LES CITOYENS DU MONDE APPELLENT A DES MESURES EFFECTIVES POUR METTRE FIN AUX ATTAQUES CONTRE LES CIVILS ET BATIR LA PAIX AU LIBAN
Il y a quarante ans, le groupe pop français Gold grimpait en haut des classements avec une ballade intitulée Ville de Lumière, chanson dont le personnage était un combattant de l’une des factions en guerre au Liban. Pleurant sa chère capitale, Beyrouth, dont il était éloigné, le soldat concluait : «Je sais, je ne te reverrai pas, Ville de Lumière, Qu’ont-ils fait de moi ?».
L’Association of World Citizens (AWC) est consternée de voir qu’une chanson d’il y a quarante ans, qui devrait être aujourd’hui un beau souvenir musical, pourrait avoir été écrite juste hier. Une fois de plus, le Liban est déchiré par la violence, avec les civils libanais pris pour cible par la Force de Défense israélienne (Tsahal) qui a envahi le pays, tandis que les civils israéliens sont attaqués par la milice oppressive du Hezbollah et, par-delà la frontière syrienne, là où la milice soutenue par l’Iran assistait autrefois la guerre barbare de la dynastie Assad contre son propre peuple, tant Tsahal que le Hezbollah frappent une nation qui commence à peine à guérir et se construire un autre avenir.
Aucun de ces trois pays n’a besoin ou envie de voir davantage de combattants périr les armes à la main, ou davantage de civils massacrés par des forces d’invasion. Aucun de ces trois pays n’a besoin ou envie de voir ses propres «villes de lumière» sombrer pour toujours dans l’obscurité. Même si les négociations entreprises par les Etats-Unis et l’Iran semblent offrir un rayon de lumière, rien ne peut être réellement résolu si le but est seulement, comme c’est le cas de manière quasi systématique au Moyen-Orient, d’atteindre un cessez-le-feu qui ne sera qu’une solution de bricolage sans autre issue.
Bien qu’il ne fasse aucun doute qu’il faut des négociations, il est essentiel que celles-ci traitent enfin les problèmes de fond au long terme qui alimentent l’hostilité et le conflit entre Israël et le Liban, avec la Syrie désormais également impliquée malgré elle en tant que tierce partie. Obtenir la fin des hostilités tout en mettant de côté les causes du conflit n’a mené dans le passé qu’à des massacres tels que celui de Sabra et Chatila en 1982, Qana en 1996, et une nouvelle fois Qana en 2006. Chaque jour qui passe expose les trois pays au risque d’une nouvelle tragédie de telle nature.
C’est pourquoi l’AWC appelle à des négociations urgentes, de bonne foi et exhaustives entre toutes les parties prenantes afin de mettre un terme aux violences en cours entre le Liban, Israël et la Syrie, ainsi que de traiter enfin les questions de fond entre Israël et le Liban auxquelles il a déjà été permis d’engendrer bien plus d’inhumanité qu’une terre de trois croyances peut tolérer. Il incombe à présent aux dirigeants de toutes les parties au conflit en cours de faire en sorte que, pour le quarantième anniversaire de la chanson, cette fois-ci, aucune «ville de lumière» ne se fasse éteindre.
Prof. René WADLOW
Président
Bernard HENRY
Officier des Relations Extérieures
Cherifa MAAOUI
Officier de Liaison,
Afrique du Nord & Moyen-Orient




