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Les Citoyens du Monde condamnent le terrorisme et l’intolérance basés sur la religion

In Cultural Bridges, Current Events, Human Rights, International Justice, World Law on May 30, 2013 at 2:26 PM

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ATTAQUES TERRORISTES A LONDRES ET PARIS :

LES CITOYENS DU MONDE CONDAMNENT LE TERRORISME

ET L’INTOLERANCE BASES SUR LA RELIGION

L’Association of World Citizens (AWC) est totalement consternée par les récentes attaques terroristes commises contre des militaires à Londres et Paris par des jeunes gens qui étaient chrétiens au départ et se sont convertis à l’Islam.

Même si elle n’est pas une organisation religieuse, l’AWC estime que la religion est précieuse en ce qu’elle remplit, selon sa définition étymologique, un rôle important de création de liens entre les êtres humains. Invoquer la religion pour justifier des actes terroristes délibérés n’est donc jamais excusable ni a fortiori acceptable.

En conséquence, les convertis d’une religion à une autre qui s’avèrent commettre des actes terroristes au nom de leur nouvelle religion ne peuvent en aucun cas être considérés comme représentatifs de quelque foi religieuse que ce soit.

L’AWC appelle les citoyens tant du Royaume-Uni que de la France à avoir pleinement conscience de ces faits cruciaux et à ne pas céder, en conséquence, à quelque parallèle hâtif et infondé que ce soit entre de tels individus et l’entière population musulmane de l’un ou l’autre des deux pays concernés.

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World Citizens Condemn Terrorism and Intolerance Based on Religion

In Cultural Bridges, Current Events, Human Rights, International Justice, World Law on May 30, 2013 at 12:56 PM
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TERROR ATTACKS IN LONDON AND PARIS:
WORLD CITIZENS CONDEMN TERRORISM AND INTOLERANCE
BASED ON RELIGION
The Association of World Citizens (AWC) is completely dismayed at the recent terror attacks against soldiers committed in London and Paris by young people who are Christians by birth and converts to Islam.
Although not a religious organization, the AWC values religion as, in its etymological definition, a valuable instrument of bonding between human beings. Citing religion for deliberate terrorist acts is thus never excusable, let alone acceptable.
Consequently, people who convert from their original religion to another and wind up committing terrorist acts on behalf of their chosen religion shall never be deemed representative of any religious faith whatsoever.
The AWC calls on all citizens of Britain and France to be fully aware of these crucial facts and thus refrain from any hasty, unfounded parallel between such people and the Muslim community in either country as a whole.
— 30 —

N’abandonnez pas la lutte pour les Droits de l’Homme !

In Being a World Citizen, Current Events, Democracy, Human Rights, International Justice, The Search for Peace, United Nations, World Law on May 3, 2013 at 11:06 PM

N’ABANDONNEZ PAS LA LUTTE POUR LES DROITS DE L’HOMME !

Par Bernard Henry

 

(D’après « Don’t Give Up the Fight for Human Rights! », du même auteur :

https://awcungeneva.com/2013/05/03/dont-give-up-fight-human-rights/)

 

Le début du mois de mai est un bon moment pour fêter les Droits de l’Homme. En dehors du 1er mai, Fête internationale du Travail, il y a aussi le 3 mai, Journée internationale de la Liberté de la Presse, instaurée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1993 et célébrée chaque année sous l’égide de l’institution spécialisée de l’ONU en charge de la communication, l’UNESCO[1].

Alors faisons la fête. Mais le restant de l’année, les Droits de l’Homme ne nous donnent guère d’occasions de le faire. Depuis l’année 2000, en dépit même de développements historiques à l’ONU et dans d’autres organisations intergouvernementales, ainsi que dans un certain nombre d’Etats-nations pris isolément, les Droits de l’Homme au niveau international, indiscutablement le plus noble héritage politique du vingtième siècle, semblent avoir largement perdu leur place prioritaire dans la vie politique mondiale.

Rien d’étonnant. Après l’élection présidentielle de 2000 aux Etats-Unis et le coup ainsi porté au modèle occidental de démocratie protégeant les libertés, les attaques terroristes contre le World Trade Center et le Pentagone l’année suivante ont entièrement tourné l’attention du monde vers une menace terroriste capable de frapper quiconque, où que ce soit, à tout instant, semant la peur et entraînant un appel aux armes. Il s’en est suivi une « guerre contre le terrorisme » menée par les Etats-Unis, dont l’horreur est symbolisée par la zone de non-droit sous direction gouvernementale de Guantanamo Bay et les « restitutions secrètes » de personnes soupçonnées d’actes de terrorisme et convoyées par avion de pays en pays. Dans les premières années, brandir les Droits de l’Homme en protestation, c’était être vu tout simplement comme un partisan d’Al Qaïda.

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001 à New York et Washington, de nombreux Américains se sont dits prêts à accepter des restrictions des libertés civiles pour combattre le terrorisme. C’est ce qui a permis à l’Administration Bush de réagir à la menace terroriste par de nombreuses et graves atteintes aux Droits de l’Homme, plus particulièrement à l’établissement pénitentiaire américain de Guantanamo Bay à Cuba.

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001 à New York et Washington, de nombreux Américains se sont dits prêts à accepter des restrictions des libertés civiles pour combattre le terrorisme. C’est ce qui a permis à l’Administration Bush de réagir à la menace terroriste par de nombreuses et graves atteintes aux Droits de l’Homme, plus particulièrement à l’établissement pénitentiaire américain de Guantanamo Bay à Cuba. (C) Reuters

Puis ce furent les émeutes de la faim de 2008 – les premiers symptômes de la crise du système mondial de finance et d’économie de marché qui se poursuit aujourd’hui. Après que la spéculation financière sur les denrées alimentaires de base a produit des effets dévastateurs dans la plupart des pays en développement, la crise des subprimes aux Etats-Unis a mis à genoux même le pays le plus fortuné au monde, conduisant une corporation de premier plan comme Lehman Brothers à la faillite pure et simple et mettant au jour le système de fraude à long terme du courtier-vedette Bernard Madoff. Autant dire que des droits fondamentaux comme l’alimentation ou le logement, on pouvait les oublier. Dans de nombreux pays, riches comme pauvres, le sentiment général était que la mondialisation économique était coupable et que les frontières nationales étaient désormais les (seuls) remparts des peuples contre la violation de leurs droits économiques et sociaux, comme ce fut le cas au Venezuela de Hugo Chavez. Le populisme est également monté en Occident, restreignant les limites du questionnement politique au fait de savoir à quel point exactement les immigrés faisaient du tort à l’emploi et au pouvoir d’achat. Considérés à présent comme élitistes en Occident et comme « occidentaux » dans le reste du monde, les Droits de l’Homme furent forcés de plier sous le poids de l’écroulement de l’économie.

Le résultat en fut que, lorsque la première décennie du siècle nouveau toucha à sa fin, les Droits de l’Homme tels qu’ils avaient été codifiés à Paris et New York à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale apparaissaient comme morts et enterrés. Dans son édition du 18 février 2010, Newsweek alla jusqu’à proclamer la « Mort des Droits de l’Homme »[2], expliquant en détail comment les Etats occidentaux en étaient venus à ne plus prêter aucune attention aux bilans désastreux en matière de Droits de l’Homme de leurs partenaires économiques, politiques et militaires en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. Alors que la crise économique s’éternise et que l’islamisme armé essaime aujourd’hui jusque dans une Afrique subsaharienne relativement épargnée, l’homme de la rue désabusé et des grands de ce monde qui le sont tout autant ont appris à s’en remettre au jeu cynique de la géopolitique et à ne plus guère aimer les Droits de l’Homme que comme une philosophie bienveillante qui serait politiquement irréalisable.

Serait-ce vrai ? Mais pourquoi alors quiconque, où que ce soit, devrait-il continuer à se battre pour les Droits de l’Homme ?

Le 11 décembre 2008, le courtier-vedette Bernard Madoff fut arrêté aux Etats-Unis pour avoir commis une présumée fraude d’un montant de 50 milliards de dollars. ( C ) The Telegraph – Derek Blair

Le 11 décembre 2008, le courtier-vedette Bernard Madoff fut arrêté aux Etats-Unis pour avoir commis une présumée fraude d’un montant de 50 milliards de dollars. ( C ) The Telegraph – Derek Blair

Pas si vite. Dire que les décennies actuelle et précédente n’ont rien apporté de bon aux Droits de l’Homme, en ce qu’elles auraient été au mieux infructueuses et au pire dangereuses, serait des plus naïfs – ou des plus malhonnêtes.

Tout d’abord, même si elle a fait aux Droits de l’Homme un mal indiscutable, la crise économique n’offre pas matière à s’inquiéter, du moins en ce qui concerne les pays occidentaux. Comme l’ont expliqué les politologues américains Christian Welzel et Ronald Inglehart dans leur livre de 2005 Modernization, Cultural Change and Democracy (Modernisation, changement culturel et démocratie)[3], cité par Larry Diamond, professeur à l’Université de Stanford, dans The Spirit of Democracy (L’esprit de la démocratie)[4], les difficultés économiques rendent la population plus encline à affirmer des valeurs de survie, à savoir des valeurs conservatrices, sectaires et casanières, plutôt que des valeurs d’expression de soi qui permettent la liberté, l’autonomie et la tolérance.

Nous ne traversons donc pas un moment de rejet des Droits de l’Homme en eux-mêmes, mais en fait un moment d’angoisse et de doute alimentés par l’incertitude quant au présent et à l’avenir de l’emploi, de la sécurité sociale et de la fiscalité. Les politiques d’austérité, toutefois, jouent bel et bien un rôle en faisant naître chez les citoyens un sentiment que l’on en fait plus pour sauver leurs banques que pour venir en aide à leurs comptes bancaires en souffrance.

Alors que le mécontentement social monte dans les pays en faillite ou risquant de l’être, de plus en plus d’électeurs frustrés en arrivent à traduire leur adhésion aux valeurs de survie en votant pour la première fois de leur vie pour l’extrême droite, laquelle va du Front National qui, en France, s’escrime à se donner bon genre, au parti ouvertement néo-nazi Aube Dorée en Grèce. L’attitude parfois ambiguë des partis au pouvoir envers les migrants, particulièrement envers les Roms, vient fournir un encouragement malvenu à l’intolérance en faisant penser aux citoyens que leur haine de tout ce qui vient d’ailleurs est justifiée.

En Grèce, Nikólaos Michaloliákos dirige le parti Aube Dorée, dont l’emblème rappelle le svastika des Nazis et dont la rhétorique violente et haineuse fait resurgir des souvenirs des heures les plus noires de l’histoire européenne moderne.

Ensuite, bien que les années 2000 aient été en effet largement perturbées tout à la fois par le terrorisme et par la réaction agressive de l’Amérique à celui-ci, elles furent indéniablement des années de progrès authentiques et importants pour les Droits de l’Homme dans le monde, dans la parfaite continuité de l’année 1998 qui avait vu l’adoption tout à la fois du Statut de Rome créant la Cour pénale internationale (CPI) et, le 9 décembre, de la Déclaration sur les Défenseurs des Droits de l’Homme, « née » Résolution 53/144 de l’Assemblée générale de l’ONU.

La CPI, justement, a vu le jour en 2002, le seuil de la ratification du Statut de Rome par soixante Etats ayant été atteint cette année-là.

Quatre ans plus tard, c’est encore un autre organe de l’ONU qui était créé, cette fois à partir d’un qui existait déjà – le Conseil des Droits de l’Homme, conçu pour remplacer la Commission des Droits de l’Homme qui se trouvait depuis déjà longtemps sous le feu des critiques en raison de ses mécanismes archaïques et inefficaces de surveillance et de sanctions, ainsi que pour avoir permis à des régimes autoritaires et répressifs de prendre part à ses activités.

En septembre 2007, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté la Déclaration sur les Droits des Peuples indigènes, premier instrument international de Droits de l’Homme de tous les temps à définir de manière universelle les droits spécifiques des populations indigènes dans chaque pays, qu’ils soient civils, politiques, économiques, sociaux ou culturels. Sans surprise, quatre gouvernements connus pour être encore aux prises avec des revendications autochtones chez eux ont voté contre – les Etats-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

L’année suivante vit l’entrée en vigueur de la Convention sur les Droits des Personnes handicapées, enfin rédigée en 2006 après des années d’opposition farouche de la part de l’Administration Bush qui soutenait que les Etats-Unis et tous les autres pays du monde devraient avoir des lois nationales propres quant aux droits des handicapés plutôt qu’un traité mondial. En fait, la réticence américaine s’avéra être la meilleure justification possible pour la création d’un traité de l’ONU sur les droits liés au handicap, en ce qu’elle rappelait à une communauté internationale oublieuse que le handicap était, depuis les années 1970, une question pleine et entière de Droits de l’Homme au sein de l’Organisation mondiale[5]. Même si les Etats-Unis ont fini par rejoindre la Convention en qualité de signataires, l’Administration Obama ne l’a toujours pas ratifiée.

Avec la création de la Convention vint celle d’une agence de l’ONU chargée d’encourager et de surveiller le respect par les Etats membres des dispositions de celle-ci, UN Enable. Une autre nouvelle agence de l’ONU de premier plan créée pendant les années 2000 fut ONU Femmes, officiellement dénommée l’Entité des Nations Unies pour l’Egalité de Genre et l’Autonomisation des Femmes. Sa Directrice exécutive fondatrice fut l’emblématique ancienne Présidente socialiste du Chili Michelle Bachelet.

Un monde qui serait devenu totalement obsédé par l’idée d’arrêter le terrorisme n’aurait jamais pu aller si loin pour faire progresser les Droits de l’Homme et les enraciner sans conteste, au bout du compte, dans le vingt-et-unième siècle.

Le siège de la Cour pénale internationale à La Haye (Pays-Bas).

Le siège de la Cour pénale internationale à La Haye (Pays-Bas).

CQFD. Les Droits de l’Homme ont beau être moins populaires de nos jours, l’on en a pourtant toujours autant besoin qu’avant, besoin mais aussi envie, même si l’on sera moins prompt que dans le passé à l’avouer.

Le problème est que la « guerre contre le terrorisme » et les valeurs de survie inspirées par la crise qui se sont répandues à travers le monde depuis le début du siècle font qu’il est beaucoup plus difficile pour les Défenseurs des Droits de l’Homme, qu’ils soient isolés ou membres d’organisations non-gouvernementales (ONG), d’exercer leurs fonctions et activités habituelles sans craindre d’être réprimés ou à tout le moins intimidés. Certains gouvernements ont même commencé à les fustiger comme « ennemis de l’Etat », ainsi de la Russie qui impose aujourd’hui un label « agent de l’étranger » aux ONG recevant un soutien financier depuis l’extérieur du pays.

Le 15 mars, en réaction à de tels développements catastrophiques, quinze ans après que l’Assemblée générale de l’ONU a adopté la Déclaration sur les Défenseurs des Droits de l’Homme, le Conseil des Droits de l’Homme a adopté une résolution au titre éloquent – « Protéger les Défenseurs des Droits de l’Homme ».

Dans son Préambule, la résolution, proposée à l’origine par la Norvège, rappelle que « toutes les dispositions de la [déclaration de 1998] restent fondées et applicables », rappelant aussi les résolutions précédentes du Conseil et de l’Assemblée générale ainsi que le Programme d’Action de la Conférence de Vienne de 1993 sur les Droits de l’Homme, qui fut le premier événement international d’envergure consacré aux Droits de l’Homme après la fin de la guerre froide. La résolution réaffirme que « les États sont tenus de protéger tous les droits de l’homme et libertés fondamentales de tous », reconnaît que « les défenseurs des droits de l’homme apportent une contribution importante, aux niveaux local, national, régional et international, à la promotion et à la protection des droits de l’homme », et souligne en conséquence que « le respect et le soutien manifestés pour les activités des défenseurs des droits de l’homme, y compris les femmes qui défendent ces droits, sont déterminants pour la jouissance globale des droits de l’homme ».

La résolution appelle tous les Etats membres de l’ONU à éviter ou cesser de recourir au droit interne et aux dispositions administratives, en ce comprises « les lois et autres mesures relatives à la sécurité nationale et à la lutte antiterroriste, telles que les lois régissant les organisations de la société civile », pour entraver le travail des Défenseurs des Droits de l’Homme, a fortiori pour les stigmatiser ainsi que leur dévouement sans relâche. Elle met également l’accent sur le rôle important que jouent « les nouvelles formes de communication, y compris la diffusion d’informations en ligne et hors ligne, peuvent constituer pour les défenseurs des droits de l’homme », car elles sont des « outils importants leur permettant de promouvoir et favoriser la protection des droits de l’homme ».

Le Conseil des Droits de l’Homme en session au Palais des Nations à Genève (Suisse).

Le Conseil des Droits de l’Homme en session au Palais des Nations à Genève (Suisse).

Prenant la mesure de la « discrimination et la violence systémiques et structurelles subies par les femmes qui défendent les droits de l’homme », la résolution « engage les États à prendre en compte les considérations liées au genre » dans leurs entreprises de sécurisation et de garantie de la liberté d’action des Défenseurs des Droits de l’Homme au sein de leurs frontières.

Dans l’une des déclarations les plus fortes de toute la résolution, le Conseil, s’appuyant directement sur des instruments de Droits de l’Homme de l’ONU aussi primordiaux que la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux Droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux Droits économiques, sociaux et culturels, appelle tous les pays à « instaurer un climat sûr et porteur qui permette aux défenseurs des droits de l’homme d’agir sans entrave et en toute sécurité, dans l’ensemble du pays et dans tous les secteurs de la société, et notamment à apporter leur appui aux défenseurs des droits de l’homme au niveau local ».

Adoptée avec le soutien de nombreux Etats non-membres du Conseil, tels que la France, le Costa Rica, le Portugal, la Suède et l’Uruguay, mais aussi, de manière plus surprenante lorsqu’il s’agit de Droits de l’Homme, de la Côte d’Ivoire, de la Géorgie et de la Turquie, la résolution survient tel un vibrant rappel à l’ordre, réaffirmant la pertinence et l’importance du travail des Défenseurs des Droits de l’Homme dans le monde d’aujourd’hui et confirmant que celui-ci n’est ni un luxe suranné, ni une croisade d’arrière-garde coupée de la réalité, mais une nécessité claire et immédiate.

Dans l’un de ses plus grands succès, parfois utilisé comme un « hymne de la maison » par Amnesty International, Bob Marley chantait :

 “Get up, stand up,

Stand up for your right,

Get up, stand up,

Don’t give up the fight”,

« Allez, debout,

Luttez pour vos droits,

Allez, debout,

N’abandonnez pas. »

Marley a disparu depuis trente-deux ans, mais ses mots n’ont jamais cessé de résonner comme un appel au courage et à l’action pour les Défenseurs des Droits de l’Homme en tous lieux.

Plus que jamais, nous, Défenseurs des Droits de l’Homme, devons faire briller la flamme, cette même flamme qui symbolise les Droits de l’Homme au sein de l’ONU, et poursuivre notre combat, sans nous laisser dissuader, sans nous laisser décourager, sans nous laisser impressionner. A présent, la dernière ligne de défense de l’humanité contre la peur et le désespoir, c’est nous.

 A l’ONU, les Droits de l’Homme sont représentés par un flambeau, le flambeau pour une vie de plein épanouissement. Le flambeau représente également ceux qui le portent à travers le monde – les Défenseurs des Droits de l’Homme.


A l’ONU, les Droits de l’Homme sont représentés par un flambeau, le flambeau pour une vie de plein épanouissement. Le flambeau représente également ceux qui le portent à travers le monde – les Défenseurs des Droits de l’Homme.

Bernard Henry est l’Officier des Relations Extérieures du Bureau de Représentation auprès de l’Office des Nations Unies à Genève de l’Association of World Citizens.

 

 

Don’t Give Up the Fight for Human Rights!

In Being a World Citizen, Current Events, Democracy, Human Rights, International Justice, The Search for Peace, United Nations, Women's Rights, World Law on May 3, 2013 at 1:34 PM

DON’T GIVE UP THE FIGHT FOR HUMAN RIGHTS!

By Bernard Henry

Early May is a good time to celebrate human rights. Besides May 1, International Labor Day, there is also May 3, World Press Freedom Day, first established by the United Nations (UN) General Assembly in 1993 and celebrated yearly under the auspices of the UN’s specialized institution in charge of communication, UNESCO[1].

So let’s celebrate. But during the rest of the year, human rights actually give cause to little celebration. Since the year 2000, in spite of milestone developments at the UN and other intergovernmental organizations as well as in a number of individual nation-states, international human rights, arguably the noblest part of the political inheritance of the twentieth century, seem to have lost much of their prominence in global political life.

No wonder. After the 2000 presidential election in the United States dealt a severe blow to the until then sacrosanct, universally-revered Western pattern of liberal democracy, the terror attacks on the World Trade Center and the Pentagon of the following year definitely shifted the world’s attention to the reality of a terrorist threat that could strike anyone, anywhere, anytime, creating calamity and leading to a call to arms. A “war on terror” led by the United States ensued, infamously symbolized by the government-operated lawless zone of Guantanamo Bay and the “secret renditions” of terror suspects by plane from one country to another. In the early years, holding out human rights in protest was viewed as merely being an Al Qaeda supporter.

After the terror attacks of September 11, 2001 in New York and Washington, many Americans said they were willing to accept restrictions on civil liberties to fight terrorism. This allowed the Bush Administration to respond to the terrorist threat with numerous, serious human rights abuses, most notably at the U. S. detention facility of Guantanamo Bay, Cuba.

After the terror attacks of September 11, 2001 in New York and Washington, many Americans said they were willing to accept restrictions on civil liberties to fight terrorism. This allowed the Bush Administration to respond to the terrorist threat with numerous, serious human rights abuses, most notably at the U. S. detention facility of Guantanamo Bay, Cuba. (C) Reuters

Then came the hunger riots of 2008—the first symptoms of the crisis of the global trade and free-market system we are still in today. After financial speculation on basic food items had devastating effects in most developing countries, the subprime mortgage crisis in the United States brought even the world’s wealthiest country to its knees, leading a major corporation like Lehman Brothers to plain, simple bankruptcy and exposing the long-running fraud schemes of star trader Bernard Madoff. So much for basic rights such as food and housing. In many countries rich and poor, it was felt that economic globalization was at fault and national borders were now the (only) safeguards of peoples against abuse of their economic and social rights, as was seen in Hugo Chavez’s Venezuela. Populism also rose in the West, limiting the scope of political questioning to how much damage immigrants were causing to employment and purchasing power. Now perceived as elitist in the West and “Western” in the rest of the world, human rights were forced to yield under the weight of economic collapse.

As a result, by the end of the first decade of the new century, human rights as codified in Paris and New York in the wake of World War II appeared to be dead in space. In its edition of February 18, 2010, Newsweek went so far as to declare the “Death of Human Rights”[2], detailing how Western states were now disregarding the poor human rights records of their economic, political and military partners in Asia, Africa and the Middle East. As the economic crisis lingers on and armed Islamism now spawns also in the relatively spared Sub-Saharan Africa, jaded everyday citizens and world leaders have learned to leave it to a cynical game of geopolitics and like human rights as little more than a benevolent philosophy which would be politically unrealizable.

Could this be true? If so, why should anyone, anywhere in the world, continue to fight for human rights?

On December 11, 2008, star trader Bernard Madoff was arrested for an alleged $50 billion fraud. (C) The Telegraph - Derek Blair

On December 11, 2008, star trader Bernard Madoff was arrested in the United States for an alleged $50 billion fraud.
(C) The Telegraph – Derek Blair

Not so fast. Dismissing the previous and current decades as having been at best fruitless, at worst damaging in terms of human rights development would be quite foolish—or quite dishonest.

First, harmful as it may have been to human rights, the economic crisis is nothing to worry about, at least as far as Western countries are concerned. As the American political scientists Christian Welzel and Ronald Inglehart explained in their 2005 book Modernization, Cultural Change and Democracy[3], quoted by Stanford professor Larry Diamond in The Spirit of Democracy[4], economic hardship makes it more natural for people to affirm survival values, i. e. conservative, sectarian, inward-looking  values, rather than self-expression values allowing for freedom, autonomy and tolerance.

This is thus hardly a time of rejection of human rights per se, actually a time of anguish and doubt fueled by uncertainty about the present and future of employment, health care and taxation. Austerity policies, however, do play a role in alienating constituents who feel more is being done to save their banks than to support their ailing bank accounts.

As social discontent grows in those bankrupt or economically-fledgling countries, an increasing number of disgruntled voters come to translate their adhesion to survival values into a first-time vote for the extreme right, ranging from the would-be nice-looking National Front in France to Greece’s openly neo-Nazi Golden Dawn party. The sometimes ambiguous attitude of ruling parties toward migrants, especially the Roma, in some European countries further provides an unwelcome encouragement of intolerance, making people feel justified in their hatred of outsiders.

In Greece, Nikólaos Michaloliákos leads the Golden Dawn party, whose emblem resembles the Nazi swastika and whose violent, hateful rhetoric brings back memories of the darkest hours of modern European history.

In Greece, Nikólaos Michaloliákos leads the Golden Dawn party, whose emblem resembles the Nazi swastika and whose violent, hateful rhetoric brings back memories of the darkest hours of modern European history.

Second, although the 2000s were largely marred by both terrorism and America’s pushy response to it, these were years of genuine, significant progress for human rights in the world, very much in continuity with the year 1998 which saw the adoption of both the Rome Statute of the International Criminal Court (ICC) and, on December 9, the Declaration on Human Rights Defenders née Resolution 53/144 of the UN General Assembly.

Precisely, the ICC came to existence in 2002 after the threshold of ratification of the Rome Statute by 60 UN Member States was reached that year.

Four years later, another new UN body was created out of an existing one—the Human Rights Council, designed to replace the Human Rights Commission which had been for some time under heavy fire for its outdated, unassertive monitoring and sanctioning mechanisms and for allowing authoritarian, repressive regimes to participate in its activities.

In September 2007 the UN General Assembly adopted the Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, the first ever international human rights instrument to universally define the specific rights of indigenous groups in every country, whether civil, political, economic, social or cultural. Unsurprisingly, four governments notoriously still scrambling with indigenous rights claims at home voted against—the USA, Canada, New Zealand and Australia.

The following year saw the entry into force of the Convention on the Rights of People with Disabilities, finally drafted in 2006 after years of fierce opposition from the Bush Administration which claimed the USA and all other countries should have national laws of their own about disability rights instead of a world treaty. Actually, the American reluctance turned out to be the best possible justification for the creation of a UN treaty on disability rights, as it reminded an oblivious international community that since the 1970s, disability has been a full-fledged human rights issue within the World organization[5]. Although the USA eventually joined the Convention as a signatory, the Obama Administration still hasn’t ratified it.

Along with the creation of the Convention came that of a UN agency tasked to encourage and monitor compliance by Member States with its provisions, UN Enable. Another paramount new UN agency created in the 2000s was UN Women, officially named the UN Entity for Gender Equality and the Empowerment of Women. Its founding Executive Director was the emblematic former Socialist Chilean President Michelle Bachelet.

A world gone completely obsessed with stopping terrorism could never have gone that far in making human rights progress and definitely take root after all in the twenty-first century.

The headquarters of the International Criminal Court in The Hague, Netherlands.

The headquarters of the International Criminal Court in The Hague, Netherlands.

Q.E.D.  Human rights may be less popular nowadays but they are still just as needed as ever, needed and wanted too, although the latter will not be said publicly as easily as before.

The problem is that the “war on terror” and crisis-inspired survival values that have spread throughout the world since the beginning of the century have made it a lot more difficult for Human Rights Defenders, whether on their own or as members of nongovernmental organizations (NGOs), to carry out their usual work and activities without fear of repression or at the very least intimidation. Some governments have even begun to lash out at them as “enemies of the state”, such as Russia which is now imposing a “foreign agent” label on NGOs receiving financial support from outside the country.

On March 15, in response to such alarming developments, fifteen years after the UN General Assembly adopted the Declaration of Human Rights Defenders, the Human Rights Council adopted a resolution whose title says it all – “Protecting Human Rights Defenders”.

In its Preamble, the resolution, originally proposed by Norway, recalls “the continued validity and application of all the provisions” of the 1998 declaration, as well as other Council and General Assembly resolutions and the Program of Action of the Vienna Conference on Human Rights of 1993 which was the first post-Cold War main event dedicated to human rights on the international stage. It reaffirms that “States are under the obligation to protect all human rights and fundamental freedoms of all persons” and acknowledges that “human rights defenders play an important role at the local, national, regional and international levels in the promotion and protection of human rights”, accordingly “[s]tressing that respect and support for the activities of human rights defenders, including women human rights defenders, is essential to the overall enjoyment of human rights.”

The resolutions calls on UN Member States to avoid or stop using domestic law and administrative provisions, including “national security and counter-terrorism legislation and other measures, such as laws regulating civil society organizations”, to hinder the work of Human Rights Defenders, let alone to stigmatize them and their tireless campaigning. It also highlights the important role played by “new forms of communication, including the dissemination of information online and offline” as “tools for human rights defenders to promote and strive for the protection of human rights”.

The Human Rights Council in session at the Palais des Nations in Geneva, Switzerland.

The Human Rights Council in session at the Palais des Nations in Geneva, Switzerland.

Taking stock of the “systemic and structural discrimination and violence faced by women human rights defenders”, the resolution “calls upon States to integrate a gender perspective” in their work to ensure the freedom and safety of Human Rights Defenders within their borders.

In one of the most powerful statements in the entire resolution, the Council, referring directly to such major UN human rights instruments as the Universal Declaration of Human Rights, the International Covenant on Civil and Political Rights and the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights, urges all countries to “create a safe and enabling environment in which human rights defenders can operate free from hindrance and insecurity, in the whole country and in all sectors of society, including by extending support to local human rights defenders”.

Adopted with the support of many non-Member States of the Council, such as France, Costa Rica, Portugal, Sweden and Uruguay but also, more surprisingly when it comes to human rights, Ivory Coast, Georgia and Turkey, the resolution came as a powerful reminder that the work of Human Rights Defenders is still relevant and important to today’s world and that it is neither an old-fashioned luxury nor a rear-guard crusade out of touch with reality but a clear and present necessity.

In one of his greatest hits, sometimes used as a “house anthem” by Amnesty International, the late Bob Marley sang,

“Get up, stand up,

Stand up for your right,

Get up, stand up,

Don’t give up the fight.”

Marley has been gone for thirty-two years but his words never ceased to resonate as a call to courage and action for Human Rights Defenders everywhere.

More than ever, we Human Rights Defenders must keep the flame alive, that very flame which symbolizes human rights at the UN, and carry on with our fight, undeterred, unabated, uncompromising. We are now humanity’s last line of defense against fear and despair.

At the United Nations, human rights are represented by a flame, the flame for a life of full self-fulfillment. The flame also symbolizes those who carry it throughout the world - Human Rights Defenders.

At the United Nations, human rights are represented by a flame, the flame for a life of full self-fulfillment. The flame also symbolizes those who carry it throughout the world – Human Rights Defenders.

Bernard Henry is the External Relations Officer of the Office to the United Nations—Geneva of the Association of World Citizens.

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