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Archive for the ‘Africa’ Category

L’ONU n’a plus le droit aux rendez-vous manqués en matière de racisme

In Africa, Anticolonialism, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Cultural Bridges, Current Events, Democracy, Europe, Fighting Racism, Human Rights, Middle East & North Africa, NGOs, Social Rights, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, War Crimes, Women's Rights, World Law on June 21, 2020 at 10:56 PM

Par Bernard J. Henry

 

Il fallait s’y attendre. Après la mort de l’Afro-Américain George Floyd à Minneapolis (Minnesota) le 25 mai, étouffé par le policier Derek Chauvin et ses collègues auxquels il criait du peu de voix qu’ils lui laissaient « I can’t breathe », « Je ne peux pas respirer », et avec la vague mondiale d’indignation que le drame a soulevée quant au racisme et aux violences policières, l’Afrique s’est élevée d’une seule voix à l’ONU.

Le 12 juin, les cinquante-quatre pays du Groupe africain de l’Assemblée générale des Nations Unies ont appelé le Conseil des Droits de l’Homme à un « débat urgent sur les violations actuelles des droits de l’homme d’inspiration raciale, le racisme systémique, la brutalité policière contre les personnes d’ascendance africaine et la violence contre les manifestations pacifiques ».

Avec les cinquante-quatre pays africains, c’étaient plus de six cents organisations non-gouvernementales, dont l’Association of World Citizens (AWC), qui appelaient le Conseil à se saisir de la question. Et le 15 juin, la demande a été acceptée sans qu’aucun des quarante-sept Etats qui composent le Conseil ne s’y soit opposé. Le débat demandé a donc eu lieu, sur fond de dénonciation d’un « racisme systémique » par Michelle Bachelet, Haute Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, mais aussi d’indignation des cadres onusiens originaires d’Afrique contre leur propre institution qu’ils jugent trop passive.

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Une fresque en hommage à George Floyd sur un mur de Chicago (Illinois).

Pour l’Organisation mondiale, il s’agit plus que jamais de n’entendre pas seulement la voix de ses Etats membres, mais aussi celle du peuple du monde qui s’exprime en bravant les frontières, parfois même ses dirigeants. La mort de George Floyd et l’affirmation, plus forte que jamais, que « Black Lives Matter », « Les vies noires comptent », imposent une responsabilité historique à l’ONU qui, en matière de racisme, n’a plus droit aux rendez-vous manqués, réels et présents dans son histoire.

Résolution 3379 : quand l’Assemblée générale s’est trompée de colère

Le 10 novembre 1975, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait sa Résolution 3379 portant « Élimination de toutes les formes de discrimination raciale ». Malgré ce titre prometteur, le vote de l’Assemblée générale cristallisait en fait les frustrations des Etats Membres quant à deux situations de conflit, jugées les plus graves au monde depuis la fin de la guerre du Vietnam en avril – l’Afrique australe et le Proche-Orient.

A côté de l’Afrique du Sud ou règne l’apartheid, la ségrégation raciale érigée en système par la minorité blanche aux dépens de la population noire autochtone, se tient l’ancêtre de l’actuel Zimbabwe, la Rhodésie, Etat proclamé en 1970 sur une colonie britannique mais non reconnu par la communauté internationale. La Rhodésie n’est pas un Etat d’apartheid proprement dit, mais sa minorité blanche tient la majorité noire sous la chappe brutale d’un paternalisme colonialiste. Deux organisations indépendantistes, la ZANU et la ZAPU, s’y affrontent dans une violente guerre civile et le gouvernement principalement blanc de Ian Smith n’y veut rien entendre.

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Dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, même sans le dire, une plage réservée aux Blancs était interdite aux Noirs au même titre qu’elle l’était aux chiens.

Au Proche-Orient, la création en 1948 de l’Etat d’Israël s’est faite sans celle d’un Etat palestinien que prévoyait pourtant le plan original de l’ONU. En 1967, lors de la Guerre des Six Jours qui l’oppose aux armées de plusieurs pays arabes, l’Etat hébreu étend son occupation sur plus de territoires que jamais auparavant, prenant le Sinaï à l’Egypte – qui lui sera rendu en 1982 – et le Golan à la Syrie, la Cisjordanie et Jérusalem-Est échappant quant à elles à la Jordanie. Aux yeux du monde, l’idéal sioniste des fondateurs d’Israël signifie désormais principalement l’oppression de la Palestine.

Et les deux Etats parias de leurs régions respectives avaient fini par s’entendre, causant la fureur tant de l’URSS et de ses alliés à travers le monde que du Mouvement des Non-Alignés au sud. Le 14 décembre 1973, dans sa Résolution 3151 G (XXVIII), l’Assemblée générale avait déjà « condamné en particulier l’alliance impie entre le racisme sud africain et le sionisme ». C’est ainsi que deux ans plus tard, la Résolution 3379 enfonçait le clou contre le seul Israël en se concluant sur ces termes : « [L’Assemblée générale] [c]onsidère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ».

Impossible de ne pas condamner l’occupation israélienne en Palestine, tant elle paraissait incompatible avec le droit international qui, en 1948, avait précisément permis la création de l’Etat d’Israël. Pour autant, assimiler le sionisme au racisme présentait un double écueil. D’abord, s’il se trouvait un jour une possibilité quelconque d’amener Israéliens et Palestiniens au dialogue, comment Israël allait-il jamais accepter de venir à la table des négociations avec un tel anathème international sur son nom ? C’est ce qui amena, après la Première Guerre du Golfe, l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la Résolution 46/86 du 16 décembre 1991 par laquelle la Résolution 3379, et avec elle l’assimilation du sionisme au racisme, étaient tout simplement abrogées, ce qui était l’une des conditions d’Israël pour sa participation à la Conférence de Madrid en octobre. Ensuite, plus durablement cette fois, présenter l’affirmation d’un peuple de son droit à fonder son propre Etat comme étant du racisme ne pouvait qu’alimenter le refus, ailleurs à travers le monde, du droit à l’autodétermination déjà mis à mal dans les années 1960 au Katanga et au Biafra, avec à la clé, l’idée que toute autodétermination allait entraîner l’oppression du voisin.

« Les racistes sont des gens qui se trompent de colère », disait Léopold Sédar Senghor. Il n’en fut pire illustration que la Résolution 3379, inefficace contre le racisme et n’ayant servi qu’à permettre à Israël de se poser en victime là où son occupation des Territoires palestiniens n’avait, et n’a jamais eu, rien de défendable.

Un échec complet donc pour l’ONU, mais qui fut réparé lorsque commença le tout premier processus de paix au Proche-Orient qui entraîna, en 1993, les Accords d’Oslo et, l’année suivante, le traité de paix entre Israël et la Jordanie. C’était toutefois moins une guérison qu’une simple rémission. 

Durban 2001 : l’antiracisme otage de l’antisémitisme

Le 2 septembre 2001 s’est ouverte à Durban, en Afrique du Sud, la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance, conférence organisée par les Nations Unies. Sans même évoquer la Résolution 3379 en soi, depuis son abrogation en 1991, le monde avait changé. La Guerre Froide était terminée, l’URSS avait disparu, l’apartheid avait pris fin dans une Afrique du Sud rebâtie en démocratie multiraciale par Nelson Mandela auquel succédait désormais son ancien Vice-président Thabo Mbeki.

Au Proche-Orient, Yitzhak Rabin avait été assassiné en 1995, et avec lui étaient morts les Accords d’Oslo réfutés par son opposition de droite, cette même opposition qui dirigeait désormais Israël en la personne d’Ariel Sharon, ancien général, chef de file des faucons et dont le nom restait associé aux massacres de Sabra et Chatila en septembre 1982 au Liban. Aux Etats-Unis, le libéralisme international des années Clinton avait fait place aux néoconservateurs de l’Administration George W. Bush, hostiles à l’ONU là où leurs devanciers démocrates avaient su s’accommoder du Secrétaire général Kofi Annan. Le monde avait changé, mais c’était parfois seulement pour remplacer certains dangers par d’autres. Et le passé n’allait pas tarder à se rappeler au bon souvenir, trop bon pour certains, des participants.

La Haute Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Mary Robinson, n’était pas parvenue à mener des travaux préparatoires constructifs, et dès le début des discussions, le résultat s’en est fait sentir. Devant la répression israélienne de la Seconde Intifada à partir de fin septembre 2000, l’Etat hébreu déclenche une fois de plus la colère à travers le monde. Un nombre non négligeable d’Etats rêvent de déterrer la Résolution 3379, mais cette fois, sans plus de racisme sud-africain auquel accoler le sionisme, Israël va voir cette colère dégénérer en récusation non plus du sionisme mais, tout simplement, du peuple juif où qu’il vive dans le monde.

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A gauche, Ariel Sharon, alors officier supérieur de Tsahal, en 1967. Plus tard Ministre de la Défense puis Premier Ministre, son nom sera associé à de graves crimes contre les Palestiniens commis par Israël.

S’y attendant, l’Administration Bush a lancé des mises en garde avant le début de la conférence. En ouverture, Kofi Annan annonce la couleur – il ne sera pas question de sionisme, pas de redite de 1975. Rien n’y fait. Toute la journée, des Juifs présents à la conférence sont insultés et menacés de violences. Le Protocole des Sages de Sion, faux document né dans la Russie tsariste au début du vingtième siècle pour inspirer la haine des Juifs, est vendu en marge. Et, comble pour une conférence des Nations Unies, même si elles n’y sont bien entendu pour rien, il est distribué aux participants des tracts à l’effigie, et à la gloire, d’Adolf Hitler.

Il n’en faut pas plus pour qu’Etats-Unis et Israël plient bagages dès le lendemain. Si la France et l’Union européenne restent, ce n’est cependant pas sans un avertissement clair – toute poursuite de la stigmatisation antisémite verra également leur départ.

C’est à la peine qu’est adopté un document final, dont ce n’est qu’en un lointain 58ème point qu’il est rappelé que « l’Holocauste ne doit jamais être oublié ». Dans le même temps, un Forum des ONG concomitant adopte une déclaration si violente contre Israël que même des organisations majeures de Droits Humains telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch et la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme s’en désolidarisent. Le Français Rony Brauman, ancien Président de Médecins Sans Frontières, ardent défenseur de la cause palestinienne, n’avait pu lui aussi que déplorer l’échec consommé de la conférence, prise en otage par des gens qui prétendaient combattre le racisme, y compris, naturellement, le colonialisme israélien, mais n’avaient en réalité pour but que de répandre le poison de l’antisémitisme.

Pour la dignité de chaque être humain

Le racisme est un phénomène universel, qui n’épargne aucun continent, aucune culture, aucune communauté religieuse. De la part de l’ONU, c’est en tant que tel que le peuple du monde s’attend à le voir combattu. Par deux fois, les Etats membres de l’Organisation mondiale l’ont détournée de sa fonction pour plaquer le racisme sur ce qui était, et qui demeure, une atteinte à la paix et la sécurité internationales, nommément l’occupation israélienne en Palestine où, indéniablement, le racisme joue aussi un rôle, mais qui ne peut se résumer à la seule question de la haine raciale comme c’était le cas de l’apartheid en Afrique du Sud ou comme c’est aujourd’hui celui du scandale George Floyd.

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Ici à New York en 2014, le slogan “Black Lives Matter”, qui exprime désormais le droit de tout être humain opprimé en raison de son origine au respect et à la justice.

S’il ne peut ni ne doit exister d’indulgence envers quelque Etat que ce soit, en ce compris l’Etat d’Israël, le racisme sous toutes ses formes, surtout lorsqu’il provient d’agents de l’Etat tels que les policiers, ne peut être circonscrit à la condamnation d’une seule situation dans le monde, aussi grave soit-elle, encore moins donner lieu à l’antisémitisme qui est lui aussi une forme de racisme et l’on ne peut en tout bon sens louer ce que l’on condamne !

Par bonheur, le Groupe africain a su éviter tous les écueils du passé, ayant lancé un appel au débat qui fut accepté sans mal par le Conseil des Droits de l’Homme. Les appels de la Haute Commissaire aux Droits de l’Homme et des hauts fonctionnaires d’origine africaine viennent amplifier un appel que l’ONU doit entendre. Le monde s’est réveillé, il faut en finir avec le racisme, et sur son aptitude à agir, à accueillir les critiques, l’ONU joue sa crédibilité dans cette lutte pour la dignité de chaque être humain qui est le premier des droits.

Bernard J. Henry est Officier des Relations Extérieures de l’Association of World Citizens.

World Refugee Day

In Africa, Being a World Citizen, Current Events, Europe, Fighting Racism, Human Rights, Humanitarian Law, Middle East & North Africa, Migration, NGOs, Refugees, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on June 20, 2020 at 4:01 PM

By René Wadlow

 

June 20 is the United Nations (UN)-designated World Refugee Day marking the signing in 1951 of the Convention on Refugees. The condition of refugees and migrants has become a “hot” political issue in many countries, and the policies of many governments have been very inadequate to meet the challenges. The UN-led World Humanitarian Summit held in Istanbul, Turkey on May, 23-24, 2016 called for efforts to prevent and resolve conflicts by “courageous leadership, acting early, investing in stability, and ensuring broad participation by affected people and other stakeholders.”

If there were more courageous political leadership, we might not have the scope and intensity of the problems that we now face. Care for refugees is the area in which there is the closest cooperation between nongovernmental organizations (NGOs) and the UN system. As one historian of the work of the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) has written “No element has been more vital to the successful conduct of the programs of the UNHCR than the close partnership between UNHCR and the non-governmental organizations.”

The 1956 flow of refugees from Hungary was the first emergency operation of the UNHCR. The UNHCR turned to the International Committee of the Red Cross and the League of Red Cross Societies which had experience and the finances to deal with such a large and unexpected refugee departures and re-settlements. Since 1956, the UNHCR has increased the number of NGOs, both international and national, with which it works given the growing needs of refugees and the increasing work with internally displaced persons who were not originally part of the UNHCR mandate.

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Hungarian refugees outside a building at Charleston Air Force Base in 1956.

Along with emergency responses − tents, water, medical facilities − there are longer-range refugee needs, especially facilitating integration into host societies. It is the integration of refugees and migrants which has become a contentious political issue. Less attention has been given to the concept of “investing in stability”. One example:

The European Union (EU), despite having pursued in words the design of a Euro-Mediterranean Community, in fact did not create the conditions to approach its achievement. The Euro-Mediterranean partnership, launched in 1995 in order to create a free trade zone and promote cooperation in various fields, has failed in its purpose. The EU did not promote a plan for the development of the countries of North Africa and the Middle East and did nothing to support the democratic currents of the Arab Spring. Today, the immigration crisis from the Middle East and North Africa has been dealt with almost exclusively as a security problem.

The difficulties encountered in the reception of refugees do not lie primarily in the number of refugees but in the speed with which they have arrived in Western Europe. These difficulties are the result of the lack of serious reception planning and weak migration policies. The war in Syria has gone on for five years. Turkey, Lebanon, and Jordan, not countries known for their planning skills, have given shelter to nearly four million persons, mostly from the Syrian armed conflicts. That refugees would want to move further is hardly a surprise. That the refugees from war would be joined by “economic” and “climate” refugees is also not a surprise. The lack of adequate planning has led to short-term “conflict management” approaches. Fortunately, NGOs and often spontaneous help have facilitated integration, but the number of refugees and the lack of planning also impacts NGOs.

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Women and children among Syrian refugees striking at the platform of Budapest Keleti railway station in 2015.

Thus, there is a need on the part of both governments and NGOs to look at short-term emergency humanitarian measures and at longer-range migration patterns, especially at potential climate modification impact. World Refugee Day can be a time to consider how best to create a humanist, cosmopolitan society.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Sudan’s Recovery Crippled by U.S. Sanctions Policy

In Africa, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Human Rights, Middle East & North Africa, NGOs, Solidarity, Sudan, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on June 15, 2020 at 8:54 PM

By René Wadlow

 

Economic recovery from decades of stagnation and misuse of resources during the 30-year dictatorship of Omar al-Bashir is critical for Sudan’s civilian-led transitional government.

Since August 2019, Sudan has been led by a Council made up of six civilians and five members of the military with a cabinet of liberal civilian administrators headed by Prime Minister Abdallah Hamdok, a former economist with the United Nations (UN). Elections are scheduled for next year, time for civil society to organize.

Sudan

However, chronic economic problems could lead elements in the armed forces to assert further their influence even without trying to take power. Sudan faces deep economic challenges. There is a backlog of domestic needs. The consequences of the creation of a separate State of South Sudan are still not resolved. The armed conflicts in the Darfur provinces, while not as active as earlier, still exist. Real economic development in Darfur is stopped.

The Association of World Citizens (AWC) was the first nongovernmental organization to raise the Darfur conflicts in the UN Commission on Human Rights in early 2004. Since then, our Association has striven to have negotiations in good faith to resolve the issues. However, the original opposition alliances have broken down into smaller, tribal-based groups and no real negotiations have been able to be held.

A strong obstacle to Sudan’s economic development is the continued United States (U. S.) economic sanctions which impact trade and investment. The U. S. sanctions policy prevents loans from international institutions such as the World Bank. The U. S. still lists Sudan as a “State sponsor of terrorism”. Sudan in an earlier period did house violent Islamist movements which carried out attacks in other countries such as the attack on the U. S. Embassy in Kenya. However, the violent Islamist groups were not “sponsored” by the government of Sudan.

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Prime Minister Abdallah Hamdok of Sudan

Prime Minister Abdallah Hamdok in his address to the UN General Assembly said that these U. S. sanctions “have played havoc on our people causing them untold misery of all types and forms. We, in the transitional government call on the United States of America to take Sudan off the list of State Sponsors of Terrorism.”

Such a realistic request is a necessary first step toward the creation of a stable Sudan which should be able to play a positive role in an unstable part of the world. The AWC will continue its efforts for a Sudan in which all can play a positive role.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Plus que jamais, créer un Etat en paix pour tous en Libye

In Africa, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Democracy, Human Rights, Humanitarian Law, Libya, Middle East & North Africa, Modern slavery, NGOs, Refugees, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, War Crimes, World Law on June 11, 2020 at 8:10 AM

Par Bernard J. Henry

 

Dans la Libye où rien ne semble pouvoir éteindre les braises de la guerre civile, l’appel à un cessez-le-feu et à la poursuite des négociations lancé le 6 juin par le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en présence du Général Khalifa Haftar a vécu.

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Le Général Khalifa Haftar

Le 4, les troupes du Gouvernement d’accord national (GAN) du Premier Ministre Fayez al-Sarraj, reconnu par l’ONU, reprenaient la ville. Une défaite majeure pour Haftar, longtemps vu comme l’homme fort du pays mais dont les revirements sur les accords conclus et le refus d’en adopter de nouveaux ont mené à sa remise en question, y compris par l’Egypte et la Russie qui lui préféreraient, pour représenter la Cyrénaïque qui recouvre le tiers oriental de la Libye, Aguila Saleh, le Président du Parlement hostile au GAN.

Le 9, les chefs de la diplomatie français, italien et allemand, accompagnés du Haut Représentant de l’Union européenne, appelaient ensemble à reprendre les pourparlers et la recherche d’un cessez-le-feu, prenant en compte les discussions du Caire et demandant dans un communiqué conjoint «instamment, toutes les parties libyennes et internationales à faire cesser de manière effective et immédiate toutes les opérations militaires et à s’engager de façon constructive dans les négociations en format 5+5, sur la base du projet d’accord du 23 février».

Néanmoins, la course à l’influence menée par les diplomaties russe et turque menace d’emblée toute recherche de la paix sur ce seul fondement. Comment, dès lors, envisager une paix prochaine et durable dans la Libye qui, depuis 2011 et la fin du régime Kadhafi, n’a plus d’État que le nom ?

Un Etat qui n’a jamais su s’inventer

Avec le retournement de la situation militaire, les espoirs sont ouverts pour des négociations plus fructueuses et, plus encore, afin d’envisager des formes nouvelles et stables de gouvernement.

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Le Premier Ministre Fayez al-Sarraj

De longue date, l’Association of World Citizens (AWC) appelle à la création en Libye de structures gouvernementales nouvelles qui prennent en compte la nature géographique du pays, particulièrement en ce qui concerne la nature tribale de la population.

Après la fin de la colonisation italienne en 1952, la Libye fortement marquée par les combats de la Seconde Guerre Mondiale n’a jamais su se trouver en tant qu’entité étatique, ni la monarchie du roi Idriss Ier, ni la République arabe libyenne proclamée en 1969 par Mouammar Kadhafi et encore moins la Jamahiriya, néologisme signifiant «l’État des masses» et désignant une forme d’Etat minimaliste mise en place en 1977 n’étant parvenues à cimenter le pays.

Depuis la fin du régime Kadhafi en 2011, deux provinces de Libye démontrent cet échec par deux exemples extrêmes.

Un conte de deux Libye – sans grandes espérances

A la frontière sud derrière le Sahara, le Fezzan et ses oasis abritent plus de deux cent mille personnes. La terre de l’ordre soufiste du roi Idriss n’inquiétait guère Tripoli du temps de Kadhafi, qui n’y voyait guère un foyer de contestation. Mais après 2011, le Fezzan s’est trouvé livré au trafic de drogue, d’armes et même d’êtres humains. Il a fallu que ce soit l’ancienne puissance coloniale, l’Italie, qui attire l’attention sur l’anarchie gangrénant le Fezzan – et pour cause, nombre de migrants africains qui gagnent le pays passaient par cet enfer.

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Ibrahim Jadran

A l’est, le Cyrénaïque adossé à l’Egypte a vu se développer dans l’ère post-Kadhafi le règne d’un chef de milice, Ibrahim Jadran. Emprisonné en 2005 avec ses quatre frères pour avoir tenté de fomenter une rébellion armée contre le «guide de la révolution» Kadhafi, il sort avec eux de prison à la faveur de la révolution de 2011. Accédant l’année suivante à la hiérarchie des Gardes de Défense du Pétrole protégeant les infrastructures pétrolières du pays, il se prononce pour un fédéralisme aussi décentralisateur que possible en Libye. L’année suivante, il instaure le Bureau politique de Cyrénaïque et proclame l’autonomie de la province, défiant Tripoli et tentant sans succès de vendre à son seul profit du pétrole à l’étranger. En juin 2018, il fuit la débâcle de sa Force d’autodéfense de la Cyrénaïque, un temps forte de 17 500 hommes devant les troupes de Haftar. Le 12 septembre, le Conseil de Sécurité de l’ONU adopte des sanctions individuelles contre Jadran pour ses attaques armées contre les forces du général.

Si les deux provinces offrent ce que Charles Dickens, auteur d’Un conte de deux cités, aurait pu appeler un «conte de deux Libye», il n’existe dans l’une et l’autre aucune place pour Les grandes espérances, autre roman de Dickens, tant le chaos qui mène au banditisme généralisé et l’aventure personnelle d’un seigneur de la guerre se voulant magnat du pétrole sont deux exemples de ce que l’avenir de la Libye ne doit pas être.

La Libye comme l’Europe, «Unie dans la diversité»

L’histoire l’a quelque peu oublié, mais l’Etat libyen de 1952 se nommait le Royaume-Uni de Libye, à l’image de la Grande-Bretagne. Pour autant, tenter d’unir autour d’une figure monarchique un pays aux identités locales, voire «micro-locales» selon l’expression du chercheur français Patrick Haimzadeh, à ce point enracinées et prononcées relevait de l’utopie, sans une forme de gouvernement à l’image, par exemple, du Royaume-Uni contemporain avec un Parlement en Ecosse, une Assemblée du Pays de Galles et une autre en Irlande du Nord en plus du Gouvernement britannique à Londres.

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L’histoire n’était pas prête, sans doute. Elle ne le sera pas davantage si, au cas où le Brexit tournerait mal, les nations composant le Royaume-Uni venaient à se découvrir plus diverses qu’elles ne sont unies et l’une ou plusieurs d’entre elles plébiscitaient leur indépendance.

Aujourd’hui, le seul salut de la Libye réside dans une structure gouvernementale faisant d’elle un pays qui soit à l’image de la devise de l’Union européenne, «Unie dans la diversité». Désunis, les Britanniques ne se tueraient pas. Les Libyens, oui, depuis près de dix ans. Ce qui leur manque, ce n’est pas un homme pour les diriger. C’est de pouvoir se diriger eux-mêmes, être eux-mêmes et apprendre à se ressembler dans la différence.

Bernard J. Henry est Officier des Relations Extérieures de l’Association of World Citizens.

Maurice Béjart: Starting Off the Year with a Dance

In Africa, Arts, Being a World Citizen, Cultural Bridges on January 3, 2020 at 6:16 PM

By René Wadlow

January 1 is the birth anniversary of Maurice Béjart, an innovative master of modern dance. In a world where there is both appreciation and fear of the mixing of cultural traditions, Maurice Béjart was always a champion of blending cultural influences. He was a world citizen and an inspiration to all who work for a universal culture. His death on November 22, 2007 was a loss, but he serves as a forerunner of what needs to be done so that beauty will overcome the walls of separation. One of the Béjart’s most impressive dance sequences was Jérusalem, Cité de la Paix in which he stressed the need for reconciliation and mutual cultural enrichment.

Béjart followed in the spirit of his father, Gaston Berger (1896-1960), philosopher, administrator of university education, and one of the first to start multi-disciplinary studies of the future. Gaston Berger was born in Saint-Louis de Sénégal, with a French mother and a Senegalese father. Sénégal, and especially Leopold Sedar Senghor, pointed with pride to Gaston Berger as a “native son” — and the second university after Dakar was built in Saint-Louis and carries the name of Gaston Berger. Berger became a professor of philosophy at the University of Aix-Marseille and was interested in seeking the basic structures of mystical thought, with study on the thought of Henri Bergson and Pierre Teilhard de Chardin, both of whom were concerned with the basic energies which drive humanity forward. Berger was also interested in the role of memory as that which holds the group together writing that it is memory which allows us “to be able to hope together, to fear together, to love together, and to work together.”

Maurice Béjart

In 1953, Gaston Berger was named director general of higher education in France with the task of renewal of the university system after the Second World War years. Thus, when Maurice-Jean Berger, born in 1927, was to start his own path, the name Berger was already well known in intellectual and administrative circle. Maurice changed his name to Béjart which sounds somewhat similar but is the name of the wife of Molière. Molière remains the symbol of the combination of theater-dance-music.

Maurice Béjart was trained at the Opéra de Paris and then with the well-known choreographer Roland Petit. Béjart’s talent was primarily as a choreographer, a creator of new forms blending dance-music-action. He was willing to take well-known music such as the Bolero of Maurice Ravel or The Rite of Spring and The Firebird of Stravinsky and develop new dance forms for them. However, he was also interested in working with composers of experimental music such as Pierre Schaeffer.

G. I. Gurdjieff

Béjart also continued his father’s interest in mystical thought, less to find the basic structures of mystic thought like his father but rather as an inspiration. He developed a particular interest in the Sufi traditions of Persia and Central Asia. The Sufis have often combined thought-music-motion as a way to higher enlightenment. The teaching and movements of G. I. Gurdjieff are largely based on Central Asian Sufi techniques even if Gurdjieff did not stress their Islamic character. Although Gurdjieff died in October 1948, he was known as an inspiration for combining mystical thought, music and motion in the artistic milieu of Béjart. The French composer of modern experimental music, Pierre Schaeffer with whom Béjart worked closely was a follower of Gurdjieff. Schaeffer also worked closely with Pierre Henry for Symphonie pour un homme seul and La Messe pour le Temps Présent for which Béjart programmed the dance. Pierre Henry was interested in the Tibetan school of Buddhism, so much of Béjart’s milieu had spiritual interests turned toward Asia.

It was Béjart’s experience in Persia where he was called by the Shah of Iran to create dances for the Persepolis celebration in 1971 that really opened the door to Sufi thought — a path he continued to follow. A Sufi theme is “opening the heart to the light of love.” Sufi movements, which Béjart adopted, is to develop movements in time with the beating of the heart.

Béjart also followed his father’s interest in education and created dance schools both in Bruxelles and later Lausanne. While there is not a “Béjart style” that others follow closely, he stressed an openness to the cultures of the world and felt that dance could be an enrichment for all social classes. He often attracted large audiences to his dance performances, and people from different milieu were moved by his dances.

Béjart represents a conscious effort to break down walls between artistic forms by combining music, dance, and emotion and the walls between cultures. An inspiration for world citizens to follow.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Migration and Awareness of Trafficking in Persons

In Africa, Asia, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Environmental protection, Europe, Fighting Racism, Human Rights, Middle East & North Africa, Migration, NGOs, Refugees, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on October 28, 2019 at 12:40 PM

By René Wadlow

On October 23, 2019, 39 people, 8 women and 31 men, were found dead in a refrigerated trailer truck coming from Belgium in the last leg of its journey. The truck was at a parking lot in Essex, near London, England. The identity of the persons is still in the process of being investigated. They may be Vietnamese having traveled through China, or Chinese. The victims draw sad attention to the process of trafficking in persons.

The United Nations (UN) Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration has drawn attention to the positive aspects of migration. However, there are also negative aspects so that we are also concerned with migration that is not safe such as trafficking in persons. A UN report presented to the Commission on the Status of Women highlighted that human trafficking is one of the fastest growing criminal industries and one of the biggest human rights crises today. The vast majority of victims trafficked are for sexual exploitation, while others are exploited for forced labor and forced marriage.

One aspect of migration issues is the issue of the trans-frontier trafficking in persons. Awareness has been growing, but effective remedies are slow and uncoordinated. Effective remedies are often not accessible to victims of trafficking owing to gaps between setting international standards, enacting national laws and then implementation in a humane way.

The international standards have been set out in the United Nations Convention against Transnational Organized Crime and its Protocol to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children. The Convention and the Protocol standards are strengthened by the International Convention on the Protection of the Rights of All Migrant Workers and Members of their Families. The worldwide standards have been reaffirmed by regional legal frameworks such as the Council of Europe Convention on Action against Trafficking in Human Beings.

Despite clear international and regional standards, there is poor implementation, limited government resources and infrastructure dedicated to the issue, a tendency to criminalize victims and restrictive immigration policies in many countries.

Trafficking in persons is often linked to networks trafficking in drugs and arms. Some gangs are involved in all three; in other cases agreements are made to specialize and not expand into the specialty of other criminal networks.

Basically, there are three sources of trafficking in persons. The first are refugees from armed conflicts. Refugees are covered by the Refugee Conventions supervised by the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR) in the country of first asylum. Thus, Syrian refugees are protected and helped by the UNHCR in Lebanon, but not if they leave Lebanon. As 25% of the population of Lebanon are now refugees from the conflicts in Syria, the Lebanese government is increasingly placing restrictions on Syrian’s possibility to work in Lebanon, to receive schooling, medical services, proper housing etc. As a result, many Syrians try to leave Lebanon or Turkey to find a better life in Western Europe. Refugees from Iraq, Afghanistan, Sudan follow the same pattern.

The second category are people leaving their country for economic reasons − sometimes called “economic refugees.” Migration for better jobs and a higher standard of living has a long history. Poverty, ethnic and racial discrimination, and gender-based discrimination are all factors in people seeking to change countries. With ever-tighter immigration policies in many countries and with a popular “backlash” against migrants in some countries, would-be migrants turn to “passers” − individuals or groups that try to take migrants into a country, avoiding legal controls.

A third category − or a subcategory of economic migration − is the sex trade, usually of women but also children. As a Human Rights Watch study of the Japanese “sex-entertainment” businesses notes “There are an estimated 150,000 non-Japanese women employed in the Japanese sex industry, primarily from other Asian countries such as Thailand and the Philippines. These women are typically employed in the lower rungs of the industry either in ‘dating’ snack bars or in low-end brothels, in which customers pay for short periods of eight or fifteen minutes. Abuses are common as job brokers and employers take advantage of foreign women’s vulnerability as undocumented migrants: they cannot seek recourse from the police or other law enforcement authorities without risking deportation and potential prosecution, and they are isolated by language barriers, a lack of community, and a lack of familiarity with their surroundings.” We find similar patterns in many countries.

The scourge of trafficking in persons will continue to grow unless strong counter measures are taken. Basically, police and governments worldwide do not place a high priority on the fight against trafficking unless illegal migration becomes a media issue. Therefore, real progress needs to be made through nongovernmental organizations (NGOs), such as the Association of World Citizens, which has raised the issue in the UN Human Rights bodies in Geneva. There are four aspects to this anti-trafficking effort. The first is to help build political will by giving accurate information to political leaders and the press. The other three aspects depend on the efforts of the NGOs themselves. Such efforts call for increased cooperation among NGOs and capacity building.

The second aspect is research into the areas from which children and women are trafficked. These are usually the poorest parts of the country and among marginalized populations. Socioeconomic and educational development projects must be directed to these areas so that there are realistic avenues for advancement.

The third aspect is the development of housing and of women’s shelters to ensure that persons who have been able to leave exploitive situations have temporary housing and other necessary services.

The fourth aspect is psychological healing. Very often women and children who have been trafficked into the sex trades have a disrupted or violent family and have a poor idea of their self-worth. This is also often true of refugees from armed conflict. Thus, it is important to create opportunities for individual and group healing, to give a spiritual dimension to the person through teaching meditation and yoga. There are needs for creating adult education facilities so that people may continue a broken education cycle.

There are NGOs who are already working along these lines. Their efforts need to be encouraged and expanded.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

International Humanitarian Law, Constant Challenges, NGO Responses

In Africa, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Human Development, Human Rights, Humanitarian Law, International Justice, Middle East & North Africa, NGOs, Refugees, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, War Crimes, World Law on August 12, 2019 at 8:38 AM

By René Wadlow

August 12 is the anniversary of the signing of the Geneva Conventions of 1949. The 1949 Geneva Conventions and the 1977 Protocols Additional are central instruments of International Humanitarian Law. The Geneva Conventions, are also often called the Red Cross Conventions as the International Committee of the Red Cross is the institution which is to promote and protect the articles of the Conventions, although the Convention opens the door to other organizations “which offers all guarantees of impartiality and efficacy.”

The 1949 Geneva Conventions were drawn up in light of the violations of earlier international humanitarian law during the Second World War. The first Geneva Convention was drawn up in 1864, the time of the birth of the International Committee of the Red Cross (ICRC). The aims of the ICRC were set out at the time: the development and universalization of humanitarian law and as a neutral go-between in armed conflicts, enabling contact to be maintained between combatants. There could also be a role to serve as an intermediary between victims and States, reminding States of their obligations towards those victims.

The Geneva Conventions have evolved as the nature of armed conflicts has evolved. The 1977 Protocols Additional were drawn up by a diplomatic conference held in Geneva in light of the experiences of the war in Vietnam, the greater number of conflicts that could be called “civil wars” and the greater use of armed militias which were not regular military forces. In the 1977 discussions, there was greater awareness of the conditions of refugees, already protected by the international refugee agreements but also a growing awareness of persons displaced within the country, a pattern which has grown.

Closely related to the Geneva Conventions is a second tradition of international humanitarian law, what may be called “the Hague Tradition” growing out of the Hague Peace Conferences of 1899 and 1907. This tradition places its emphasis on banning the use of certain types of weapons. The 1925 Geneva Convention prohibiting the use of poison gas was a direct result of poison gas use in World War I. Since then, there has been a treaty banning the use of land mines, of cluster munitions, and a wider ban on chemical weapons.

There are two other sources or traditions in the development of international humanitarian law. One is respect for human rights provisions as set out in the Universal Declaration of Human Rights and the conventions which followed focused on different aspects of the Universal Declaration. While the provisions of the Universal Declaration are to be upheld at all times, there are highly visible and wide-spread violations during armed conflicts. Thus the United Nations (UN) Commission on Human Rights (become the Human Rights Council) became concerned with situations of armed conflicts.

Palmyra, the ancient city in Syria, much of which has been destroyed by both the ‘Islamic State’ (ISIS) and the Syrian Arab Army of the Assad regime.

The fourth tradition is the development of the 1936 Roerich Peace Pact to protect cultural heritage during armed conflicts. The 1936 Pact, signed at the White House in Washington, D.C. was a Pan-American Union Treaty. Its provisions served as the basis of the 1954 Hague Convention on the Protection of Cultural Goods with UNESCO as the official body for its safeguard. The 1954 Treaty has been progressively enriched by the development of UNESCO’s Cultural Heritage sites. The International Criminal Court has recently condemned a person for his role in the destruction of UNESCO Cultural Heritage sites in northern Mali, West Africa.

These traditions of international humanitarian law have been highlighted in a number of United Nations (UN) General Assembly resolutions such as that on Basic Principles of Protection for Civilian Populations in Time of Armed Conflict, Resolution 2625 (1971).

Thus, the provisions of international humanitarian law are well developed and cover many issues that are likely to arise in armed conflicts. There are two major challenges for their respect. One is that the provisions of international humanitarian law are not well known, neither by the military nor by possible victims. Thus, education concerning international humanitarian law is necessary. During the 1969-1971 Nigeria-Biafra War, I had been a member of an ICRC working group as the Nigeria-Biafra war was the first war among Africans without a colonial power being involved. There were many violations during the war, including the use of starvation as a military policy. After the end of the war, the need for teaching international humanitarian law was obvious. I helped in the preparation of a textbook using African examples that the Red Cross used fairly widely in Africa. The teaching of international humanitarian law in the context of local cultures and values is still a vital challenge.

The second and more important challenge is that international humanitarian law is not respected even when its provisions are known. The current conscious violation of international humanitarian law including some of the oldest provisions – not attacking medical facilities or not shooting prisoners – has been widespread in armed conflicts in the Middle East, Africa, Asia and elsewhere. More than preparing handbooks for the military and the militias is needed.

The Association of World Citizens has been stressing the need for a UN-led world conference on the reaffirmation of international humanitarian law in which governments, nongovernmental organizations (NGOs) and armed factions could participate. The degree of respect for humanitarian standards is far from satisfactory, as has been repeatedly pointed out. However, for the moment, there has not been the needed momentum. Such a momentum is likely to arise only from NGOs. The August 12 anniversary is a reminder that we need to work creatively before major wars not afterwards.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Libya: The Blitzkrieg Breaks Down, Negotiations Needed

In Africa, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Humanitarian Law, Libya, Middle East & North Africa, Migration, Modern slavery, NGOs, Refugees, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, War Crimes, World Law on July 20, 2019 at 10:29 AM

By René Wadlow

Dozens of people were killed in an air raid on July 3, 2019 on a detention center holding migrants in a camp at Tajoura, a suburb of Tripoli according to the United Nations (UN) Support Mission in Libya. Most of those killed and wounded were Africans from Sudan, Eritrea and Somalia who had hoped to reach Europe but were blocked in Libya. Others held in the detention center had been returned to Libya, arrested trying to cross the Mediterranean Sea.

In 2018, some 15,000 persons were intercepted on boats at sea and returned to Libya, placed in detention centers without charge and with no date set for release. The detention centers are officially under the control of the Government of National Accord’s Department for Combating Illegal Migration. In practice, most of the detention centers are controlled by militias. The former UN High Commissioner for Human Rights has described the conditions in these detention centers as “an outrage to the conscience of humanity.”

Since the outbreak of armed conflict on the outskirts of Tripoli on April 3, 2019, many persons have been killed or wounded in what General Khalifa Haftar hoped would be a blitzkrieg advance. He badly underestimated the degree of military response that he would meet from the militias loyal to the Government of National Accord led by Prime Minister Fayez al-Sarraj. Since the blitzkrieg bogged down, in the absence of a ceasefire, the humanitarian situation is dramatically degenerating.

General Khalifa Haftar

The dramatic conditions in Libya have a double aspect. One is the need to create a stable administrative structure of government taking into consideration the geographic and ethnic diversity of the country. The second aspect is the humane treatment of refugees and migrants from other countries who have tried to cross Libya or have been returned from failed crossings of the Mediterranean.

Libyan Prime Minister Fayez al-Sarraj

Therefore, the Association of World Citizens (AWC), as an immediate step, calls for a humanitarian ceasefire and the resumption of UN-led negotiations in good faith among a broad spectrum of Libyan political parties and tribal representatives.

Secondly, the AWC calls for an end of returning refugees and migrants to Libya. Other countries must welcome migrants while longer-range cooperative structures are put into place. Migration issues will continue to challenge the world society.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

جمعية المواطنين العالمية تدعو للسلام في ليبيا

In Africa, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Democracy, Human Rights, Humanitarian Law, Libya, Middle East & North Africa, NGOs, The Search for Peace, Track II, United Nations on May 8, 2019 at 4:25 PM

Appel de l’AWC pour la Libye

In Africa, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Humanitarian Law, Libya, Middle East & North Africa, NGOs, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on April 30, 2019 at 10:09 AM

L’ASSOCIATION OF WORLD CITIZENS APPELLE A UN CESSEZ-LE-FEU EN LIBYE, AU RESPECT DU DROIT HUMANITAIRE INTERNATIONAL ET A L’OUVERTURE DE NÉGOCIATIONS DE BONNE FOI SUR LA FUTURE STRUCTURE CONSTITUTIONNELLE DE L’ÉTAT

L’Association of World Citizens, réagissant aux appels à l’aide de personnes déplacées et menacées par les bombardements dans les combats aux alentours et au cœur même de Tripoli, appelle à un cessez-le-feu immédiat qui permît de distribuer de l’aide humanitaire, ainsi que de sauver des vies.

Les affrontements ne donnant pas signe de fin entre, d’un côté, le Général Khalifa Haftar à la tête de son Armée nationale libyenne et, de l’autre, les milices locales contrôlées par le Gouvernement, créent toutes les conditions d’une intensification des atteintes aux lois de la guerre, en particulier d’attaques contre les civils et les installations médicales.

L’Association of World Citizens appelle instamment à ce que des négociations aient lieu sous l’égide de médiateurs des Nations Unies, comme il était prévu qu’elles aient lieu du 14 au 16 avril, et à ce que ces négociations soient ouvertes à un éventail de participants qui soit aussi large que possible. Il faut des structures constitutionnelles nouvelles et adéquates pour assurer l’administration d’un Etat par nature complexe et diversifié. Depuis un certain temps, notre association met en avant l’éventualité de structures administratives de type confédéral au sein de l’Etat.

L’Association of World Citizens, qui s’était préoccupée de la situation des Droits Humains et de la liberté d’expression en Libye du temps où Mu’ammar Kadhafi dirigeait le pays, demeure préoccupée par le sort du peuple libyen depuis la mort de l’ancien leader en 2011. A présent, le temps est venu pour toutes les parties d’agir de manière responsable pour mettre fin aux combats et entamer des négociations de bonne foi.

POUR L’ASSOCIATION OF WORLD CITIZENS,

Professeur René WADLOW

Président

Bernard J. HENRY

Officier des Relations Extérieures

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