe. Refugees from Iraq, Afghanistan, Sudan follow the same pattern.

The second category are people leaving their country for economic reasons − sometimes called “economic refugees.” Migration for better jobs and a higher standard of living has a long history. Poverty, ethnic and racial discrimination, and gender-based discrimination are all factors in people seeking to change countries. With ever-tighter immigration policies in many countries and with a popular “backlash” against migrants in some countries, would-be migrants turn to “passers” − individuals or groups that try to take migrants into a country, avoiding legal controls.

A third category − or a subcategory of economic migration − is the sex trade, usually of women but also children. As a Human Rights Watch study of the Japanese “sex-entertainment” businesses notes, “There are an estimated 150,000 non-Japanese women employed in the Japanese sex industry, primarily from other Asian countries such as Thailand and the Philippines. These women are typically employed in the lower rungs of the industry either in ‘dating’ snack bars or in low-end brothels, in which customers pay for short periods of eight or fifteen minutes. Abuses are common as job brokers and employers take advantage of foreign women’s vulnerability as undocumented migrants: they cannot seek recourse from the police or other law enforcement authorities without risking deportation and potential prosecution, and they are isolated by language barriers, a lack of community, and a lack of familiarity with their surroundings.” We find similar patterns in many countries.

The scourge of trafficking in persons will continue to grow unless strong counter measures are taken. Basically, police and governments worldwide do not place a high priority on the fight against trafficking unless illegal migration becomes a media issue. Thus, real progress needs to be made through nongovernmental organizations (NGOs) such as the Association of World Citizens. There are four aspects to this anti-trafficking effort. The first is to help build political will by giving accurate information to political leaders and the press. The other three aspects depend on the efforts of the NGOs themselves. Such efforts call for increased cooperation among NGOs and capacity building.

The second aspect is research into the areas from which children and women are trafficked. These are usually the poorest parts of the country and among marginalized populations. Socio-economic and educational development projects must be directed to these areas so that there are realistic avenues for advancement.

The third aspect is the development of housing and of women’s shelters to ensure that persons who have been able to leave exploitive situations have temporary housing and other necessary services.

The fourth aspect is psychological healing. Very often women and children who have been trafficked into the sex trades have a disrupted or violent family and have a poor idea of their self-worth. This is also often true of refugees from armed conflict. Thus, it is important to create opportunities for individual and group healing, to give a spiritual dimension to the person through teaching meditation and yoga. There are needs for creating adult education facilities so that people may continue a broken education cycle.

There are NGOs who are already working along these lines. Their efforts need to be encouraged and expanded.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

AWC To OECD: Include Migrants, Refugees and Disabled in All Efforts Toward SDGs

In Human Development, NGOs, Social Rights, Solidarity, The Search for Peace, Track II, World Law on March 11, 2019 at 12:19 AM

By the AWC External Relations Desk

On March 7, AWC Officers Bernard J. Henry (External Relations) and Noura Addad (Legal) participated in the First Roundtable on Cities and Regions for the Sustainable Development Goals (SDGs) held at the headquarters of the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) in Paris.

AWC Officers Bernard J. Henry and Noura Addad (C) AWC

During Session III, “Everyone’s business – beyond governments: how do private sector and civil society contribute to a territorial approach to the SDGs?”, Bernard J. Henry had a chance to make a statement on behalf of the AWC, stressing our concerns for migrants and refugees and for disabled people and urging for full inclusion of both categories of people in any effort undertaken in furtherance of the SDGs.

Here is the full text of his address.

I am Bernard J. Henry, I am the External Relations Officer of the Association of World Citizens.
We are a Nongovernmental Organization in Consultative Status with the United Nations, thus a civil society organization.
We strive to promote the goals and principles of the United Nations, bring them to the citizen and create a sense of personal responsibility. That goes for everything, from the protection of universal human rights to the promotion of sustainable development for everyone.
While our principles of action are those of activists, our methods are those of consultants, or, in a way, explorers.
This is our first time at the OECD, and we thank you for inviting us.
We would like to follow up on a point that UNESCO and Ms. Thomas (Margo Thomas, Founder and CEO, Women’s Economic Imperative) raised, successively, for we would like to draw attention to the need to ensure that the SDGs in cities and regions mean inclusion for two categories of people in particular, two global categories, who often go neglected if not rejected as a whole:
First, migrants and refugees, second, disabled people.
Hatred of migrants and refugees, in other words racism and xenophobia, are always quick to show up. Hate speech, sometimes held by national government leaders themselves, hardly changes from one part of the world to another. My own grandparents were already hearing such words when they came to France, fleeing Italy, in the 1920s.
Conversely, not every country neglects or rejects disabled people – and I happen to be one of them – for the same reasons. Sometimes, it is just old-fashioned paternalism, and sometimes it comes down to plain hatred of anyone different.
Then, looking at it closer, you find one common root cause to both these types of rejection:
Migrants and refugees, disabled people, both categories are regarded as persons with problems, a burden to society. The solution is easy: Just start regarding them, regarding us all, as assets to society, as an energy that can be injected in every aspect of life, starting with sustainable development.
We will support all efforts undertaken by the OECD and our fellow stakeholders to ensure that the SDGs include, literally include, all categories of people and more specifically those to whom inclusion is the very first need in life.
Thank you.

(C) AWC

Greeted with applause, the External Relations Officer received many positive reactions from other participants after he finished speaking.

The OECD’s own response was equally enthusiastic. “We’re going to keep you involved”, assured Stefano Marta, Coordinator of the Territorial Approach to SDGs.

Since the early days of its existence, this association has taken an active part in the works of the United Nations (UN), not least at the Human Rights Commission, replaced in 2006 by the Human Rights Council.

The AWC now welcomes cooperation with the OECD too, looking forward to bringing an effective, steady contribution to designing, as the OECD motto goes, “Better policies for better lives”.

Migration in a Globalized World Economy

In Being a World Citizen, Current Events, Europe, Fighting Racism, Human Rights, Middle East & North Africa, Migration, NGOs, Refugees, Social Rights, Solidarity, The former Soviet Union, The Search for Peace, United Nations, World Law on December 21, 2018 at 12:12 AM

By René Wadlow

The present era of globalization of the economy is not new, but as a term and also as an organizing concept for policy making, it dates from 1991 and the formal end of the Soviet zone of influence which had some of the structures of an alternative trading system.

Earlier, dating from the 1970s the term used was “interdependence”. The emphasis was on economic relations but there was also some emphasis on cultural and political factors. In a July 1975 speech, United States Secretary of State Henry Kissinger who had an academic background and kept himself informed of theoretical trends said “All of us – allies and rivals, new nations and old nations, the rich and the poor – constitute one world community. The interdependence on our planet is becoming the central fact of our diplomacy… The reality is that the world economy is a single global system of trade and monetary relations on which hinges the development of all our economies. An economic system thrives if all who take part in it thrive.”

Interdependence was to help build a world society based on equality, justice, and mutual benefit. As Secretary Kissinger said the need was “to transform the concept of world community from a slogan into an attitude.”

Interdependence was to be articulated into policies leading to disarmament, peaceful change, improved welfare especially for the poorest and respect for human rights. However, in practice the continuing USA-USSR tensions, questions of access to oil especially in the Middle East and the difficulties of establishing rules and controls for the world trade system kept “interdependence” as a slogan and not as a framework for policies and decisions of major governments.

The term “globalization” has progressively replaced that of “interdependence” The concept of globalization continues the interdependence focus on global economic linkages but adds an emphasis on the organization of social life on a global scale and the growth of a global consciousness. Global consciousness is the essential starting point of world citizenship. Globalization is a socio-economic process in which the constraints of geography on social and cultural patterns recede and in which people become increasingly away that these geographic constraints are receding.

The rapid pace of globalization requires that research and practice keep up with the speed of changes in order to reduce unnecessary risks and to provide legitimacy and confidence in the world system. However, within the world society – as within national societies – there are many different interests. At the world level, there are not yet the web of consensus-building techniques found in public and private institutions at the national level.

There were recently two intergovernmental conferences being held at the same time which indicated the possibilities and the difficulties of reaching agreement among most of the States of th World: COP 24 held in Katowice, Poland devoted to issues of climate change and the conference on the Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration, held in Marrakech, Morocco.

The COP 24 had the advantage of building on the 2015 Paris Climate Accord and on the serious scientific research carried out by the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). The Katowice conference was to develop a common system of rules, reporting and measurement for the Paris Climate Accord. This “rule book” was largely accomplished. A sub-theme was to show that the international spirit which had led to the Paris Agreement was still alive and well despite criticism and a lack of visible progress.

The Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration is the first of its kind, although there are earlier agreements on the status of refugees. In many countries, there has been sharp debates on immigration policy – often with more heat than light. Some States have already indicated that they will not sign the Compact even though it has been repeatedly pointed out that the Compact is not a treaty and thus not legally binding. The Compact sets out aspirations and strengthens some of the processes already in practice. The representatives of some States which signed indicated that they will be “selective” in the processes which they will put into practice.

Blue: Will adopt the Compact, Red: Will not adopt the Compact, Yellow: Considering not adopting, Gray: Undetermined

There was an agreement to hold a review conference in 2022. There is a growing tendency in inter-governmental treaties to set a review conference every four or five years to analyze implementation and the changing political and economic situation.

The Association of World Citizens (AWC) has been stressing for some years the importance of migration issues. Migration is likely to increase as climate changes have their impact. Thus, the AWC calls upon Nongovernmental Organizations to focus cooperatively and strongly on migration and the standards of the Global Compact.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

We, Disabled People, the Global Uncontacted Tribe

In Being a World Citizen, Children's Rights, Conflict Resolution, Democracy, Disabled people, Human Development, Human Rights, Social Rights, Solidarity, United Nations on December 3, 2018 at 8:09 AM

By Bernard J. Henry

What is an “uncontacted tribe”? Come on, you’ve heard of them. These are native communities living in their traditional forest or island habitat, following their millennia-old, nature-based lifestyle and refusing contact with the outside world. Since Jair Bolsonaro, the far-right candidate for the presidency of Brazil, won the election on October 28, the future of Brazilian uncontacted tribes lies in the balance as Bolsonaro pledged during his campaign to have all these tribes wiped out.

One would assume that an uncontacted tribe is logically a people living in one single place, not a group scattered throughout the world, thus being more appropriately called an “uncontacted diaspora”, although the expression wouldn’t make much sense. If that’s what you think, then, think again.

This world of ours is indeed home to a global uncontacted tribe. The tribe has a name – disabled people. And I happen to be one of them. You may be glad that you’re not.

The Real Wretched of the Earth

If you have the firm belief that you could never live with a single one of your rights being violated or not properly implemented, then, indeed, be glad you’re not of our own. Disabled people, currently one billion people making up 15 per cent of the world’s population,are the largest minority in the world and, indignantly enough, the category of human beings whose rights are the most blatantly ignored and violated.

Poverty hits us hard, as, according to the World Health Organization (WHO), eighty per cent of persons with disabilities live in developing countries and studies by the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) show that disability rates are significantly higher among groups with lower educational attainment in OECD member states. Among the world’s poorest people, says the World Bank, 20 percent have some form of disability and their communities view them as the most disadvantaged.

Disability doesn’t even spare women and children. A 2004 survey in Orissa, India, found that virtually all the women and girls with disabilities were beaten at home, 25 per cent of women with intellectual disabilities had been raped and 6 per cent of women with disabilities had been forcibly sterilized. The United Nations Children’s Fund (UNICEF) reports that 30 per cent of street youths are in some way disabled. Mortality for disabled children may be as high as 80 per cent in countries where underage mortality has, overall, decreased below 20 per cent, says the United Kingdom’s Department for International Development, adding that, in some cases, it seems as if children are being “weeded out”. Due to malnutrition, diseases, child labor and other causes, disabled children in developing countries are projected to increase over the next thirty years.

When not faced with ignorance, as the OECD says an average 19 per cent of less educated people have disabilities, compared to 11 per cent among the better educated, we must cope with the consequences of armed conflict and violence. The WHO estimates that, for every child killed in warfare, three are injured and left with a permanent form of disability. In some countries, up to a quarter of disabilities result from injuries and violence.

While local uncontacted tribes strive to keep away from “civilization”, we, the global uncontacted tribe, try to fit in but get pushed back by everyone, everywhere. Being a global tribe, the issues we face can rightly be called global issues. But seldom are found global solutions, let alone sought to begin with.

A Global People with No Global Rights

It wasn’t until 2006 that a billion inhabitants of planet Earth saw their rights formally enshrined in a binding treaty – the Convention on the Rights of Persons with Disabilities, signed on March 30, 2007. The Convention came into force on May 3, 2008 and, to date, 177 countries are States Parties. A specifically-dedicated United Nations (UN) agency, UN Enable, is tasked to ensure that the Convention is respected and enforced throughout the world. And even obtaining that didn’t come easy.

In 2004, the U. S. Administration, then led by President George W. Bush and at odds with much of the world over the Iraq war, opposed the Convention with all its might and argued that national laws within individual countries would always be better than a world treaty. Save that only 45 countries have anti-discrimination and other disability-specific laws, whose background varies heavily from country to country and makes it impossible to have a common global pattern of law emerge from domestic legislation.

In the U. S., disabled people were part of the civil rights movement in the 1960s, which landed them laws granting formal rights binding on federal, state, and local government and courts. By contrast, in France, disabled people started to gain specific rights after World War I, when so many veterans returned from the battlefield with injuries for life, needing either specific welfare pensions or assistance in finding a job. In the latter case, French disabled people had to wait until 1975 for a broader law, which was itself succeeded only in 2005 by a more thorough law, in both instances thanks to the determination of one man – Jacques Chirac, who was Prime Minister in 1975 and President in 2005, and whose daughter Laurence, who died in 2016, was gravely disabled. France is a State Party to the Convention, while the U. S. is only a signatory.

The Convention does not allow UN Enable to recognize and register persons as disabled people in the absence of a national framework, in the style of UNHCR which registers refugees in those countries without a national asylum agency. A shameful instance of national sovereignty without the limitations that would guarantee the greater good for everyone. Making us, disabled people, even more of a global uncontacted tribe.

We Are World Citizens – Sometimes World Leaders, Too

Are we doomed to remain forever global outcasts, a global uncontacted tribe as no one wants to contact us, at least without being judgmental and paternalistic toward us? Can we ever fit into society? To borrow a quote from Mark Twain, some of us “did not know it was impossible, so they did it”. And their names may just astound you.

Stephen Hawking, the British theoretical physicist. John Nash, the American mathematician, whose life inspired the movie A Beautiful Mind. Vincent Van Gogh. Ludwig van Beethoven. Frida Kahlo. Tom Cruise. Robin Williams. Stevie Wonder. Ladyhawke, the New Zealand singer and musician who became world famous in 2008 with her worldwide hit Paris is Burning. To name but a few.

Others still made it to top government posts. Joaquin Balaguer, former President of the Dominican Republic. Wolfgang Schaüble, several times a Federal Minister and now Speaker of Germany’s Federal Assembly (Bundestag). Gordon Brown, former Prime Minister of the United Kingdom. In the United States, Robert Dole, a longtime Senator from Kansas and the Republican presidential candidate in 1996, as well as his recently-deceased fellow Senator and former Republican presidential nominee John McCain of Arizona – and, most importantly, two former Presidents, both Democrats, Woodrow Wilson and Franklin Delano Roosevelt, no less.

The latter won four presidential elections, got his country out of a major economic and social crisis, won World War II and created the United Nations – having done all that from a wheelchair. For an uncontacted tribe, we may not be deemed a completely useless portion of the world’s population.

Don’t Look at Our Name – Look at Our Selves

Even the name “disabled people”, coined by the non-disabled to refer to us, seems to have become more than this world can bear. Some are now using the name “differently abled”, at the very risk of stressing how different we are while we need to be recognized for our specificities but also for our similarities to the so-called “able” people. What’s in a name? Too much.

Disabled people need to be considered for what they are – people forced to live with a disability that requires special attention from society, while each of them retains his or her own self, skills and, unlike what our name suggests, abilities.

December 3 was proclaimed International Day of Disabled Persons in 1992, through UN General Assembly Resolution 47/3. Every year, the same question is asked of the people of the world: Why are you so afraid of the global uncontacted tribe? What makes you think they cannot be but a burden to society? Wouldn’t it be better for both you and them if you would only choose a more inclusive lifestyle that creates equal opportunities, regardless of (dis)ability?

And the world continues to wonder. It sees the global uncontacted tribe. It talks to us. But it uses a language we cannot understand, for its words cannot convey our own thoughts. And uncontacted we remain.

If you really want to contact us, just start by realizing that what you call “disability” originates in your own minds. We, the global uncontacted tribe, hold fortunes in knowledge and experience, different from yours. Please let us help you make this world a better place.

Bernard J. Henry is the External Relations Officer of the Association of World Citizens.

International Decade of Water for Sustainable Development 2018-2028

In Africa, Being a World Citizen, Current Events, Environmental protection, Human Development, Human Rights, Middle East & North Africa, Social Rights, Solidarity, The Search for Peace, United Nations, World Law on April 10, 2018 at 7:50 AM

By René Wadlow

On March 22, World Water Day, the United Nations (UN) General Assembly proclaimed “The International Decade for Action: Water for Sustainable Development 2018-2028. The Decade seeks to forge new partnerships and to strengthen capacity to manage fresh water supplies and sustainable use. Ecologically-sound water use is one of the UN’s Sustainable Development Goals, N°6 “Ensure the availability and sustainable management of water and sanitation for all.” The aim of the Water Decade is to raise the profile of water in the global agenda of governments and nongovernmental organizations.

There have already been two UN-sponsored Water Decades: 1981-1990, and a second decade called UN Water for Life Decade, 2005-2015. Water and sanitation have been set out as human rights and the UN Human Rights Council has a Special Rapporteur for the Human Right to Water and Sanitation, most recently Mr. Leo Heller. However, real difficulties remain. Some 660 million people still draw water from an unimproved source. Urbanization, population growth, desertification, drought and climate change all put pressure on water supply and use.

We will look briefly at an aspect of the world-wide water challenge: desertification and at some of the steps which the UN along with non-governmental organizations in consultative status with the UN are taking to meet this challenge creatively.

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UN efforts began in 1977 with the United Nations Conference on Desertification held in Nairobi. The desertification conference was convened by the UN General Assembly in the midst of a series of catastrophic droughts in the Sudan-Sahelian region of Africa. The conference was designed to be the centerpiece of a massive world-wide attack to arrest the spread of deserts or desert-like conditions not only in Africa south of the Sahara but wherever such conditions encroached on the livelihood of those who lived in the desert or in its destructive path. The history of the conference is vividly recalled by James Wallis in his book Land, Men and Sand (New York: Macmillan, 1980)

At the conference, there was a call for the mobilization of human and financial resources to hold and then push back the advancing desert. “Attack” may have been the wrong word and “mobilization” too military a metaphor for the very inadequate measures taken after the conference in the Sudan-Sahelian area. Today, there are still real possibilities of famine in West and East Africa on the edges of the desert. Niger and Mali and parts of Senegal and Chad in the Sahel belt are facing the consequences of serious drought as are parts of northern Kenya and Somalia.

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The most dramatic case is that of Darfur, Sudan which partakes of the Sahel drought but which also faces a war in which conflicts between pastoralists and settled agriculturalists have become politicized. It is estimated that over 300,000 people have been killed since the start of the war in late 2003. Some two and a half million people have been uprooted. The agricultural infrastructure of homes, barns and well have been deliberately destroyed. It will be difficult and costly to repair this destruction. The Darfur conflict highlights the need for a broader approach to the analysis and interpretation of active and potential armed conflicts in the Sahel region. This analysis needs to take into consideration the impact of environmental scarcity and climate variation in complex situations.

What are the causes of the desertification process? The destruction of land that was once productive does not stem from mysterious and remorseless forces of nature but from the action of humans. Desertification is a social phenomenon. Humans are both the despoiler and the victim of the process. Increasingly, populations are eking out a livelihood on a dwindling resource, hemmed in by encroaching plantations and sedentary agriculturalists, by towns and roads.

Desertification is a plague that upsets the traditional balance between people, their habitat, and the socio-economic system by which they live. Because desertification disturbs a region’s natural resource base, it promotes insecurity. Insecurity leads to strife. If allowed to degenerate, strife results in inter-clan feuding, cross-border raiding and military confrontation.

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Only with a lessening of insecurity can pastoralists and cultivators living in or near deserts turn their attention to adapting traditional systems of compromise between the two. There can be no reversion to purely traditional systems. For insecurity to abate, a lengthy process of conciliation must begin and forms of conflict resolution must be strengthened. People must be encouraged to understand that diversity is a crucial element of ecologically-sound development. Judicious resource management breeds security and an improved quality of life for everyone. We can see what efforts can be made to encourage reforestation and to slow the unwanted advances of deserts.

Desertification needs to be seen in a broad way. If we see desertification only as aridity, we may miss areas of impact such as in the humid tropics. We need to consider the special problems of water-logging, salinity and alkalinity of irrigation systems that destroy land each year. We need to identify major clusters of problems, bringing the best minds to bear on them so as to have a scientific and social base on which common political will can be found and from which action will follow.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Maître Najet Laabidi de nouveau visée par les autorités tunisiennes

In Being a World Citizen, Children's Rights, Current Events, Disabled people, Human Rights, International Justice, Middle East & North Africa, NGOs, Social Rights, Solidarity, United Nations, World Law on March 18, 2018 at 7:29 AM

Par Bernard Henry

Si l’on juge un pays sur la manière dont il traite les personnes handicapées, alors la Tunisie a besoin d’un bon avocat. Et si l’on juge un pays au respect que les pouvoirs publics accordent aux avocats, alors la terre du Jasmin semble en chute libre vers l’indéfendable.

Une fois de plus, l’avocate tunisienne Najet Laabidi, poursuivie depuis 2011 pour avoir voulu représenter ses clients comme il est naturel pour un avocat, est dans le collimateur. Et cette fois, l’injustice est plus criante encore, car les clients que l’on veut l’empêcher de représenter sont, comment le comprendre, des personnes handicapées.

Enfants autistes, elles les maltraitent

Dans un courrier du 8 mars à la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les Droits des Personnes handicapées, Catalina Devandas-Aguilar, le Comité de Soutien de l’Affaire des Enfants autistes violentés et de Défense des Droits des Enfants/Personnes Autistes/Handicapé(e)s sonne l’alarme sur les faits dont il tire son nom, des faits remontant à février dernier seulement et qui, dans une Tunisie qui ne cesse de s’éloigner des espoirs de la révolution qui ouvrit en 2011 le « printemps arabe », sonnent comme un implacable constat d’échec – et un déchirant appel au secours.

« Le 17 février 2018, » écrit le Comité, « une vidéo a été mise en ligne sur les réseaux sociaux présentant des actes de violence (de maltraitance) d’enfants autistes dans un centre privé de prise en charge et d’éducation spécialisée à Tunis. » Sur cet enregistrement, réalisé par un employé du centre, l’on voit trois enfants se faire agresser par deux éducatrices du même centre.

La politique prise en défaut …

Les réactions n’ont pas tardé. Le 19 février, le Chef du Gouvernement tunisien affirmait son indignation, ordonnant une prise en charge psychologique immédiate pour les enfants du centre. Les premières consultations débutèrent le 6 mars.

Du côté des autres ministres, les suites furent moins reluisantes. Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Ministère des Affaires Sociales et Ministère de l’Education se jetèrent la patate chaude, chacun niant que le centre relève de sa juridiction. Et pour cause. En Tunisie, les centres pour enfants ou personnes handicapées sont gérées par des associations, elles-mêmes affiliées au Ministère des Affaires Sociales. Au mieux. Car le centre ne possède qu’un simple statut d’école privée, avec agrément du Ministère de l’Education, et n’abrite aucun professionnel qualifié pour la prise en charge des enfants autistes ou des personnes handicapées.

Côté grand public enfin, ce n’est pas la publicité qui a manqué à la vidéo, pas plus que les débats, à la radio, à la télévision et ailleurs. Débats où les enfants autistes ne trouvent pas que des défenseurs. C’est ainsi qu’un intervenant est allé jusqu’à justifier les violences, qu’il qualifiait d’ «intervention thérapeutique scientifique reconnue dans le cas des enfants autistes» …

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Avec l’affaire relayée y compris dans les médias internationaux, le scandale a de loin dépassé les seules frontières de la Tunisie. (Capture d’écran)

Mais l’essentiel de la population a bel et bien pris parti pour les enfants victimes, les familles d’enfants autistes et personnes handicapées, les Défenseurs des Droits Humains, les juristes et les organisations de personnes handicapées ayant été au premier rang de l’indignation générale.

Créé dans la foulée, le Comité de Soutien de l’Affaire des Enfants autistes violentés et de Défense des Droits des Enfants/Personnes Autistes/Handicapé(e)s appela au rassemblement devant la Présidence du Gouvernement. Le 20 février, à l’issue de la manifestation, des représentants du comité rencontrèrent des officiels gouvernementaux, auxquels ils rappelèrent les annonces du Chef du Gouvernement. Leurs exigences étaient simples et claires – des solutions pour les enfants du centre qui avaient dû, suite au scandale, être ramenés dans leurs familles, et des mesures à moyen et long terme pour que jamais de tels faits ne se reproduisent.

Des politiques mis au pied du mur entendaient enfin une légitime colère.

… Et le droit en déshérence

Dans tout Etat se voulant un Etat de droit, qui dit violences avérées dit procédure pénale. Au moins sur ce point, la Tunisie ne déçoit pas. Enfin, pas tout de suite.

Devant les plaintes déposées contre le centre et sa directrice par les parents des jeunes victimes, pour les besoins de l’instruction, l’une des éducatrices est en détention mais l’autre, ainsi que la directrice, ont été relâchées sous contrôle judiciaire. Malgré la gravité des faits, le centre lui-même n’a pas été fermé.

Plus incompréhensible encore, plusieurs parents des pensionnaires du centre ont pris la défense de la directrice et affirmé son innocence. Incompréhensible, certes – si l’on oublie que ces mêmes parents bénéficient d’une prise en charge de leurs enfants entièrement gratuite, là où le centre facture 700 à 900 dinars tunisiens, soit 230 à 300 euros, chaque mois. Une directrice «chèrement» défendue donc.

Et dont les soutiens ne s’arrêtent pas à des parents-clients, puisque, le 5 mars, la Commission parlementaire de la Santé et des Affaires sociales la recevait en tant que représentante d’une association sur l’autisme et porte-parole … Des centres pour enfants autistes. Rencontre diffusée le soir même au JT. Une conception bien singulière de l’exemplarité.

Elle porte plainte au nom des témoins, les gendarmes portent plainte contre elle

A l’horreur de la situation et au mépris du droit qui l’entoure, il fallait bien que viennent s’ajouter des manœuvres d’intimidation envers une avocate défendant les Droits Humains. Et il fallait que cette avocate soit, une fois encore, Najet Laabidi.

«En France, on laisse au repos ceux qui allument les incendies et on persécute ceux qui sonnent le tocsin», notait Chamfort en son temps. Apparemment une malheureuse exportation française vers la Tunisie, puisque, le 7 mars, l’auteure de la vidéo montrant les deux éducatrices «à l’œuvre» contre les enfants autistes a été retenue sans justification, et en violation de la loi, au poste de Garde nationale, la gendarmerie tunisienne, pour un supplément d’enquête à son endroit. Et à ses côtés, également retenue sans ménagement, se trouvait son avocate, Maître Najet Laabidi.

A ce jour, les deux témoins sont harcelés, sans que la maréchaussée tunisienne s’en inquiète outre mesure. Quant à Najet Laabidi, qui a déposé plainte en leur nom pour ces abus et s’en est ouverte dans la presse, elle aussi fait l’objet d’une plainte, déposée contre elle par la Garde nationale de Ben Arous et qui lui a valu une convocation devant le Procureur général de la Cour d’appel.

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Pour qui en douterait, il en faudra pourtant bien plus pour faire baisser la garde à Najet Laabidi, qui réaffirme sans ambiguïté sa détermination dans ce qui est, pour elle, bien plus qu’un dossier d’avocat. «Pour moi, lutter pour les droits des enfants autistes, lutter pour un Etat de droit, un Etat de bonne gouvernance, c’est une obligation, un rêve, jamais je ne renoncerai. Même si l’on continue à m’intimider, par des poursuites judiciaires ou par d’autres moyens, je continuerai mon combat.»

Personnes handicapées et avocats, deux luttes du droit mondial

Jadis garde-frontière officieuse des Etats européens, en renversant son tyran et en déjouant ainsi tous les pronostics des « orientalistes » occidentaux, la Tunisie a acquis une aura toute nouvelle à travers le monde. Mais en s’inscrivant ainsi en faux contre deux luttes mondiales de Droits Humains, le pays risque de se voir bientôt décrire, une nouvelle fois, moins selon sa victoire contre l’arbitraire que selon son désolant retour vers la répression.

Car, oui, les droits des personnes handicapées sont une lutte mondiale de Droits Humains, l’ONU ne les ayant d’ailleurs jamais considérés autrement, là où le grand public les aurait vus bien plus comme une question relevant de la santé ou des affaires sociales. L’adoption en 2006 de la Convention internationale relative aux Droits des Personnes handicapées en est la meilleure preuve, ainsi que la création d’une agence spécialisée des Nations Unies consacrée au handicap, UN Enable.

Depuis bien plus longtemps encore, l’ONU consacre les droits des avocats, à travers les Principes de Base relatifs au Rôle du Barreau adoptés en 1990 et qui, pour n’être pas contraignants envers les Etats, n’en sont pas moins, à l’instar de tout le droit international, des dispositions dont aucune violation n’est sans conséquence, interne ou externe, sur le plan politique.

L’on voit donc mal comment et pourquoi une Tunisie passée contre toute attente à un despotisme clanique à un Etat bâti sur le souvenir des martyrs Mohamed Bouazizi, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi pourrait vouloir à présent devenir, aux yeux du monde, un Etat handiphobe et qui n’a – décidément – que mépris pour ses avocats.

C’est ce qui se passerait si les enfants du centre n’obtenaient pas justice, et si, plus encore, Najet Laabidi continuait à être harcelée, en lien avec cette affaire ou sur quelque autre sujet. Même en étant capables de s’attendre à tout, y compris à une bonne surprise, c’est en tout cas plus que les Citoyen(ne)s du Monde laisseront jamais passer.

Bernard Henry est Officier des Relations Extérieures de l’Association of World Citizens.

 

Human Rights: Government Failures, NGO Need to Organize!

In Being a World Citizen, Children's Rights, Democracy, Fighting Racism, Human Rights, Humanitarian Law, International Justice, NGOs, Religious Freedom, Social Rights, Solidarity, The Search for Peace, United Nations, War Crimes, Women's Rights, World Law on March 4, 2018 at 10:08 PM

By René Wadlow

In his final address to the Human Rights Council on February 26, 2018, United Nations (UN) High Commissioner for Human Rights Prince Zeid Ra’ad Al Hussein decried the “pernicious use of the veto” by permanent members of the UN Security Council – the USA, Russia, and China in particular – to block any unity of action to reduce the extreme suffering of innocent people in “the most prolific slaughterhouse of humans in recent times.”

However, it is not only the veto in the Security Council which prevents governments from acting. There is a widespread failure of governments to act. “Time and again, my office and I have brought to the attention of the international community violations of human rights which should have served as a trigger for preventive action. Time and again, there has been minimal action.”

He continued by mentioning States in which armed conflicts were the framework for constant human rights violations, including the fundamental right to life: Syria, Yemen, Myanmar, and the Democratic Republic of Congo.

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He highlighted the growing wave of narrow nationalism promoted by political parties and in some cases by the leaders of government. “Xenophobes and racists in Europe are casting off any sense of embarrassment – like Hungary’s Viktor Orban who earlier this month said ‘We do not want our color…to be mixed in with others’ “

He concluded with a warning and an encouragement to action. “It is accumulating unresolved human rights violations which will spark the conflicts that can break the world…For the worst offenders’ disregard and contempt for human rights will be the eventual undoing of all of us. This we cannot allow to happen.”

In the light of the use of the veto in the UN Security Council and the realpolitik considerations of States in general, it is the task of nongovernmental organizations (NGO) to promote the resolution of armed conflicts through negotiations in good faith and the respect of humanitarian international law while the armed conflicts go on. NGOs must work so that universal human rights are the basis of society at all times.

In order to carry out these crucial tasks, NGOs must become stronger, have greater access to the media, increase their networks to more countries, and develop greater cooperation among themselves. These challenges require a wise use of current resources and efforts to increase them. There is a need to increase cooperation with universities and other academic institutions for background information and analysis. Government representatives always look for factual errors in NGO presentations as a way to discredit the whole presentation. Dialogue with the representatives of governments must be continued and, if possible, made more regular. States will continue to be important agents in the world society, and we must try to be in contact even when government actions are unreasonable, even criminal.

Cooperation among NGOs will facilitate an outreach to more sectors of the world society. Often a specific NGO will reach a particular milieu – religious, geographic, professional, social class. By cooperation a wider audience can be reached, and techniques for positive action set out.

As the UN High Commissioner for Human Rights stressed armed violence, systematic repression, waves of hate and xenophobia are strong today, and there is a real danger that they will grow. To meet these negative challenges, we who uphold the unity of the human family must organize ever-more effectively.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

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