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PRESS RELEASE – 20200914/Migrants and Refugees/Human Rights

In Africa, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Democracy, Europe, Human Rights, Middle East & North Africa, Migration, NGOs, Press release, Refugees, Solidarity, Syria, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on September 14, 2020 at 7:49 AM

Press Release

September 14, 2020

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THE ASSOCIATION OF WORLD CITIZENS PROPOSES

INCREASED GOVERNMENTAL AND NONGOVERNMENTAL ACTION

FOR AN ENLIGHTENED POLICY

TOWARD MIGRANTS AND REFUGEES

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Recent events have highlighted the need for a dynamic and enlightened policy toward migrants and refugees. The refugee camp in Moria, on Lesbos Island, Greece, which burned to the ground on September 9, 2020, hosted over 13,000 refugees and migrants, most from Afghanistan with others from Pakistan, Iraq, Syria and an increasing number from West Africa. Among them were thousands of defenseless women and children, victims of war, violence and later from xenophobia, islamophobia and racism. Prior to the fire, the refugees were already living in poor conditions, in small tents on wet ground without clean drinking water or medical care.

Since the fire, most of the refugees in Moria, including newborn babies, have been sleeping in the streets while xenophobic locals harass them and armed policemen, known for their far-right sympathies, threaten them.

A second drama of refugees and migrants is being acted out in the French Department of Pas-de-Calais, as refugees try to reach England before December 31, 2020, when the United Kingdom leaves the European Union, thus ending the existing accords on refugees and migrants. Many have paid large sums of money for the possibility to reach England, often in unsafe makeshift boats.

The Association of World Citizens, along with other humanitarian organizations, has worked actively for world law concerning migrants and refugees – policies which need to be strengthened and, above all, applied respecting the dignity of each person: https://awcungeneva.com/2020/06/20/world-refugee-day/

PRESS RELEASE – 20200911/India & China/Peace/Track II

In Asia, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, NGOs, Solidarity, The Search for Peace, Track II, World Law on September 11, 2020 at 11:43 AM

Press Release

Paris, September 11, 2020

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TENSIONS ON THE INDIA-CHINA BORDER:

WHERE STATE DIPLOMACY HAS FAILED,

CITIZEN DIPLOMACY CAN SUCCEED

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With tensions growing between India and China on their frontier, the Association of World Citizens (AWC) has proposed nongovernmental discussions between persons involved in conflict-resolution efforts in the two countries – which is called Track II diplomacy.

Track I is the activity of the regular State diplomatic services. In the current India-China tensions, there have been Track I efforts between military commanders on the frontier to reduce dangers of violence by miscalculation.  However, such talks do not deal with fundamental issues nor highlight topics on which negotiations are possible.

The AWC has a good number of contacts in India in academic and conflict resolution circles – much less in China due to the history of the World Citizen movement which has had strong support in India from the days of Jawaharlal Nehru on. The AWC’s Track II appeal has been widely sent to India and received strong encouragement: https://awcungeneva.com/2020/07/03/can-track-ii-efforts-reduce-china-india-frontier-tensions/.

PRESS RELEASE – 20200911/Belarus/Democracy/Human Rights

In Being a World Citizen, Current Events, Democracy, Europe, Human Rights, NGOs, Solidarity, The former Soviet Union on September 11, 2020 at 11:42 AM

Press Release


Paris, September 11, 2020

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LATEST PRESIDENTIAL ELECTION IN BELARUS:

WHEN OPPOSITION ACTIVISTS RUN FOR THEIR LIVES OR “DISAPPEAR”,

DEMOCRACY CAN NEVER BE WELL SERVED

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The Association of World Citizens (AWC) has expressed deep concern over the crackdown on leaders of the opposition to the July 9, 2020 election of President Alexander Lukashenko of Belarus. Many consider the election to have been marked by serious irregularities and false counting of votes.


Members of the nonviolent opposition coordinating council have been forced into exile such as the opposition’s presidential candidate, Svetlana Tikhanovskaya, to Lithuania. Others, such as Maria Kalesnikova, were taken by masked security agents to the frontier with Ukraine.


Ms. Kalesnikova ripped her passport so that she could not enter Ukraine and be exiled. Other members of the opposition have “disappeared”, no doubt held by security forces in undisclosed locations. The AWC has specifically highlighted the abuses of such “disappearances” and the need for continuing efforts against such abuses: https://awcungeneva.com/2020/08/30/enforced-disappearances-ngo-efforts-to-continue/.

Violences contre les femmes : Qui a peur de la Convention d’Istanbul ?

In Being a World Citizen, Current Events, Democracy, Europe, Human Rights, Social Rights, Solidarity, The former Soviet Union, United Nations, Women's Rights, World Law on September 8, 2020 at 11:22 AM

Par Bernard J. Henry

« You can kill the dreamer, but you cannot kill the dream », « Vous pouvez tuer le rêveur, mais vous ne pouvez pas tuer le rêve ». Le plus célèbre « rêveur » de l’histoire, Martin Luther King, Jr., qui avait dit à la foule rassemblée devant le Lincoln Memorial de Washington, le 28 août 1963, « I have a dream », « J’ai un rêve », se savait menacé. Il se disait ainsi conscient que d’aucuns saisiraient la première occasion pour l’assassiner, ce qu’ils ont fait le 4 avril 1968 à Memphis. Jamais le « rêve » ne s’est éteint, et l’année 2020 aux Etats-Unis a montré que plus il manquait à se concrétiser, plus il se transformait en cauchemar.

Lorsqu’une personne incarne à ce point sa cause, est-il toujours permis de penser que, pour peu que cette personne disparaisse, la cause lui survivra toujours ? La question se pose désormais en France, depuis le décès le 28 août dernier de Gisèle Halimi, légendaire avocate devenue femme politique puis diplomate et, depuis le Procès de Bobigny qui la fit connaître en 1973, défenseure emblématique de La cause des femmes.

S’il n’a jamais été aussi vigoureux, depuis l’affaire Harvey Weinstein ainsi que l’apparition des hashtags #BalanceTonPorc et #MeToo, le féminisme ne fait pourtant toujours pas l’unanimité. En Europe, certains chefs d’Etat semblent même tant le craindre qu’ils sont prêts à amputer la loi nationale d’un instrument majeur contre les violences liées au genre, au premier rang desquelles les violences conjugales. Quels sont ces dirigeants européens qui rêvent d’un retour en arrière et que cherchent-ils ainsi ? Pourquoi vouloir éloigner encore davantage le « rêve » de Gisèle Halimi de la réalité ?

La Convention d’Istanbul, instrument juridique et engagement politique

A quoi, d’abord, ressemblerait cette amputation ? Quel est cet instrument qui leur fait si peur ? Il s’agit d’un traité, plus précisément d’une convention du Conseil de l’Europe, et comme bien des conventions, celle-ci porte un nom barbare pour les non-juristes, alors le grand public préfère la désigner selon la ville où elle a été adoptée. La Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, adoptée le 11 mai 2011 à Istanbul (Turquie), est communément appelée la Convention d’Istanbul.

Entrée en vigueur le 1er mai 2014, elle compte à ce jour trente-quatre Etats Parties et, en tout, quarante-six signataires dont l’un n’est pas un Etat, puisqu’il s’agit de l’Union européenne en tant qu’institution supranationale. Instrument de son temps, la Convention fait référence, outre son illustre aînée la Convention européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales, tout à la fois aux classiques du genre, tels que le Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques ainsi qu’aux droits économiques, sociaux et culturels, bien sûr la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la fameuse CEDAW, et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, mais aussi des textes d’adoption plus contemporaine comme la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, datant de 2006, et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

La Convention justifie son existence non pas seulement en droit, mais aussi en fait, invoquant le « volume croissant de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme qui établit des normes importantes en matière de violence à l’égard des femmes », et affirmant reconnaître que « la réalisation de jure et de facto de l’égalité entre les femmes et les hommes est un élément clé dans la prévention de la violence à l’égard des femmes ». La richesse et la pertinence particulière de la Convention proviennent pourtant de ce qu’elle puise sa force dans la sociologie même, son Préambule reprenant plusieurs réalités de première importance, tant historiques que contemporaines, telles que :

« la violence à l’égard des femmes est une manifestation des rapports de force historiquement inégaux entre les femmes et les hommes ayant conduit à la domination et à la discrimination des femmes par les hommes, privant ainsi les femmes de leur pleine émancipation »,

« la nature structurelle de la violence à l’égard des femmes est fondée sur le genre, et que la violence à l’égard des femmes est un des mécanismes sociaux cruciaux par lesquels les femmes sont maintenues dans une position de subordination par rapport aux hommes »,

« les femmes et les filles sont souvent exposées à des formes graves de violence telles que la violence domestique, le harcèlement sexuel, le viol, le mariage forcé, les crimes commis au nom du prétendu ‘honneur’ et les mutilations génitales, lesquelles constituent une violation grave des droits humains des femmes et des filles et un obstacle majeur à la réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes »,

« les violations constantes des droits de l’homme en situation de conflits armés affectant la population civile, et en particulier les femmes, sous la forme de viols et de violences sexuelles généralisés ou systématiques et la potentialité d’une augmentation de la violence fondée sur le genre aussi bien pendant qu’après les conflits »,

« les femmes et les filles sont exposées à un risque plus élevé de violence fondée sur le genre que ne le sont les hommes »,

« la violence domestique affecte les femmes de manière disproportionnée et que les hommes peuvent également être victimes de violence domestique »,

« les enfants sont des victimes de la violence domestique, y compris en tant que témoins de violence au sein de la famille ».

La Convention n’est donc pas un traité de plus, venant s’ajouter à une liste déjà longue lisible des seuls juristes. Elle est un authentique engagement, non pas seulement judiciaire mais aussi politique, du Conseil de l’Europe contre la violence envers les femmes sous les multiples formes qu’elle peut revêtir.

Pour un Etat Partie, s’en retirer ne peut qu’être lourd de sens et tout autant de conséquences. Alors, qui parmi les chefs d’Etat européens peut vouloir en prendre le risque, et quelle peut être la justification d’un acte, même s’il reste hypothétique, aussi indéfendable ?

Pologne et Turquie, même combat – contre les femmes

Les deux pays concernés n’ont en commun ni géographie, ni langue, ni culture, ni religion. Mais aujourd’hui, une tentative identique de leurs dirigeants de déposséder leurs citoyennes de la protection européenne de leurs droits les unit pour le pire.

Le premier coup contre la Convention est venu du nord de l’Europe, d’un pays slave, majoritairement catholique et qui fut pendant la Guerre Froide une dictature communiste du Pacte de Varsovie. Varsovie, qui est aussi la capitale de ce pays puisqu’il s’agit de la Pologne.

Le 26 juillet, le Conseil de l’Europe s’alarmait publiquement de l’annonce du gouvernement du Président Andrzej Duda de son intention de dénoncer la Convention. Marija Pejčinović Burić, la Secrétaire générale du Conseil de l’Europe, déclarait par écrit : « Il serait fort regrettable que la Pologne quitte la Convention d’Istanbul, et ce retrait marquerait un grave recul dans la protection des femmes contre la violence en Europe ».

Zbigniew Ziobro

Devant le tollé, le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir ne tardait pas à se distancier du Ministre de la Justice Zbigniew Ziobro, auteur de l’annonce et représentant d’un parti de droite minoritaire de la coalition gouvernementale. Mais sans désavouer sur le fond le ministre et sans affirmer de soutien à la Convention, précisément jugée trop laxiste par le Gouvernement polonais.

En août, c’était le tour du premier pays à avoir signé et ratifié la Convention de parler à présent de la révoquer, le pays même où a vu le jour la Convention d’Istanbul, donc la Turquie. De nombreux analystes y voyaient un coup de barre à droite de la majorité gouvernementale islamo-conservatrice du Parti de la Justice et du Développement (AKP). Reçep Tayyip Erdogan, Président turc et, à l’époque de l’adoption de la Convention, Premier Ministre, déclarait néanmoins quant à lui qu’« un accord, une réglementation ou une idéologie qui sape les fondations de la famille n’est pas légitime ».

Seul le Parlement, en vacances jusqu’au 1er octobre, pourra décider du retrait ou non la Convention. Et le décès d’une grève de la faim, le 27 août, de l’avocate Ebru Timtik augure mal de la volonté des dirigeants turcs de sauver leurs administrées de violences qu’elles n’ont pas à subir.

Ebru Timtik

Que les partis conservateurs religieux, quelle que soit la religion qu’ils invoquent, n’aient jamais été les plus grands défenseurs des droits des femmes, ce n’est pas nouveau et encore moins secret. De tels partis savent pourtant, du moins devraient savoir, que risquer de perdre le vote des femmes n’est pas et ne sera jamais une stratégie politique sensée, mais bel et bien suicidaire. De là à en déduire que les femmes ne seraient pas la cible, du moins ultime, de ces menaces de départ de la Convention d’Istanbul, il n’y a qu’un pas. Et le franchir mène à une destination inattendue.

Le sexisme en cheval de Troie de la LGBTphobie

Derrière les attaques contre les femmes, dans les deux pays, la véritable cible, c’est la féminité. Non pas la vraie, mais une féminité fantasmée, crainte, maudite, celle qu’incarne aux yeux des conservateurs polonais comme turcs l’homosexualité, et au-delà, toute personne LGBT.

Car forcément, pour un conservateur, l’homosexualité est plus grave encore si elle est masculine puisque, dans son idée, elle féminise l’homme qui s’en réclame, et dès lors, foin du modèle viril patriarcal qu’exalte le conservatisme, cette abhorrée « féminité masculine » corrompt la famille et ronge toute la société.

Un certain nombre de villes de Pologne n’ont rien trouvé de plus intelligent que de se déclarer “LGBT-free”, “Libérées de l’idéologie LGBT”. Elles ont subi à juste titre la colère de leurs villes jumelles à l’étranger, de l’Union européenne, et parfois même de la justice polonaise.

Dès l’époque de son adoption, Zbigniew Ziobro avait été sans équivoque au sujet de la Convention, puisqu’il l’avait dénoncée comme « une invention, une création féministe qui vise à justifier l’idéologie gay ». Le ministre qu’il est devenu n’allait pas se priver de lui infliger le sort qu’elle mérite à ses yeux. Même coupé dans son élan par ses partenaires gouvernementaux, il en demeure capable.

En Turquie, l’anathème contre les personnes LGBT est identique, et c’est de Numan Kurtulmus, Vice-président de l’AKP, qu’il provient sous sa forme la plus explicite. Pour lui, la Convention est « aux mains des LGBT et d’éléments radicaux ». Ce à quoi ne s’attendait certainement pas, en revanche, le parti gouvernemental turc, c’est le soutien apporté à la Convention par l’Association Femmes et Démocratie, notoirement influente et qui a pour Vice-présidente Sümeyye Erdogan Bayraktar, la propre fille du chef de l’Etat.

Sümeyye Erdogan Bayraktar

Voir en la protection légale des femmes contre la violence une présumée manipulation politique des personnes LGBT, c’est tout au mieux du fantasme, au pire de l’homophobie et du sexisme morbides. Même s’il serait naïf de s’étonner de telles saillies haineuses de la part de conservateurs, comment accepter que ce qui est déjà inacceptable en parole devienne la clé qui verrouillera Polonaises et Turques hors de la Convention d’Istanbul ? A l’Europe comme au monde entier, Varsovie et Ankara en demandent ici trop.

Soutien aux femmes de Pologne et de Turquie

Et pendant que les deux gouvernements conservateurs laissent leurs fantasmes dicter leur politique, ailleurs en Europe, dans le nord scandinave, le Danemark met enfin sa législation sur le viol en conformité avec la Convention en l’acceptant enfin pour ce qu’il est – l’absence de consentement. Polonaises et Turques sont vent debout contre la menace. L’Association of World Citizens les soutient et restera à leurs côtés, de même qu’aux côtés des personnes LGBT si sournoisement visées à travers elles par ces intolérables politiques rétrogrades.

Bernard J. Henry est Officier des Relations Extérieures de l’Association of World Citizens.

PRESS RELEASE – 20200909/Sudan/Human Rights

In Africa, Being a World Citizen, Current Events, Democracy, Human Rights, Middle East & North Africa, Press release, Solidarity, Sudan, World Law on September 8, 2020 at 11:06 AM

PRESS RELEASE

Paris, September 9, 2020

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HALA KHALID ABUGROUN, A LAWYER

AND WOMAN HUMAN RIGHTS DEFENDER UNDER THREAT:

TIME FOR SUDAN TO MAKE THE RIGHT CHOICES AT LAST

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In an Appeal to the authorities of the transitional government of Sudan, the Association of World Citizens (AWC) highlighted the present situation of Ms Hala Khalid Abugroun, Attorney at Law, a Woman Human Rights Defender. Attorney Abugroun is a member of the “No to Women’s Oppression” initiative which wishes to set out strong guidelines for the society in transition. Attorney Abugroun and colleagues have been harassed and threatened by members of the still powerful National Intelligence and Security Services (NISS).

The AWC stresses that the United Nations (UN) is the main instrument for the community of States to guide life in common, according to standards which all have accepted in agreeing to the UN Charter and according also to the provisions of world law. Among these provisions are the Declaration on Human Rights Defenders, adopted by the UN General Assembly in Resolution 53/144 and the Resolution on Protecting Human Rights Defenders adopted by the UN Human Rights Council on March 15, 2013.

The AWC understands that the Sudan is in a transition process toward a more law-based society. A historic decision has already been made to separate religion and state, ending an improper political use of private belief to repressive ends which spanned some three decades. This is the right time to make the right choices in terms of international human rights commitments too.

Therefore, the AWC urges the Sudanese Government to ratify the Convention against Torture and Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment. Such a move would help Sudan to develop measures to guarantee the physical and psychological integrity of all persons.

There also has to be an immediate, thorough, and impartial investigation into the threats against and harassment of Attorney Hala Khalid Abugroun with a view to bringing those responsible to justice consistently with international standards.

Mali: More Instability in an Unstable Region

In Africa, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Democracy, Human Rights, Humanitarian Law, International Justice, NGOs, Solidarity, Spirituality, The Search for Peace, Track II, United Nations, War Crimes, World Law on September 4, 2020 at 8:35 PM

By René Wadlow

The August 18, 2020 coup by Malian military leaders brought an end to the unstable government of Ibrahim Boubacar Keita, widely known by his initials IBK. He had come to power on March 22, 2012 in another military coup which had ended the administration of President Amadou Trouré. This 2012 coup highlighted the weakness of the government structures and the narrow geographic base of the administration’s power. This realization led to a revolt in the north of the country led by two rival Tuareg groups as well as Islamist militias of non-Tuareg fighters coming from other Sahel countries and northern Nigeria. Mali was effectively divided into two roughly equal half, each half about the size of France.

French troops were sent from France in January 2013 to prevent an expansion of the territory held by the Tuareg and the Islamists, but were not able to develop a stable administration.

Ibrahim Boubacar Keita

Mali had been poorly administered since its independence in 1960. Economic development had been guided by political and ethnic considerations. During the French colonial period, from the 1890s to 1960, the French administration was based in Dakar, Senegal, a port on the Atlantic with secondary schools, a university, and an educated middle class. Mali was considered an “outpost” (called French Sudan at the time) and largely governed by the French military more interested in keeping order than in development.

IBK’s administration was widely criticized by much of the population for its incompetence, favoritism, and corruption especially by family members such as his son Karim Keita. Islamist groups remained powerful in parts of the north and central Mali. The whole Sahel area, in particular the frontier area of Mali, Niger, and Burkina Faso still has powerful and violent Islamist militias. This instability is an increasing menace to the coastal countries of Togo, Benin, and Cote d’Ivoire.

Over the past year, discontent with IBK has led to a loose coalition of opposition groups known by the title M5 – RFP, of which the conservative Islamic imam Mahmoud Dicko is a leading figure.

French soldiers deployed in Mali

For the moment, the Mali military leaders have formed the Comité national pour le salut du peuple (The National Committee for the Salvation of the People). It is led by Col. Assimi Gaita, a special forces leader. The Committee has said that it is forming a military-civil transitional government that will lead to elections in nine months.

The challenges facing Mali and the wider Sahel area are great, in large measure linked to the lack of socio-economic development, economic stagnation, and poor administration. The situation is made worse by the consequences of global warming and persistent drought. The military are not trained to be development workers. A broad cooperative effort of all sectors of the population is needed. Will the military be able to develop such a broadly-based cooperative effort? Mali and the Sahel merit close attention.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Turkey-Greece Mediterranean Tensions: Track II Efforts Needed

In Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Europe, NGOs, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on September 3, 2020 at 8:04 PM

By René Wadlow

With Turkish war ships in the Mediterranean and the Greek army on alert, the tensions between Greece and Turkey are growing. On August 10, 2020, Turkey sent an oil and natural gas exploration ship, the Oruc Reis, into what Greece considers its territorial waters. The Oruc Reis was accompanied by Turkish war ships and fighter planes. Greek soldiers on the Greek island of Kastellorizo, some two kilometers from the Turkish coast are on alert. Jens Stoltenberg, the Secretary-General of NATO, has warned that the growing tensions may lead to violence, either intentionally or by miscalculation.

So far, governmental efforts of mediation, especially that of the German Foreign Minister Heiko Mass have not produced positive results. The Foreign Minister of Greece, Nikos Demdias, and the Foreign Minister of Turkey have both said that negotiations were possible but not under current conditions. Both countries face real economic difficulties which lend themselves to nationalist sentiments and an unwillingness to compromise.

Much of the dispute centers around the concept of an Exclusive Economic Zone, a 370-kilometer zone around national territory, a concept developed in the United Nations (UN) Law of the Sea Convention of 1980. Greece has signed the Convention, Turkey has not. The issue, as with the current tensions in the South China Sea concerns what is the national territory – including small islands – from which the Exclusive Economic Zone is to be measured. The situation in the Mediterranean is complicated by the close contact or overlapping Exclusive Economic Zones of Cyprus, Syria, Lebanon, Libya, Israel – all States with deep political tensions or armed conflicts.

Kastellorizo

With governmental negotiations at a standstill, the Association of World Citizens (AWC) has proposed the possibility of Track II efforts to see on what issues negotiations might be possible. The term “Track II” was coined in 1982 by Joseph Montville of the U. S. Foreign Service Institute to describe methods of diplomacy that are outside the formal governmental diplomatic system. (1)

As the AWC’s Track II proposal stated, “When the very terrain of history is shifting beneath our feet, we must transform old diplomatic methods to serve new diplomatic purposes. Building peace in today’s conflicts call for long-term commitment to establishing an infrastructure calling upon all levels of society to draw on the resources of compromise and reconciliation from within the society and maximize the contributions from outside. There is no facile optimism as to what can be done when the UN or governments fail to act positively. However, we can strive to keep channels of communication open.” The Greek-Turkish tensions are a test case for action.

Note

(1) See John Davies and Eddy Kaufman, Second Track/Citizen’s Diplomacy: Concepts and Techniques (Rowman and Littlefield, 2002)

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

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