Par René Wadlow
L’Association of World Citizens (AWC) s’est jointe à 14 autres organisations non gouvernementales (ONG) dotées d’un statut consultatif auprès des Nations Unies (ONU) pour publier une déclaration écrite à l’occasion de la session actuelle du Conseil des Droits de l’Homme, qui se tient actuellement à Genève, en Suisse. La déclaration souligne : «Nous exprimons notre profonde inquiétude face à l’escalade du recours à la peine de mort par la République islamique d’Iran à l’encontre de prisonniers politiques, d’opposants présumés et de personnes arrêtées dans le cadre de manifestations antigouvernementales. Les exécutions semblent de plus en plus être utilisées pour réprimer la dissidence, intimider la société et punir l’exercice des droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique».
Les « crimes » pour lesquels la peine de mort peut être invoquée sont très vagues et peu précis, tels que «semer la corruption sur terre» et «faire la guerre à Dieu». L’opposition à la peine de mort est présente dans de nombreux secteurs de la société iranienne. Des manifestations contre la peine de mort ont même lieu dans les prisons iraniennes.
L’AWC mène depuis longtemps une politique d’opposition à la peine de mort et a collaboré avec d’autres ONG en faveur de son abolition universelle.
Il est certain que le conflit plus large entre les États-Unis et la République islamique d’Iran crée un climat qui n’est propice ni à un examen serein des sanctions juridiques, ni au respect de l’État de droit. Des efforts importants doivent être déployés tant par les gouvernements que par les ONG pour apaiser les tensions entre les États-Unis et l’Iran.
Le Professeur René Wadlow est Président de l’Association of World Citizens.


