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Archive for the ‘Conflict Resolution’ Category

Can Track II Efforts Reduce China-India Frontier Tensions?

In Current Events, Solidarity, Conflict Resolution, The Search for Peace, Asia, United Nations, Cultural Bridges, Being a World Citizen, NGOs, Track II on July 3, 2020 at 7:52 AM

By René Wadlow

 

In a June 24, 2020 message to the Secretary General of the Shanghai Cooperation Organization, Mr. Vladimir Novov, the Association of World Citizens (AWC) expressed its active concern with the June 15 death of Indian and Chinese military in the Galwan River Valley in Ladakh on the India-China frontier and the possibility that the tensions will increase. While there have been brief discussions among Indian and Chinese authorities to prevent escalation, there have been no real negotiations. Negotiation is a basic political decision-making process, to facilitate compromise without loss of essential objectives.

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The Indian Ministry of External Affairs said on June 25 that since early May, the Chinese have been amassing a large contingent of troops and arms along the Line of Actual Control (LAC). Also, within India, there has been a good deal of media attention, highly critical of China, given to the events. In addition, there have been calls for a boycott of Chinese goods, and some Chinese products have been removed from Indian shops. Both Indian and Chinese spokespersons have made references to the 1962 war during which some 2,000 persons were killed.

The AWC believes that there is a need for prompt measures as the India-China tensions add to existing tensions between the USA and China as well as boundary issues with Asian States in the South China Sea.

There may be a role for “Track II” nongovernmental efforts and exchanges. Track I is official government to government diplomacy among instructed representative of States, usually diplomats from the Foreign Ministry. However, governments have a range of officials on whom to call: intelligence agencies, the military, and “friends of the President” – trusted individuals within the executive entourage.

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Track II efforts are organized through nongovernmental organizations and sometimes by academic institutions. Such efforts can entail informal, behind the scene communications that take place in the absence of formal communication channels. The term “Track II” was coined by the U. S. diplomat Joseph Montville in The Arrow and the Olive Branch: A Case for Track II Diplomacy.

Track II efforts have grown as there is increasing recognition that there is a tragic disjunction between the United Nations tension-reduction mandate and its ability to intervene in conflicts when called upon. As Adam Curle, experienced in Quaker mediation efforts has written “In general governments achieve their results because they have power to influence events, including the ability to reward or to punish. Paradoxically, the strength of civilian peacemakers resides specifically in their lack of power. They are neither feared nor courted for what they can do. Instead, they are trusted and so may sometimes be enabled to play a part in peacemaking denied to most official diplomats.”

Those involved in Track II efforts must, nevertheless, have ready access to governmental decision-makers and Track I diplomats. As the World Citizen and Quaker economist Kenneth Boulding in a little verse writes,

“When Track One will not do,
We have to travel on Track Two
But for results to be abiding,
The Tracks must meet upon some siding”.

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In the China-India frontier tensions, both sides must be convinced that there is a considerable sentiment for peace among their own supporters. In this conflict, which could slip into greater violence, there is an understandable tendency to look for short term answers. Yet there is also a need for some involved in Track II efforts to have an over-all integrated perspective for both short as well as long-term transformation. Thus, there needs to be a “pool” of people with experience, skills and the ability to move fast when the need or the opportunity is there?

We are sure that there are groups in India and China which can rise to meet this challenge.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

L’ONU n’a plus le droit aux rendez-vous manqués en matière de racisme

In Africa, Anticolonialism, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Cultural Bridges, Current Events, Democracy, Europe, Fighting Racism, Human Rights, Middle East & North Africa, NGOs, Social Rights, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, War Crimes, Women's Rights, World Law on June 21, 2020 at 10:56 PM

Par Bernard J. Henry

 

Il fallait s’y attendre. Après la mort de l’Afro-Américain George Floyd à Minneapolis (Minnesota) le 25 mai, étouffé par le policier Derek Chauvin et ses collègues auxquels il criait du peu de voix qu’ils lui laissaient « I can’t breathe », « Je ne peux pas respirer », et avec la vague mondiale d’indignation que le drame a soulevée quant au racisme et aux violences policières, l’Afrique s’est élevée d’une seule voix à l’ONU.

Le 12 juin, les cinquante-quatre pays du Groupe africain de l’Assemblée générale des Nations Unies ont appelé le Conseil des Droits de l’Homme à un « débat urgent sur les violations actuelles des droits de l’homme d’inspiration raciale, le racisme systémique, la brutalité policière contre les personnes d’ascendance africaine et la violence contre les manifestations pacifiques ».

Avec les cinquante-quatre pays africains, c’étaient plus de six cents organisations non-gouvernementales, dont l’Association of World Citizens (AWC), qui appelaient le Conseil à se saisir de la question. Et le 15 juin, la demande a été acceptée sans qu’aucun des quarante-sept Etats qui composent le Conseil ne s’y soit opposé. Le débat demandé a donc eu lieu, sur fond de dénonciation d’un « racisme systémique » par Michelle Bachelet, Haute Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, mais aussi d’indignation des cadres onusiens originaires d’Afrique contre leur propre institution qu’ils jugent trop passive.

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Une fresque en hommage à George Floyd sur un mur de Chicago (Illinois).

Pour l’Organisation mondiale, il s’agit plus que jamais de n’entendre pas seulement la voix de ses Etats membres, mais aussi celle du peuple du monde qui s’exprime en bravant les frontières, parfois même ses dirigeants. La mort de George Floyd et l’affirmation, plus forte que jamais, que « Black Lives Matter », « Les vies noires comptent », imposent une responsabilité historique à l’ONU qui, en matière de racisme, n’a plus droit aux rendez-vous manqués, réels et présents dans son histoire.

Résolution 3379 : quand l’Assemblée générale s’est trompée de colère

Le 10 novembre 1975, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait sa Résolution 3379 portant « Élimination de toutes les formes de discrimination raciale ». Malgré ce titre prometteur, le vote de l’Assemblée générale cristallisait en fait les frustrations des Etats Membres quant à deux situations de conflit, jugées les plus graves au monde depuis la fin de la guerre du Vietnam en avril – l’Afrique australe et le Proche-Orient.

A côté de l’Afrique du Sud ou règne l’apartheid, la ségrégation raciale érigée en système par la minorité blanche aux dépens de la population noire autochtone, se tient l’ancêtre de l’actuel Zimbabwe, la Rhodésie, Etat proclamé en 1970 sur une colonie britannique mais non reconnu par la communauté internationale. La Rhodésie n’est pas un Etat d’apartheid proprement dit, mais sa minorité blanche tient la majorité noire sous la chappe brutale d’un paternalisme colonialiste. Deux organisations indépendantistes, la ZANU et la ZAPU, s’y affrontent dans une violente guerre civile et le gouvernement principalement blanc de Ian Smith n’y veut rien entendre.

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Dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, même sans le dire, une plage réservée aux Blancs était interdite aux Noirs au même titre qu’elle l’était aux chiens.

Au Proche-Orient, la création en 1948 de l’Etat d’Israël s’est faite sans celle d’un Etat palestinien que prévoyait pourtant le plan original de l’ONU. En 1967, lors de la Guerre des Six Jours qui l’oppose aux armées de plusieurs pays arabes, l’Etat hébreu étend son occupation sur plus de territoires que jamais auparavant, prenant le Sinaï à l’Egypte – qui lui sera rendu en 1982 – et le Golan à la Syrie, la Cisjordanie et Jérusalem-Est échappant quant à elles à la Jordanie. Aux yeux du monde, l’idéal sioniste des fondateurs d’Israël signifie désormais principalement l’oppression de la Palestine.

Et les deux Etats parias de leurs régions respectives avaient fini par s’entendre, causant la fureur tant de l’URSS et de ses alliés à travers le monde que du Mouvement des Non-Alignés au sud. Le 14 décembre 1973, dans sa Résolution 3151 G (XXVIII), l’Assemblée générale avait déjà « condamné en particulier l’alliance impie entre le racisme sud africain et le sionisme ». C’est ainsi que deux ans plus tard, la Résolution 3379 enfonçait le clou contre le seul Israël en se concluant sur ces termes : « [L’Assemblée générale] [c]onsidère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ».

Impossible de ne pas condamner l’occupation israélienne en Palestine, tant elle paraissait incompatible avec le droit international qui, en 1948, avait précisément permis la création de l’Etat d’Israël. Pour autant, assimiler le sionisme au racisme présentait un double écueil. D’abord, s’il se trouvait un jour une possibilité quelconque d’amener Israéliens et Palestiniens au dialogue, comment Israël allait-il jamais accepter de venir à la table des négociations avec un tel anathème international sur son nom ? C’est ce qui amena, après la Première Guerre du Golfe, l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la Résolution 46/86 du 16 décembre 1991 par laquelle la Résolution 3379, et avec elle l’assimilation du sionisme au racisme, étaient tout simplement abrogées, ce qui était l’une des conditions d’Israël pour sa participation à la Conférence de Madrid en octobre. Ensuite, plus durablement cette fois, présenter l’affirmation d’un peuple de son droit à fonder son propre Etat comme étant du racisme ne pouvait qu’alimenter le refus, ailleurs à travers le monde, du droit à l’autodétermination déjà mis à mal dans les années 1960 au Katanga et au Biafra, avec à la clé, l’idée que toute autodétermination allait entraîner l’oppression du voisin.

« Les racistes sont des gens qui se trompent de colère », disait Léopold Sédar Senghor. Il n’en fut pire illustration que la Résolution 3379, inefficace contre le racisme et n’ayant servi qu’à permettre à Israël de se poser en victime là où son occupation des Territoires palestiniens n’avait, et n’a jamais eu, rien de défendable.

Un échec complet donc pour l’ONU, mais qui fut réparé lorsque commença le tout premier processus de paix au Proche-Orient qui entraîna, en 1993, les Accords d’Oslo et, l’année suivante, le traité de paix entre Israël et la Jordanie. C’était toutefois moins une guérison qu’une simple rémission. 

Durban 2001 : l’antiracisme otage de l’antisémitisme

Le 2 septembre 2001 s’est ouverte à Durban, en Afrique du Sud, la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance, conférence organisée par les Nations Unies. Sans même évoquer la Résolution 3379 en soi, depuis son abrogation en 1991, le monde avait changé. La Guerre Froide était terminée, l’URSS avait disparu, l’apartheid avait pris fin dans une Afrique du Sud rebâtie en démocratie multiraciale par Nelson Mandela auquel succédait désormais son ancien Vice-président Thabo Mbeki.

Au Proche-Orient, Yitzhak Rabin avait été assassiné en 1995, et avec lui étaient morts les Accords d’Oslo réfutés par son opposition de droite, cette même opposition qui dirigeait désormais Israël en la personne d’Ariel Sharon, ancien général, chef de file des faucons et dont le nom restait associé aux massacres de Sabra et Chatila en septembre 1982 au Liban. Aux Etats-Unis, le libéralisme international des années Clinton avait fait place aux néoconservateurs de l’Administration George W. Bush, hostiles à l’ONU là où leurs devanciers démocrates avaient su s’accommoder du Secrétaire général Kofi Annan. Le monde avait changé, mais c’était parfois seulement pour remplacer certains dangers par d’autres. Et le passé n’allait pas tarder à se rappeler au bon souvenir, trop bon pour certains, des participants.

La Haute Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Mary Robinson, n’était pas parvenue à mener des travaux préparatoires constructifs, et dès le début des discussions, le résultat s’en est fait sentir. Devant la répression israélienne de la Seconde Intifada à partir de fin septembre 2000, l’Etat hébreu déclenche une fois de plus la colère à travers le monde. Un nombre non négligeable d’Etats rêvent de déterrer la Résolution 3379, mais cette fois, sans plus de racisme sud-africain auquel accoler le sionisme, Israël va voir cette colère dégénérer en récusation non plus du sionisme mais, tout simplement, du peuple juif où qu’il vive dans le monde.

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A gauche, Ariel Sharon, alors officier supérieur de Tsahal, en 1967. Plus tard Ministre de la Défense puis Premier Ministre, son nom sera associé à de graves crimes contre les Palestiniens commis par Israël.

S’y attendant, l’Administration Bush a lancé des mises en garde avant le début de la conférence. En ouverture, Kofi Annan annonce la couleur – il ne sera pas question de sionisme, pas de redite de 1975. Rien n’y fait. Toute la journée, des Juifs présents à la conférence sont insultés et menacés de violences. Le Protocole des Sages de Sion, faux document né dans la Russie tsariste au début du vingtième siècle pour inspirer la haine des Juifs, est vendu en marge. Et, comble pour une conférence des Nations Unies, même si elles n’y sont bien entendu pour rien, il est distribué aux participants des tracts à l’effigie, et à la gloire, d’Adolf Hitler.

Il n’en faut pas plus pour qu’Etats-Unis et Israël plient bagages dès le lendemain. Si la France et l’Union européenne restent, ce n’est cependant pas sans un avertissement clair – toute poursuite de la stigmatisation antisémite verra également leur départ.

C’est à la peine qu’est adopté un document final, dont ce n’est qu’en un lointain 58ème point qu’il est rappelé que « l’Holocauste ne doit jamais être oublié ». Dans le même temps, un Forum des ONG concomitant adopte une déclaration si violente contre Israël que même des organisations majeures de Droits Humains telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch et la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme s’en désolidarisent. Le Français Rony Brauman, ancien Président de Médecins Sans Frontières, ardent défenseur de la cause palestinienne, n’avait pu lui aussi que déplorer l’échec consommé de la conférence, prise en otage par des gens qui prétendaient combattre le racisme, y compris, naturellement, le colonialisme israélien, mais n’avaient en réalité pour but que de répandre le poison de l’antisémitisme.

Pour la dignité de chaque être humain

Le racisme est un phénomène universel, qui n’épargne aucun continent, aucune culture, aucune communauté religieuse. De la part de l’ONU, c’est en tant que tel que le peuple du monde s’attend à le voir combattu. Par deux fois, les Etats membres de l’Organisation mondiale l’ont détournée de sa fonction pour plaquer le racisme sur ce qui était, et qui demeure, une atteinte à la paix et la sécurité internationales, nommément l’occupation israélienne en Palestine où, indéniablement, le racisme joue aussi un rôle, mais qui ne peut se résumer à la seule question de la haine raciale comme c’était le cas de l’apartheid en Afrique du Sud ou comme c’est aujourd’hui celui du scandale George Floyd.

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Ici à New York en 2014, le slogan “Black Lives Matter”, qui exprime désormais le droit de tout être humain opprimé en raison de son origine au respect et à la justice.

S’il ne peut ni ne doit exister d’indulgence envers quelque Etat que ce soit, en ce compris l’Etat d’Israël, le racisme sous toutes ses formes, surtout lorsqu’il provient d’agents de l’Etat tels que les policiers, ne peut être circonscrit à la condamnation d’une seule situation dans le monde, aussi grave soit-elle, encore moins donner lieu à l’antisémitisme qui est lui aussi une forme de racisme et l’on ne peut en tout bon sens louer ce que l’on condamne !

Par bonheur, le Groupe africain a su éviter tous les écueils du passé, ayant lancé un appel au débat qui fut accepté sans mal par le Conseil des Droits de l’Homme. Les appels de la Haute Commissaire aux Droits de l’Homme et des hauts fonctionnaires d’origine africaine viennent amplifier un appel que l’ONU doit entendre. Le monde s’est réveillé, il faut en finir avec le racisme, et sur son aptitude à agir, à accueillir les critiques, l’ONU joue sa crédibilité dans cette lutte pour la dignité de chaque être humain qui est le premier des droits.

Bernard J. Henry est Officier des Relations Extérieures de l’Association of World Citizens.

Sudan’s Recovery Crippled by U.S. Sanctions Policy

In Africa, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Human Rights, Middle East & North Africa, NGOs, Solidarity, Sudan, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on June 15, 2020 at 8:54 PM

By René Wadlow

 

Economic recovery from decades of stagnation and misuse of resources during the 30-year dictatorship of Omar al-Bashir is critical for Sudan’s civilian-led transitional government.

Since August 2019, Sudan has been led by a Council made up of six civilians and five members of the military with a cabinet of liberal civilian administrators headed by Prime Minister Abdallah Hamdok, a former economist with the United Nations (UN). Elections are scheduled for next year, time for civil society to organize.

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However, chronic economic problems could lead elements in the armed forces to assert further their influence even without trying to take power. Sudan faces deep economic challenges. There is a backlog of domestic needs. The consequences of the creation of a separate State of South Sudan are still not resolved. The armed conflicts in the Darfur provinces, while not as active as earlier, still exist. Real economic development in Darfur is stopped.

The Association of World Citizens (AWC) was the first nongovernmental organization to raise the Darfur conflicts in the UN Commission on Human Rights in early 2004. Since then, our Association has striven to have negotiations in good faith to resolve the issues. However, the original opposition alliances have broken down into smaller, tribal-based groups and no real negotiations have been able to be held.

A strong obstacle to Sudan’s economic development is the continued United States (U. S.) economic sanctions which impact trade and investment. The U. S. sanctions policy prevents loans from international institutions such as the World Bank. The U. S. still lists Sudan as a “State sponsor of terrorism”. Sudan in an earlier period did house violent Islamist movements which carried out attacks in other countries such as the attack on the U. S. Embassy in Kenya. However, the violent Islamist groups were not “sponsored” by the government of Sudan.

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Prime Minister Abdallah Hamdok of Sudan

Prime Minister Abdallah Hamdok in his address to the UN General Assembly said that these U. S. sanctions “have played havoc on our people causing them untold misery of all types and forms. We, in the transitional government call on the United States of America to take Sudan off the list of State Sponsors of Terrorism.”

Such a realistic request is a necessary first step toward the creation of a stable Sudan which should be able to play a positive role in an unstable part of the world. The AWC will continue its efforts for a Sudan in which all can play a positive role.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Plus que jamais, créer un Etat en paix pour tous en Libye

In Africa, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Democracy, Human Rights, Humanitarian Law, Libya, Middle East & North Africa, Modern slavery, NGOs, Refugees, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, War Crimes, World Law on June 11, 2020 at 8:10 AM

Par Bernard J. Henry

 

Dans la Libye où rien ne semble pouvoir éteindre les braises de la guerre civile, l’appel à un cessez-le-feu et à la poursuite des négociations lancé le 6 juin par le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en présence du Général Khalifa Haftar a vécu.

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Le Général Khalifa Haftar

Le 4, les troupes du Gouvernement d’accord national (GAN) du Premier Ministre Fayez al-Sarraj, reconnu par l’ONU, reprenaient la ville. Une défaite majeure pour Haftar, longtemps vu comme l’homme fort du pays mais dont les revirements sur les accords conclus et le refus d’en adopter de nouveaux ont mené à sa remise en question, y compris par l’Egypte et la Russie qui lui préféreraient, pour représenter la Cyrénaïque qui recouvre le tiers oriental de la Libye, Aguila Saleh, le Président du Parlement hostile au GAN.

Le 9, les chefs de la diplomatie français, italien et allemand, accompagnés du Haut Représentant de l’Union européenne, appelaient ensemble à reprendre les pourparlers et la recherche d’un cessez-le-feu, prenant en compte les discussions du Caire et demandant dans un communiqué conjoint «instamment, toutes les parties libyennes et internationales à faire cesser de manière effective et immédiate toutes les opérations militaires et à s’engager de façon constructive dans les négociations en format 5+5, sur la base du projet d’accord du 23 février».

Néanmoins, la course à l’influence menée par les diplomaties russe et turque menace d’emblée toute recherche de la paix sur ce seul fondement. Comment, dès lors, envisager une paix prochaine et durable dans la Libye qui, depuis 2011 et la fin du régime Kadhafi, n’a plus d’État que le nom ?

Un Etat qui n’a jamais su s’inventer

Avec le retournement de la situation militaire, les espoirs sont ouverts pour des négociations plus fructueuses et, plus encore, afin d’envisager des formes nouvelles et stables de gouvernement.

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Le Premier Ministre Fayez al-Sarraj

De longue date, l’Association of World Citizens (AWC) appelle à la création en Libye de structures gouvernementales nouvelles qui prennent en compte la nature géographique du pays, particulièrement en ce qui concerne la nature tribale de la population.

Après la fin de la colonisation italienne en 1952, la Libye fortement marquée par les combats de la Seconde Guerre Mondiale n’a jamais su se trouver en tant qu’entité étatique, ni la monarchie du roi Idriss Ier, ni la République arabe libyenne proclamée en 1969 par Mouammar Kadhafi et encore moins la Jamahiriya, néologisme signifiant «l’État des masses» et désignant une forme d’Etat minimaliste mise en place en 1977 n’étant parvenues à cimenter le pays.

Depuis la fin du régime Kadhafi en 2011, deux provinces de Libye démontrent cet échec par deux exemples extrêmes.

Un conte de deux Libye – sans grandes espérances

A la frontière sud derrière le Sahara, le Fezzan et ses oasis abritent plus de deux cent mille personnes. La terre de l’ordre soufiste du roi Idriss n’inquiétait guère Tripoli du temps de Kadhafi, qui n’y voyait guère un foyer de contestation. Mais après 2011, le Fezzan s’est trouvé livré au trafic de drogue, d’armes et même d’êtres humains. Il a fallu que ce soit l’ancienne puissance coloniale, l’Italie, qui attire l’attention sur l’anarchie gangrénant le Fezzan – et pour cause, nombre de migrants africains qui gagnent le pays passaient par cet enfer.

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Ibrahim Jadran

A l’est, le Cyrénaïque adossé à l’Egypte a vu se développer dans l’ère post-Kadhafi le règne d’un chef de milice, Ibrahim Jadran. Emprisonné en 2005 avec ses quatre frères pour avoir tenté de fomenter une rébellion armée contre le «guide de la révolution» Kadhafi, il sort avec eux de prison à la faveur de la révolution de 2011. Accédant l’année suivante à la hiérarchie des Gardes de Défense du Pétrole protégeant les infrastructures pétrolières du pays, il se prononce pour un fédéralisme aussi décentralisateur que possible en Libye. L’année suivante, il instaure le Bureau politique de Cyrénaïque et proclame l’autonomie de la province, défiant Tripoli et tentant sans succès de vendre à son seul profit du pétrole à l’étranger. En juin 2018, il fuit la débâcle de sa Force d’autodéfense de la Cyrénaïque, un temps forte de 17 500 hommes devant les troupes de Haftar. Le 12 septembre, le Conseil de Sécurité de l’ONU adopte des sanctions individuelles contre Jadran pour ses attaques armées contre les forces du général.

Si les deux provinces offrent ce que Charles Dickens, auteur d’Un conte de deux cités, aurait pu appeler un «conte de deux Libye», il n’existe dans l’une et l’autre aucune place pour Les grandes espérances, autre roman de Dickens, tant le chaos qui mène au banditisme généralisé et l’aventure personnelle d’un seigneur de la guerre se voulant magnat du pétrole sont deux exemples de ce que l’avenir de la Libye ne doit pas être.

La Libye comme l’Europe, «Unie dans la diversité»

L’histoire l’a quelque peu oublié, mais l’Etat libyen de 1952 se nommait le Royaume-Uni de Libye, à l’image de la Grande-Bretagne. Pour autant, tenter d’unir autour d’une figure monarchique un pays aux identités locales, voire «micro-locales» selon l’expression du chercheur français Patrick Haimzadeh, à ce point enracinées et prononcées relevait de l’utopie, sans une forme de gouvernement à l’image, par exemple, du Royaume-Uni contemporain avec un Parlement en Ecosse, une Assemblée du Pays de Galles et une autre en Irlande du Nord en plus du Gouvernement britannique à Londres.

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L’histoire n’était pas prête, sans doute. Elle ne le sera pas davantage si, au cas où le Brexit tournerait mal, les nations composant le Royaume-Uni venaient à se découvrir plus diverses qu’elles ne sont unies et l’une ou plusieurs d’entre elles plébiscitaient leur indépendance.

Aujourd’hui, le seul salut de la Libye réside dans une structure gouvernementale faisant d’elle un pays qui soit à l’image de la devise de l’Union européenne, «Unie dans la diversité». Désunis, les Britanniques ne se tueraient pas. Les Libyens, oui, depuis près de dix ans. Ce qui leur manque, ce n’est pas un homme pour les diriger. C’est de pouvoir se diriger eux-mêmes, être eux-mêmes et apprendre à se ressembler dans la différence.

Bernard J. Henry est Officier des Relations Extérieures de l’Association of World Citizens.

Education for Global Citizenship

In Being a World Citizen, Conflict Resolution, Human Development, Human Rights, Korean Peninsula, NGOs, Solidarity, Spirituality, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on April 22, 2020 at 7:59 PM

By René Wadlow

The United Nations Educational, Scientific, and Cultural Organization (UNESCO) has taken a lead in Education for Global Citizenship, starting in 2013 with the UNESCO Forum of Global Citizenship Education. Global Citizenship refers to a sense of belonging to the broader community of humanity. Global Citizenship emphasizes political, economic, social, and cultural interconnectedness between the local, the national, and the global. Education for Global Citizenship aims to develop an education based on creative and critical thinking that enables all people to contribute actively to political and development processes in a complex global society.

While it is important that Global Citizenship Education be implemented in the school system at all levels, Global Citizenship must also be carried out by those who are not directly part of the school programs such as nongovernmental organizations (NGOs). Thus, the United Nations Department of Public Information’s yearly conference for NGOs in 2016 was devoted to Education for Global Citizenship. The conference was held in the city of Gyeongju which had been the first capital in 900 AD of a unified Korea. The conference was able to draw on a larger-than-usual Asian NGOs.

The Association of World Citizens (AWC) which supports fully the Global Citizenship Education process was able to play an active role and continues its efforts.

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Prof. René Wadlow, President of the Association of World Citizens, addressing the UN DPI/NGO conference in Gyeongju.

Education for Global Citizenship is an essential strategy to address global challenges as well as to promote gender equality, facilitate the eradication of poverty and hunger, build skills, eliminate corruption, and prevent violence. Education for Global Citizenship promotes truly sustainable production and consumption, mitigating climate change and its effects, protecting our waters and biodiversity.

The AWC stresses that Education for Global Citizenship needs to highlight the importance of the human spirit in educational philosophy and practice. World Citizens hold that there are inter-acting dimensions of existence from the physical to the mental and to the dimension of the spirit. Education should consider all these dimensions and not just the physical and mental which is today the focus of most education systems.

We are still at an early stage in the creation of an Education for Global Citizenship. (1)  Education for Global Citizenship is part of a long-term process to build the defenses of peace in the minds of women and men. The Constitution of UNESCO states “Since wars begin in the minds of men, it is in the minds of men that the defenses of peace must be constructed.”

Education for Global Citizenship often means changing deep-set attitudes and behavior. Yet there is much on which we can build. There is a rich body of knowledge and experience which helps students gain in self-confidence and harmony within themselves, harmony with Nature and harmony with their fellow humans.

Education for Global Citizenship requires a comprehensive system of education and training for all groups of people at all age levels, both formal and non-formal education. This is a process of awakening a sense of responsibility for the destiny of humanity as a whole.

The AWC stresses that our oneness with humanity and our acceptance of the whole planet as our home involves a process of change both in the attitudes of individuals and in the politics of States. Humanity is clearly moving towards participation in the emerging World Society. An awareness of the emerging World Society and preparation for full and active participation in this World Society is a necessary element of Education for Global Citizenship at all levels from primary schools though university and adult education.

The AWC highlights that a World Citizen is one:

– Aware of the wider world and has a sense of his role as a world citizen;

– Respects and values diversity;

– Has an understanding of how the world works economically, politically, socially, and culturally, and is willing to act to make the world a more equitable and sustainable place;

– Participates in and contributes to the community at a range of levels from the local to the global.

Note

(1) See Luis Cabrera. The Practice of Global Citizenship (Cambridge University Press, 2016)

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Libya: The Fairy Godmothers Hoping to Bless a New State Structure Meet in Berlin

In Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Humanitarian Law, International Justice, Libya, Middle East & North Africa, NGOs, Refugees, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on January 22, 2020 at 9:16 PM

By René Wadlow

The Fairy Godmothers of world politics met in Berlin on January 19, 2020 to assist at the birth of a State structure arising from the currently deeply divided factions of Libya: German Chancellor Angela Merkel and United Nations (UN) Secretary-General Antonio Guterres were the co-hosts with the Turkish Recep Tayyip Erdogan, Russia’s Vladimir Putin, France’s Emmanuel Macron, the United Kingdom’s Boris Johnson, the USA’s Mike Pompeo as well as the less easily recognized officials – the Prime Minister of Italy, Giuseppe Conte, and the representatives of China, Egypt, Algeria, and the United Arab Emirates. There were also representatives of the major intergovernmental organizations involved in Libya: the UN, the European Union, the African Union and the League of Arab States.

The Final Document of the Berlin Conference is an effort to please all participants, but, in fact, on the crucial issue of the creation of a functioning administration for Libya, there was only a broad vision of a desirable future: a single, unified, inclusive, and effective Libyan government that is transparent, accountable, fair with equitable distribution of public wealth and resources between different Libyan geographic areas, including through decentralization and support for municipalities, thereby removing a central grievance and cause of recrimination.

The creation of such State structures has been the chief issue since 1945 when the Allies – Britain, the USA and the USSR – agreed that the Italian colonies should not be returned to Italy, although Italian settlers were encouraged to stay. The Allies did not want to create the structures of the new State believing that this task should be done by the Libyans themselves. Also, the three Allies disagreed among themselves as to the nature of the future State.

King Idris I of Libya

By 1950-1951 with more crucial geopolitical issues elsewhere, the Allies were ready for the creation of a Libyan State. It seemed that a monarchy was the most appropriate form of government as there were no structured political parties that could have created a parliamentary government. Thus in 1951, Idris was made the King of the State. Idris was the head of the Senussi Sufi Order created by his father. The Senussi Sufi Order had branches in most parts of the country. Idriss ruled the country as if it were a Sufi order and did little to structure non-religious political structures. Idris ruled until September 1969 when he was overthrown by Muammar Qaddafi.

Qaddafi was also not interested in creating permanent political parties which, he feared, might be used against him. He called himself “the Guide of the Revolution” not “President” and Libya became the Libyan Jamahiriya, that is, the authority of the people. The closest model to Qaddafi’s vision is a Quaker Meeting, where decisions are taken by consensus and compromise at the local level. These decisions are then sent as recommendations to the next higher level where by consensus and compromise again a decision is taken. Ultimately, these decisions reach to the top of Libya, and the “Guide” sees how they can be carried out.

Muammar Qaddafi

The problem with the governance of Libya was that not everyone was a member of a Sufi order where the search for enlightenment in a spirit of love was the way decisions were to be made. Moreover, there were hardly any Libyan Quakers, and compromise was not the chief model for the tribal and clanic networks which was how the country was structured under Qaddafi.

Since the overthrow and death of Qaddafi in 2011, there has been no agreement on how the country should be structured. The model which is most likely to be followed is that of General Khalifa Haftar, who now likes to be addressed as “Field Marshal”. The model is a military-based dictatorship with a small number of civilians as “window dressing”. The model is well represented through the world although not always held up as a model form of government. Haftar holds a good bit of the Libyan territory, although his hope of a quick victory over the “national unity” government in the capitol Tripoli has not been successful for the moment.

Faiez Sarraj

The National Unity Government of Faiez Sarraj is a civilian-led government but heavily dependent for its survival on tribal militias. The model for the government is that of Recep Tayyip Erdogan of Turkey with a certain ideological coloring from the Islamic Brotherhood, originally from Egypt but whose ideology has spread. What type of structures can be created between these two major models is not known. I would expect to see a Khalifa Haftar-led government with a few civilians brought in from the National Unity Government.

General Khalifa Haftar

The only geographic area outside of the current Tripoli-centered conflict between Faiez Sarraj and Khalifa Haftar is the area known as the Fezzan – the southwestern part of the country on the edge of the Sahara. The area was associated with the rest of the country during the period of King Idriss as there were a number of branches of his Sufi order in the oases where most of the 200,000 people in the area live, mostly date palm farmers. Gaddafi largely left the area alone as there was little possibility of developing organized opposition. However, today, the governmental neglect has opened the door to wide-spread smuggling of people, weapons and drugs. The Italian government in particular has drawn international attention to the lack of administration in the Fezzan as many of the African migrants who end up in Italy have passed through the Fezzan on their way to Europe.

The creation of highly decentralized governmental structures in Libya will not be easy. Nevertheless, such decentralized administration is key to the future, and a challenge to all of us who want to see a peaceful and relatively just Libya.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

A Vibrant World Civil Society

In Being a World Citizen, Conflict Resolution, Democracy, Europe, Human Rights, NGOs, Solidarity, The Search for Peace, Track II on January 4, 2020 at 11:21 PM

By René Wadlow

The term “civil society” came into extensive use especially in Europe in the mid -1970s as efforts to bridge the East-West divide and prevent the dangers of war in Europe. As Mary Kalder writes “A group of us launched the European Nuclear Disarmament (END) Appeal for a nuclear-free Europe. The Appeal attracted thousands of signatures from all over Europe and beyond and was one of the mobilizing documents of the new peace movement which sprang up in Western Europe in the early 1980s. The Appeal called for nuclear disarmament through unilateral, bilateral, and multilateral means, but it was also an appeal to end the Cold War. It accorded responsibility in the Cold War to both the United States and the Soviet Union and insisted on the link between disarmament and democracy.” (1)

Ernest Gellner

The END Appeal looked to positive action from “civil society” within the Soviet bloc which was starting to be vocal outside of the government-controlled peace organizations which largely reflected Soviet government policy in their interaction with Western peace-disarmament non-governmental organizations. As Ernest Gellner writes, “Civil Society is the idea of institutional and ideological pluralism, which prevents the established monopoly of power and truth and counterbalances those central institutions which though necessary, might otherwise acquire such monopoly. The actual practice of Marxism had led, wherever it came to be implemented to what might be called Caesaro-Papism-Mannonism to the near total fusion of the political, ideological, and economic hierarchies. The state, the church-party, and the economic managers were all parts of one single nomenclature… Civil Society is that set of diverse nongovernmental institutions which is strong enough to counterbalance the state and, while not preventing the state from fulfilling its role as keeper of the peace and arbitrator between major interests, can nevertheless prevent it from dominating and atomizing the rest of society.” (2)

Vaclav Havel

Vaclav Havel, although he later became president of a State, was a valuable symbol of the efforts to develop a civil society. “We emphasized many times that the struggle we had taken on had little in common with what is traditionally understood by the expression ‘politics.’ We discussed such concepts as non-political politics, and stressed that we were interested in certain values and principles and not in power and position. We emphasized the importance of the spirit, the importance of truth and said that even spirit and truth embody a certain kind of power.” (3)

Today, more than in the recent past, we are faced with a revival of the Caesaro-Papism-Mannonism States whose interactions, especially in the wider Middle East, could lead to armed conflicts. In addition to the Caesaro-led States, the world society faces terrorism as movements with goals, gurus, ideologues, myths and martyrs. Thus there is a need to develop and structure a world-wide civil society. The concept of civil society is probably the platform for future progressive action. The global civil society is a ‘power shift’ of potentially historic dimensions with bonds of trust, shared values and mutual obligations which cross national frontiers. With the war drums starting to beat, creative action is needed now.

Notes

1) Mary Kaldor (Ed.), Europe from Below (London: Verso, 1991)
2) Ernest Gellner, Conditions of Liberty: Civil Society and its Rivals (London: Penguin Books, 1996)
3) Vaclav Havel in Mary Kalder (Ed.), Europe from Below.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Migration and Awareness of Trafficking in Persons

In Africa, Asia, Being a World Citizen, Conflict Resolution, Current Events, Environmental protection, Europe, Fighting Racism, Human Rights, Middle East & North Africa, Migration, NGOs, Refugees, Solidarity, The Search for Peace, Track II, United Nations, World Law on October 28, 2019 at 12:40 PM

By René Wadlow

On October 23, 2019, 39 people, 8 women and 31 men, were found dead in a refrigerated trailer truck coming from Belgium in the last leg of its journey. The truck was at a parking lot in Essex, near London, England. The identity of the persons is still in the process of being investigated. They may be Vietnamese having traveled through China, or Chinese. The victims draw sad attention to the process of trafficking in persons.

The United Nations (UN) Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration has drawn attention to the positive aspects of migration. However, there are also negative aspects so that we are also concerned with migration that is not safe such as trafficking in persons. A UN report presented to the Commission on the Status of Women highlighted that human trafficking is one of the fastest growing criminal industries and one of the biggest human rights crises today. The vast majority of victims trafficked are for sexual exploitation, while others are exploited for forced labor and forced marriage.

One aspect of migration issues is the issue of the trans-frontier trafficking in persons. Awareness has been growing, but effective remedies are slow and uncoordinated. Effective remedies are often not accessible to victims of trafficking owing to gaps between setting international standards, enacting national laws and then implementation in a humane way.

The international standards have been set out in the United Nations Convention against Transnational Organized Crime and its Protocol to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children. The Convention and the Protocol standards are strengthened by the International Convention on the Protection of the Rights of All Migrant Workers and Members of their Families. The worldwide standards have been reaffirmed by regional legal frameworks such as the Council of Europe Convention on Action against Trafficking in Human Beings.

Despite clear international and regional standards, there is poor implementation, limited government resources and infrastructure dedicated to the issue, a tendency to criminalize victims and restrictive immigration policies in many countries.

Trafficking in persons is often linked to networks trafficking in drugs and arms. Some gangs are involved in all three; in other cases agreements are made to specialize and not expand into the specialty of other criminal networks.

Basically, there are three sources of trafficking in persons. The first are refugees from armed conflicts. Refugees are covered by the Refugee Conventions supervised by the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR) in the country of first asylum. Thus, Syrian refugees are protected and helped by the UNHCR in Lebanon, but not if they leave Lebanon. As 25% of the population of Lebanon are now refugees from the conflicts in Syria, the Lebanese government is increasingly placing restrictions on Syrian’s possibility to work in Lebanon, to receive schooling, medical services, proper housing etc. As a result, many Syrians try to leave Lebanon or Turkey to find a better life in Western Europe. Refugees from Iraq, Afghanistan, Sudan follow the same pattern.

The second category are people leaving their country for economic reasons − sometimes called “economic refugees.” Migration for better jobs and a higher standard of living has a long history. Poverty, ethnic and racial discrimination, and gender-based discrimination are all factors in people seeking to change countries. With ever-tighter immigration policies in many countries and with a popular “backlash” against migrants in some countries, would-be migrants turn to “passers” − individuals or groups that try to take migrants into a country, avoiding legal controls.

A third category − or a subcategory of economic migration − is the sex trade, usually of women but also children. As a Human Rights Watch study of the Japanese “sex-entertainment” businesses notes “There are an estimated 150,000 non-Japanese women employed in the Japanese sex industry, primarily from other Asian countries such as Thailand and the Philippines. These women are typically employed in the lower rungs of the industry either in ‘dating’ snack bars or in low-end brothels, in which customers pay for short periods of eight or fifteen minutes. Abuses are common as job brokers and employers take advantage of foreign women’s vulnerability as undocumented migrants: they cannot seek recourse from the police or other law enforcement authorities without risking deportation and potential prosecution, and they are isolated by language barriers, a lack of community, and a lack of familiarity with their surroundings.” We find similar patterns in many countries.

The scourge of trafficking in persons will continue to grow unless strong counter measures are taken. Basically, police and governments worldwide do not place a high priority on the fight against trafficking unless illegal migration becomes a media issue. Therefore, real progress needs to be made through nongovernmental organizations (NGOs), such as the Association of World Citizens, which has raised the issue in the UN Human Rights bodies in Geneva. There are four aspects to this anti-trafficking effort. The first is to help build political will by giving accurate information to political leaders and the press. The other three aspects depend on the efforts of the NGOs themselves. Such efforts call for increased cooperation among NGOs and capacity building.

The second aspect is research into the areas from which children and women are trafficked. These are usually the poorest parts of the country and among marginalized populations. Socioeconomic and educational development projects must be directed to these areas so that there are realistic avenues for advancement.

The third aspect is the development of housing and of women’s shelters to ensure that persons who have been able to leave exploitive situations have temporary housing and other necessary services.

The fourth aspect is psychological healing. Very often women and children who have been trafficked into the sex trades have a disrupted or violent family and have a poor idea of their self-worth. This is also often true of refugees from armed conflict. Thus, it is important to create opportunities for individual and group healing, to give a spiritual dimension to the person through teaching meditation and yoga. There are needs for creating adult education facilities so that people may continue a broken education cycle.

There are NGOs who are already working along these lines. Their efforts need to be encouraged and expanded.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

Harvin Khalaf : Une lumière s’est éteinte, mais la réconciliation reste à faire

In Being a World Citizen, Conflict Resolution, Cultural Bridges, Current Events, Democracy, Human Rights, Humanitarian Law, International Justice, Middle East & North Africa, Solidarity, Syria, The Search for Peace, War Crimes, World Law on October 22, 2019 at 12:16 PM

Par René Wadlow

Le 12 octobre 2019, Havrin Khalaf, Co-secrétaire générale du Parti de l’Avenir de la Syrie, a été abattue à un barrage routier par la milice Ahrar al-Shargiya soutenue par la Turquie. Le Parti de l’Avenir de la Syrie avait été formé en mars 2018 à Raqqa afin de créer «une Syrie démocratique, pluraliste et décentralisée». Le Parti était actif au sein de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie – région souvent désignée par les Kurdes en tant que Rojava. La région présente une haute diversité, tant de par les groupes qui la peuplent que par les religions qui y sont représentées. Le Parti de l’Avenir de la Syrie cherchait donc à bâtir des ponts de compréhension entre Kurdes, Arabes, Turkmènes et tous les autres groupes, ainsi qu’entre Musulmans, Chrétiens et Yézidis. L’espoir était que cet effort pour bâtir des passerelles devienne un exemple pour tout le reste de la Syrie.

Avant même le début des combats en Syrie en 2011, la société syrienne était divisée selon des critères ethniques et religieux. Les hostilités, le déplacement de populations, la montée de l’Etat islamique (Daesh) n’ont fait qu’accroître les divisions ethniques et religieuses. Dans de nombreux cas, la confiance entre les groupes a été brisée, et même la coopération a minima qui se manifestait à travers des liens économiques a volé en éclats. Rebâtir la coopération, et c’était l’un des buts principaux du Parti de l’Avenir de la Syrie, s’avérera difficile. L’incursion des forces turques et de leurs alliés syriens au nord-est de la Syrie va rendre la coopération par-delà les divisions ethniques et religieuses encore plus ardue.

A elle seule, Havrin Khalaf symbolisait cet effort de réconciliation. Elle était également un symbole de la quête pour l’égalité entre femmes et hommes. Femme kurde, elle avait pour Co-secrétaire général du Parti de l’Avenir de la Syrie un homme arabe. Femme dotée d’une solide éducation – elle avait été diplômée de l’Université d’Alep en 2009 – elle était particulièrement active en matière d’autonomie et de renforcement des femmes. Elle avait souvent officié comme porte-parole auprès de diplomates, journalistes, et travailleurs humanitaires en visite dans la région. Jouissant d’une haute visibilité, elle n’a pu être tuée que de manière délibérée. En même temps qu’elle, le chauffeur de la voiture du Parti à bord de laquelle elle se déplaçait a trouvé la mort.

Le danger est réel de voir de tels assassinats se multiplier avec l’avancée des troupes turques et l’expansion permanente de leur contrôle sur ce qu’ils appellent, non sans ironie, une « zone de sécurité ». Déjà dans un passé récent, l’occupation turque de la région d’Afrin a entraîné des déplacements de population, des pillages, des prises d’otages et des tortures. Il est également à craindre que les territoires du nord-est de la Syrie récemment repassées sous le contrôle du Gouvernement syrien ne soient pas épargnées par les crimes de vengeance, ni par les violations des Droits Humains ou du droit humanitaire international pour des motifs politiques.

Avec le décès de Havrin Khalaf à trente-quatre ans, une lumière vient de s’éteindre. Mais la réconciliation reste à faire. Il faut des voix nouvelles. Nous qui vivons en dehors de la Syrie, nous devons voir ce que nous pouvons faire pour faciliter ce rôle vital de construction de ponts entre les êtres humains.

Le Professeur René Wadlow est Président de l’Association of World Citizens.

Havrin Khalaf: A Light Has Gone Out But The Tasks of Reconciliation Remain

In Being a World Citizen, Conflict Resolution, Cultural Bridges, Current Events, Democracy, Human Rights, Humanitarian Law, International Justice, Middle East & North Africa, Solidarity, Syria, The Search for Peace, War Crimes, World Law on October 22, 2019 at 10:02 AM

By René Wadlow

On October 12, 2019, Havrin Khalaf, the Co-Secretary-General of the Future Syria Party was shot to death at a roadblock by the Turkish-backed militia, Ahrar al-Shargiya. The Future of Syria Party had been formed in March 2018 in Raqqa with its aim of a “democratic, pluralistic, and decentralized Syria.” The Party was active in the Autonomous Administration of North and East Syria — an area often referred to by the Kurds as Rojava. The area is highly diverse in both population groups and religions. Thus, the Future Syria Party wanted to build bridges of understanding among Kurds, Arabs, Turkmen, and other ethnic groups as well as among Muslims, Christians and Yezidis. The hope was that this bridge-building effort would become a model for all of Syria.

Even before the fighting began in Syria in 2011, the Syrian society was divided along ethnic and religious lines. The fighting, the displacement of people, the rise of the Islamic State (ISIS) has increased ethnic and religious divisions. In many cases, trust among groups has been broken, and even minimal cooperation through economic links has been broken. Rebuilding cooperation, a chief aim of the Future Syria Party, will be difficult. The move of Turkish forces and their Syrian allies into northeast Syria will make cooperation across ethnic and religious divides even more difficult.

Havrin Khalaf was a symbol of this reconciliation effort. She was also a symbol of the quest for equality between women and men. As a Kurdish woman she had an Arab man as Co-Secretary-General of the Party. As an educated woman – she received a degree from the University of Aleppo in 2009 – she was particularly active for the empowerment of women. She often served as spokesperson for visiting diplomats, journalists, and aid workers. As a highly visible person, her killing was deliberate. The driver of the Party car she was in was also killed at the same time.

There is a real danger that such killings increase as Turkish troops advance and control an ever-larger part of what the Turks have ironically called “the safe zone.” Earlier Turkish occupation of the Efrin area has led to the displacement of people, looting, hostage-taking and torture. We can also fear that areas in northeast Syria newly under the control of the Syrian Government will not be free from revenge killings and politically-motivated violations of human rights and international humanitarian law.

With the death of Havrin Khalaf at the age of 34, a light has gone out. The tasks of reconciliation remain. New voices are needed. We outside of Syria must see how best we can facilitate this vital role of bridge-building.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

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