The Association of World Citizens (AWC) has highlighted the dangerous situation in Afghanistan – a combination of tensions with Pakistan and the internal conditions created by the authorities’ harsh treatment of women and girls.
August 15, 2026 marked the passage of five years since the Taliban forces returned to power in Afghanistan.
There is a saying that humanity is possessed of two wings, the male and the female. So long as these wings are not equivalent in strength, the bird will not fly. The Taliban did not invent the inequality between men and women in Afghanistan. However, they established it as policy. They have copied the Islamic Republic of Iran in creating a government body to track what the government considers as violations of morals: the PVPV, Propagation of Virtue and Prevention of Vice.
Women have been largely erased from public life. Girls are denied formal education beyond primary school. Many Afghans, not only women, feel that their voices are not heard in the current government’s councils. There is a heavy weight of the traditions and practices of the past.
Women could play a vital role in agricultural production as stewards of the land. Women comprise much of the agricultural labor force in many countries. Agricultural production in Afghanistan is at a record low level due in large part to the treatment of women.
A large number of Afghans who had fled to Iran, Pakistan and Western Europe are being forced back to Afghanistan as an increasing number of countries enact anti-migrant policies. There have been efforts within the United Nations (UN) system to improve the conditions of migration. However, these UN efforts have not diminished the flow of migration. There are cases where migrants are treated as criminals and pushed back to their home countries. The study of current migration flows is important to have a realistic picture of migration and especially to make improvements.
Tension with Pakistan which has led to armed violence concern accusations by Pakistan that Afghanistan has allowed anti-Pakistan government militants affiliated with the Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) to use Afghanistan as a base to attack Pakistani forces. Efforts at conflict resolution need to be made.
China may be able to play a role although Afghanistan is largely cut off from diplomatic contact with many countries who do not recognize the legitimacy of Taliban rule.
The situation in Afghanistan and its regional impact needs to be followed closely. Nongovernmental Organizations may be able to play a positive role.
Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.
L’Association of World Citizens (AWC) a mis en lumière la situation dangereuse qui règne en Afghanistan – une combinaison de tensions avec le Pakistan et de problèmes internes engendrés par le traitement sévère infligé aux femmes et aux jeunes filles par les autorités.
Le 15 août 2026 a marqué le cinquième anniversaire du retour au pouvoir des Talibans en Afghanistan.
On dit souvent que l’humanité possède deux ailes : l’une masculine, l’autre féminine. Tant que ces ailes n’ont pas la même force, l’oiseau ne peut s’envoler. Les Talibans n’ont pas inventé l’inégalité entre les hommes et les femmes en Afghanistan. Cependant, ils en ont fait une politique d’État. Ils ont pris pour modèle la République islamique d’Iran en créant un organisme gouvernemental chargé de traquer ce que le gouvernement considère comme des violations de la morale : le PVPV (Propagation de la vertu et prévention du vice).
Les femmes ont été largement écartées de la vie publique. Les filles se voient refuser l’accès à l’enseignement formel au-delà de l’école primaire. De nombreux Afghans, et pas seulement les femmes, ont le sentiment que leur voix n’est pas entendue au sein des instances gouvernementales actuelles. Le poids des traditions et des pratiques du passé est écrasant.
Les femmes pourraient jouer un rôle essentiel dans la production agricole en tant que gardiennes de la terre. Dans de nombreux pays, elles constituent une part importante de la main-d’œuvre agricole. La production agricole en Afghanistan se situe à un niveau historiquement bas, en grande partie à cause du traitement réservé aux femmes.
Les femmes pourraient jouer un rôle essentiel dans la production agricole en tant que gardiennes de la terre. Dans de nombreux pays, elles constituent une part importante de la main-d’œuvre agricole. En Afghanistan, la production agricole a atteint un niveau historiquement bas, en grande partie à cause du traitement réservé aux femmes.
Un grand nombre d’Afghans qui s’étaient réfugiés en Iran, au Pakistan et en Europe occidentale sont contraints de retourner en Afghanistan, alors qu’un nombre croissant de pays adoptent des politiques anti-migrants. Des efforts ont été déployés au sein du système des Nations unies (ONU) pour améliorer les conditions de migration. Cependant, ces efforts de l’ONU n’ont pas permis de réduire les flux migratoires. Il arrive que des migrants soient traités comme des criminels et renvoyés de force dans leur pays d’origine. L’étude des flux migratoires actuels est importante pour se faire une idée réaliste de la migration et, surtout, pour apporter des améliorations.
Les tensions avec le Pakistan, qui ont débouché sur des violences armées, sont liées aux accusations portées par le Pakistan selon lesquelles l’Afghanistan aurait permis à des militants opposés au gouvernement pakistanais, affiliés au Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), d’utiliser le territoire afghan comme base pour attaquer les forces pakistanaises. Des efforts doivent être déployés pour résoudre ce conflit.
La Chine pourrait jouer un rôle, bien que l’Afghanistan soit largement coupé de tout contact diplomatique avec de nombreux pays qui ne reconnaissent pas la légitimité du régime taliban.
La situation en Afghanistan et son impact régional doivent être suivis de près. Les Organisations Non-Gouvernementales pourraient jouer un rôle positif.
Le Professeur René Wadlow est Président de l’Association of World Citizens.
L’épanouissement de la culture constitue une réponse importante aux grands défis mondiaux tels que les conflits armés, la pauvreté persistante, l’intensification des migrations et les conséquences du changement climatique. Le programme d’éducation à la citoyenneté mondiale mené par l’UNESCO met l’accent sur l’objectif de développer un sentiment d’appartenance à une humanité commune, en partageant des valeurs et des responsabilités communes avec empathie et solidarité. Il est donc nécessaire d’agir efficacement aux niveaux local, national et mondial pour une société mondiale pacifique et harmonieuse.
L’éducation à la citoyenneté mondiale se veut transformatrice : elle vise à développer les connaissances, les compétences, les valeurs et les attitudes nécessaires pour contribuer à une société mondiale plus inclusive, plus juste et plus pacifique. Elle s’inscrit dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie, commençant dès l’enfance et se poursuivant à tous les niveaux d’enseignement, à travers des approches à la fois formelles et extrascolaires.
La culture joue un rôle essentiel dans la compréhension des valeurs communes, tout en développant l’appréciation et le respect des différences et de la diversité en matière de langue, de littérature, de musique et de religion. Compte tenu de la position dominante de la culture occidentale sur la scène mondiale, il est nécessaire de mieux comprendre les philosophies asiatiques que sont le confucianisme, le taoïsme, le bouddhisme, l’hindouisme et l’islam.
Nous constatons de plus en plus une prise de conscience croissante de l’harmonie et de l’unité de l’humanité. Néanmoins, il existe encore de forts courants de peur, de méfiance et de rejet de « l’autre » que nous devons surmonter. Nous sommes appelés à adopter une morale active et universelle, ainsi que l’idéal de liberté qui en est l’expression politique. L’avenir sera le fruit de nos choix à tous les niveaux d’action. Faisons des choix créatifs et profonds !
Le Professeur René Wadlow est Président de l’Association of World Citizens.
A flowering of culture is an important response to major world challenges such as armed conflicts, persistent poverty, increased migration, and the consequences of climate change. The UNESCO-led program of Education for Global Citizenship stresses the aim of developing a sense of belonging to a common humanity, sharing common values and responsibilities with empathy and solidarity. Thus, there is a need to act effectively at the local, national and global levels for a peaceful and harmonious world society.
Education for Global Citizenship aims to be transformative, building the knowledge, skills, values, and attitudes needed to contribute to a more inclusive, just, and peaceful world society. Education for Global Citizenship applies a lifelong learning perspective, beginning from childhood and continuing through all levels of education, with both formal and extracurricular approaches.
Culture plays a vital role in understanding shared values, and at the same time developing an appreciation of, and respect for, differences and diversity with respect to language, literature, music, and religion. Given the strong position of Western culture on the world scene, there is a need for a greater understanding of the Asian philosophies of Confucianism, Taoism, Buddhism, Hinduism, and Islam.
Increasingly, we see the growth of the awareness of harmony and the unity of humanity. Nevertheless, there are still strong currents of fear, mistrust, and rejection of “the other” which we must overcome. We are summoned to embrace an active, world-embracing morality and the ideal of freedom which is the political expression of that morality. The future will be the result of our choices at every level of activity. Let us make creative and profound choices!
Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.
The Chinese Government limits ethnic minorities with a new Ethnic Unity law which expands state control over identity, culture, and religious practice. The Ethnic Unity Law came into force on July 1, 2026. To protest the Ethnic Unity Law, Lobga Rangzen, a 52-year-old Tibetan activist, made a sacrificial death at the doors of the United Nations in New York.
The protection of the way of life of ethnic minorities is an issue in many countries. On the one hand, minorities must be protected; on the other hand, minorities must not be relegated to folklore to be looked at by tourists. Finding the proper balance is not easy.
The Chinese Government presents one extreme position in its effort to mold large ethnic minorities, such as the Tibetans, into what the government considers to be Chinese identity.
The Association of World Citizens has appealed to the Chinese authorities to reconsider its policies and to modify or abolish its Ethnic Unity Law. For the moment, the authorities have taken no action despite protests by other human rights action groups.
The situation should be followed closely.
Prof. René Wadlow is the President of the Association of World Citizens.
Le gouvernement chinois impose des restrictions aux minorités ethniques par le biais d’une nouvelle loi sur l’unité ethnique, laquelle renforce le contrôle de l’État sur l’identité, la culture et les pratiques religieuses. Cette loi est entrée en vigueur le 1er juillet 2026. Pour protester contre cette mesure, Lobga Rangzen, un militant tibétain de 52 ans, s’est donné la mort en signe de sacrifice devant le siège des Nations Unies à New York.
La préservation du mode de vie des minorités ethniques constitue un enjeu dans de nombreux pays. D’une part, ces minorités doivent être protégées ; d’autre part, elles ne doivent pas être réduites à un simple folklore destiné au regard des touristes. Trouver le juste équilibre n’est pas chose aisée.
Le gouvernement chinois adopte une position extrême en cherchant à mouler d’importantes minorités ethniques, telles que les Tibétains, dans ce qu’il considère comme étant l’identité chinoise.
L’Association of World Citizens a appelé les autorités chinoises à reconsidérer leurs politiques et à modifier ou abroger la loi sur l’unité ethnique. Pour l’heure, les autorités n’ont pris aucune mesure, malgré les protestations d’autres groupes de défense des Droits Humains.
La situation mérite une attention particulière.
Le Professeur René Wadlow est Président de l’Association of World Citizens.
As the armed conflict among the USA, Israel, and the Islamic Republic of Iran grows ever more complex and violent, Yemen is being increasingly drawn into the conflict.
The Houthis, allied with the Islamic Republic of Iran, can menace shipping through the Bab Al-Mandab at the entry of the Red Sea, with a result of a strong increase in in the price of oil and a renewal of hostility with Saudi Arabia. The Houthis control the capital city, Sanaa, while the former government controls much of south Yemen.
The Houthis have used child soldiers since the start of their quest for power in 2014, including an all-women brigade of young women, the Zainabiyat. The governmental forces have also used child soldiers.
As tensions increase, there are signs of a large recruitment of child soldiers by both the Houthis and governmental forces.
The Association of World Citizens which has Consultative Status with the United Nations played an active role in the drafting of the Convention on the Rights of the Child banning the use of child soldiers. Today, there must be a renewed effort to negotiate the broader armed conflict and to prevent the use of child soldiers.
Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.
At a time when risks are rising and international cooperation is under attack, we need institutions capable of managing risks that no single country can, alone.
The International Criminal Court (ICC) is such an institution of world law. The Association of World Citizens is devoted to the development of world law as a basis of relations among governments and peoples. It had worked for the creation of the ICC as a vital agent for the respect of world law. The ICC is currently under attack by certain governments especially the USA.
Therefore, there is a need for Nongovernmental Organizations to take a lead in the promotion of the ICC. It has weaknesses and has not had the impact that some of us thought it should have. All the more reason to work for the continued improvement of the ICC. The time is short, and action is needed now.
The flag of the International Criminal Court flying over The Hague (C) Tony Webster
Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.
En cet instant de montée des dangers et d’attaques contre la coopération internationale, nous avons besoin d’institutions qui puissent s’attaquer aux dangers qu’aucun pays ne peut affronter seul.
La Cour pénale internationale (CPI) est l’une de ces institutions du droit mondial. L’Association of World Citizens est dévouée au développement du droit mondial en tant que fondement des relations entre les gouvernements et les peuples. Elle avait œuvré pour la création de la CPI en tant qu’agente vitale du respect du droit mondial. En ce moment, la CPI fait l’objet d’attaques d’un certain nombre de gouvernements, parmi lesquels celui des Etats-Unis.
C’est pourquoi il est nécessaire que les Organisations Non-Gouvernementales prennent la tête dans la promotion de la CPI. Celle-ci a ses faiblesses, elle n’a pas atteint l’impact que certains d’entre nous estimaient lui revenir. Raison de plus d’œuvrer à l’amélioration perpétuelle de la CPI. Le temps presse, et c’est maintenant qu’il faut agir.
Le drapeau de la Cour pénale internationale vole sur La Haye (C) Tony Webster
Le Professeur René Wadlow est Président de l’Association of World Citizens.
Il est des gens qui ont si longue vie que l’on se dit qu’ils restent pour éclairer la voie lorsque les ténèbres l’absorbent toujours un peu plus. Lorsqu’ils partent, celles et ceux qui se tournaient vers eux sont frappés non seulement de deuil, mais d’une soudaine solitude et, plus encore, de la peur d’un avenir qu’il faudra bâtir avec leurs mots, leur héritage, mais sans leur autorité morale.
Depuis le 29 mai dernier, médias et réseaux sociaux vibrent de tels sentiments mêlés pour Edgar Morin, célèbre sociologue et philosophe français qui s’est éteint à 104 ans.
La biographie d’Edgar Morin a été retracée de manière si vaste et exhaustive que nous n’aurions que vainement la prétention d’y rien ajouter d’utile. Ce qui est peut-être moins dit, c’est que, même si Edgar Morin n’avait jamais soutenu de manière ouverte et directe l’un des groupes composant le mouvement Citoyen du Monde, ni l’Association of World Citizens (AWC) ni un autre, il portait en lui ce que nous représentons et c’est dans toute son œuvre que se lisent et s’entendent nos combats et nos valeurs.
En 2011, Radio France avait même publié un disque reprenant ses entretiens avec Marie-Christine Navarro ayant pour titre Edgar Morin, citoyen du monde, et ce n’était en rien une exagération. Au-delà d’une œuvre prolifique, il n’est pas excessif de dire de lui que, comme l’avait écrit Gandhi à son propre sujet, sa vie même était son message. Certes, personne ne peut se résumer à sa naissance ou même son passé. Il est des gens, pourtant, qui semblent avoir en eux un talent unique d’en tirer le meilleur parti. Edgar Morin était de ces gens-là.
Edgar Morin est né trois fois. Sa première naissance a eu lieu le 8 juillet 1921 à Paris, sous le nom de David Salomon Nahoum, de parents juifs grecs de Salonique. La deuxième, en 1943, fut celle d’un Résistant, militant libertaire antifasciste pendant la guerre d’Espagne, membre du Parti Communiste Français (PCF) à partir de 1941, officier dans la Résistance en 1943, qui tenta de prendre le pseudonyme d’Edgar Magnin en hommage à L’Espoir d’André Malraux mais le vit mal retranscrit en Morin, sans tenter de rectifier. La troisième, ce fut lorsqu’un tribunal parisien lui accorda, le 12 août 1993, le droit de substituer le prénom Edgar à ses deux prénoms de naissance.
Après la Libération, Edgar Morin a suivi la voie académique – mais d’une manière qui était loin de l’être. Morin l’avouait lui-même, il était autodidacte, titulaire d’une licence en histoire-géographie et d’une licence de droit, ayant suivi des cours de philosophie, d’économie et de sciences politiques, mais sans avoir obtenu de diplôme. «J’ai pourtant fait une carrière au CNRS. J’ai été élu maître de recherche sans avoir écrit de thèse de doctorat», déclarait-il en 2009 au CNRS qu’il avait intégré en 1950.
Dans les années 1960, il enseigne au Chili puis, aux Etats-Unis, jette les bases de ce qui sera le concept-phare de sa vie, le concept épistémologique de pensée complexe, l’adjectif étant ici pris dans son sens étymologique latin, complexus, désignant un tissage d’enlacements, pour mettre en avant les liens entre chaque champ de la pensée et l’approche transdisciplinaire du savoir.
A la tête du Centre d’études des communications de masse (CECMAS) de 1973 à 1989, Morin deviendra l’initiateur de la revue Arguments, publiée de 1956 à 1962, la Revue française de sociologie en 1960, et enfin Communications.
Entre 1977 et 2004, il rédige son ouvrage majeur, La Méthode, somme en six volumes où il développe sa méthodologie de la transdisciplinarité. Il y décrit sa pensée comme constructiviste, mais non au sens traditionnel du terme en relations internationales : pour lui, il s’agit d’une collaboration entre le monde extérieur et l’esprit humain pour construire la réalité.
Dans cette approche académique nouvelle se décèle déjà un esprit Citoyen du Monde, la transdisciplinarité, concept parfois remplacé par celui d’interdisciplinarité, étant aussi au cœur de l’Institut d’Etudes mondialistes créé en 1977. Cet esprit qui est le nôtre, Morin en tirerait un essai, en 1993, puis un livre à quatre mains en 2011.
Dans le premier ouvrage, Terre-Patrie, avec Anne Brigitte Kern, Morin alerte sur la barbarie qui suit la fin de la Guerre Froide et sur la cause qui en est, selon lui, «l’impuissance de l’humanité à devenir l’humanité», proposant un nouveau mode de pensée dans un «tout planétaire», ainsi que de découvrir notre «carte d’identité terrienne» dans une «matrie terrestre», la Terre-Patrie. Dans le second, Le Chemin de l’espérance, Morin et Stéphane Hessel qui voyait en lui un «frère de lutte» revendiquent de «dénoncer le cours pervers d’une politique aveugle qui conduit au désastre, d’énoncer une voie politique de salut public et d’annoncer une nouvelle espérance», le concept de «Terre-mère» y étant également central.
«Je sens présente en moi l’humanité dont je fais partie. Non seulement, je suis une une petite partie dans le tout, mais le tout est à l’intérieur de moi-même. C’est peut-être cela qui me donne l’énergie de continuer sur la voie qui est la mienne. Et à un moment donné, sans que vous ne sachiez pourquoi, c’est comme une catalyse, quelque chose qui se passe, se transforme, bascule … C’est cela l’espoir.»
L’Espoir, un mot qui suivait Edgar Morin depuis qu’il y avait trouvé son nom de guerre dans la Résistance, en s’inspirant du roman d’André Malraux. Dans la pensée contemporaine, Edgar Morin a incarné les valeurs du mouvement Citoyen du Monde d’une manière unique et indélébile. Chaque disparition oblige davantage celles et ceux qui restent à poursuivre la lutte, à entretenir la flamme, à sentir en leur être l’humanité dont elles et ils font partie. A nous maintenant.
Bernard J. Henry est Officier des Relations Extérieures de l’Association of World Citizens.