Office to the United Nations - Geneva

“A Living Thing is Born”

In Being a World Citizen, Conflict Resolution, Human Development, International Justice, The Search for Peace, United Nations, World Law on November 15, 2014 at 4:18 PM

“A LIVING THING IS BORN”
by René Wadlow

 

 

November 15, 1920 – The First Assembly of the League of Nations, Geneva

 

 

 

“A general association of nations must be formed under specific covenants for the purpose of affording mutual guarantees of political independence and territorial integrity to great and small States alike.” President Woodrow Wilson. The last of the fourteen points in which he set out in January 1918 the Allied war aims.

November 15 marks the anniversary of the first session of the Assembly of the League of Nations. Representatives of 44 States entered La Salle de la Réformation in central Geneva. The Salle had been built originally as a meeting place for Protestant refugees from France and Italy who needed a place of worship and a place for discussions and welfare. In the large hall, there was Léon Bourgeois, the oldest delegate and a long-time French worker for peace. Ignace Paderewski headed the Polish delegation in a room where he had given piano concerts. There was Lord Robert Cecil, who with Jan Christian Smuts of South Africa was a principle author of the League Covenant. There were delegates from South Africa and India which had “dominion status” but were not yet fully independent.

Significant were the countries not represented: the USA, the USSR, Germany, Austria and Hungary − all of whom had participated in parts of the First World War. Woodrow Wilson had welcomed the birth of the League of Nations: “A living thing is born.” Unfortunately, the League ran into difficulties from the start. The United States refused to join; too long a time elapsed before Germany was admitted or the USSR asked to join. The legacy of the First World War, codified in the Versailles Treaty, upset both the political and economic climate: huge reparations due by Germany, the payment of large debts by the Allies to the US, monetary collapse in several countries and economic protectionism rampant. All this contributed to the Great Depression of the 1930s.

The greatest trouble, however, was the mentality of the officials in national foreign ministries and war offices who were thinking in terms of the balance of power and who could not bring themselves to face new challenges. Nor was there among the general public a sense of global citizenship, of world loyalty which might have influenced government leaders in a more positive direction. Even today, as Brian Urquhart has said of the United Nations (UN), “There has yet to emerge, on the international scene, a great combined popular constituency to insist on the necessity of a respected central order and an orderly process of law and the keeping of peace.” However, there were real contributions of the League to the development of world institutions. The UN’s structure is that of the League − only the names have been changed: The League Assembly became the General Assembly, the League Council became the Security Council, the Mandates Commission became the Trusteeship Council.

A crucial contribution was the creation of an impartial civil service responsible only to the head of the organization under the obligation not to accept instructions from any government or outside authority. The League created a high quality staff under the direction of the first Secretary-General, Sir Eric Drummond, who served from the start until 1933.

The League also provided the starting point for future work on refugees, drug control, health and agriculture through its close cooperation with the International Institute of Agriculture set up in Rome. The International Labor Organization functioned alongside the League, its budget being voted by the League Assembly.

Looking back, we can mark the progress not only of the institutions but also the persons who shape them. A new breed of international civil servants are evolving within world organizations and non-governmental organizations active within the UN system to make this earth a true home for humanity. They have dedicated themselves to the same tasks that the League began but left unfinished.

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

A l’ombre du Pays des Cèdres, pas de refuge pour les Syriens

In Current Events, Human Rights, International Justice, Middle East & North Africa, Solidarity, The Search for Peace, War Crimes, World Law on September 29, 2014 at 11:51 AM

A L’OMBRE DU PAYS DES CEDRES, PAS DE REFUGE POUR LES SYRIENS

Par Bernard Henry

 

Lorsque l’on pense au Liban et à la Syrie, l’on ne peut oublier la longue guerre civile libanaise, l’ingérence permanente de Damas et la fin du conflit en 1990 qui laissa Hafez el-Assad, le Président syrien, seul maître du Liban. L’on se souvient de l’assassinat, le 14 février 2005 à Beyrouth, de l’ancien Premier Ministre libanais Rafic Hariri, élément déclencheur du retrait précipité du Liban de cette Syrie qui s’y croyait pour toujours en terrain conquis.

Rares sont ceux qui pensent, aujourd’hui, aux 1 200 000 Syriens réfugiés au Liban voisin, fuyant le conflit qui ravage leur pays depuis trois ans et la répression sanglante de toute résistance à la dictature de Bachar el-Assad, le fils d’Hafez. Ayant succédé en 2000 à son père décédé, le jeune Bachar avait tôt fait de décevoir les espoirs de réforme placés en lui, ayant tout au contraire accru l’écrasement de la dissidence à partir de 2004 et n’ayant laissé d’autre choix à son peuple, au printemps 2011, que de prendre les armes.

Ce n’est pas une actualité dominée par les conquêtes militaires de Daesh, le fameux « Etat islamique en Irak et au Levant », qui se veut même « Etat islamique » tout court maintenant qu’il a soumis une portion conséquente de l’Irak, qui va y changer quelque chose. Persécutant les minorités dans les zones tombées sous sa coupe, Chrétiens et Yazidis notamment, Daesh a réalisé l’exploit de concentrer sur ses méfaits l’attention d’une Session spéciale du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU le 1er septembre dernier.

Il n’en fallait guère plus à de bonnes consciences occidentales déjà enclines à soutenir Bachar al-Assad, certes jugé désagréable parce que dictateur, contre une révolution syrienne condamnée par contumace parce que contenant des éléments islamistes, pour parler aujourd’hui, en dépit même de faits accablant le régime de Damas, de blanchir Assad en tant qu’allié de circonstance contre l’islamisme barbare de Daesh, quitte à lui faire ainsi crédit de la création du groupe islamiste dont son régime est pourtant le premier fautif, à la manière d’un Frankenstein.

Mais que diraient ceux-là du sort des réfugiés syriens d’Ersal, ce village de trente mille âmes de la Beqaa à quelques cent vingt kilomètres au nord-est de Beyrouth ?

Un village libanais au cœur de la guerre en Syrie

Depuis le début de la guerre, bien que protégé en théorie par la frontière libanaise, Ersal est littéralement partie prenante au conflit syrien. La population locale ayant pris fait et cause depuis le départ pour l’Armée syrienne libre, Ersal accueille aujourd’hui non moins de cent dix mille réfugiés syriens, répartis dans plusieurs camps de la ville, dont par exemple celui d’Alsanabel.

L’été dernier, c’est la guerre proprement dite qui a fini par s’inviter à Ersal, avec l’incursion dans le village de combattants du groupe armé syrien Jahbat al-Nosra, avatar syrien d’Al-Qaïda, après l’arrestation de l’un de ses dirigeants, Imad Ahmad Joumaa.

D’interminables et violents combats ont ensuite opposé Jahbat al-Nosra et l’armée libanaise, avec, sous leurs feux croisés, des réfugiés syriens pris dans des affrontements par trop semblables à ceux auxquels, chez eux, ils avaient échappé. Même le retrait d’Ersal de Jahbat al-Nosra le 6 août dernier ne ramena pas la paix, l’armée libanaise se livrant depuis lors à une répression féroce à travers la ville et dans les camps de réfugiés – les réfugiés, dont treize mille sur les cent vingt-trois mille que comptait Ersal ont regagné la Syrie, leur lieu d’asile espéré étant devenu pire encore que l’enfer qu’ils avaient fui.

L’armée libanaise n’est pas celle d’Assad. Mais dans un Liban se cherchant désespérément un Président depuis mai dernier, elle est ce qui s’approche le plus d’une colonne vertébrale de l’Etat. Et bien sûr, sa mission première demeure la défense du territoire, mission dans laquelle un passé d’humiliation, non dans une moindre mesure pendant la guerre civile, lui interdit la moindre faiblesse.

Septembre porte le noir souvenir d’un épisode de cette guerre des plus humiliants pour l’armée libanaise – Sabra et Chatila, en 1982, lorsque plus de mille civils palestiniens et sud-libanais furent exécutés dans les deux camps de réfugiés beyrouthins par les Kataeb, les Phalanges chrétiennes d’extrême droite du Président Bechir Gemayel, sous le regard complice de l’armée d’invasion israélienne.

Cet été, Tsahal s’est à nouveau distinguée de manière macabre en se livrant à Gaza à son opération la plus meurtrière depuis la création de l’Etat d’Israël, rendant plus vivace et brûlante encore la mémoire de Sabra et Chatila.

Tant le présent que le passé privent l’armée libanaise de tout droit à l’indulgence face à une force armée étrangère sur son sol. Il n’en faut pas plus pour céder aux traumatismes du passé, quitte à voir Jahbat al-Nosra là où il n’est plus, à la manière des Kataeb obsédées par la présence de fedayin de l’OLP tapis dans l’ombre de Sabra et Chatila. Et Alsanabel en a fait les frais.

Des réfugiés bombardés délibérément, l’un d’entre eux torturé à mort

Le 25 septembre, sous le commandement du Général Chamel Roukoz, des blindés font feu sans sommation sur le camp de réfugiés, dont s’emparent aussitôt les flammes. Tout se consume, et bientôt, le camp entier n’est plus que ruines. Les militaires pénètrent dans un Alsanabel livré à la panique et arrêtent quatre cent cinquante réfugiés, les plaquant face contre terre aux pieds des soldats.

Le 25 septembre dernier, les blindés libanais attaquent le camp d’Alsanabel.

Le 25 septembre dernier, les blindés libanais attaquent le camp d’Alsanabel.

Les flammes ravagent le camp, réduisant les maigres biens des réfugiés syriens en cendres.

Les flammes ravagent le camp, réduisant les maigres biens des réfugiés syriens en cendres.

Les forces armées libanaises forcent les réfugiés d’Alsanabel à se coucher à leurs pieds, les dépouillant de la moindre dignité humaine.

Les forces armées libanaises forcent les réfugiés d’Alsanabel à se coucher à leurs pieds, les dépouillant de la moindre dignité humaine.

Non, ce ne sont pas des sacs poubelle que l’on voit aux pieds des soldats libanais ; ce sont des réfugiés syriens, dont la vie et la dignité ne semble pourtant pas, aux yeux des militaires, valoir plus que cela.

Non, ce ne sont pas des sacs poubelle que l’on voit aux pieds des soldats libanais ; ce sont des réfugiés syriens, dont la vie et la dignité ne semble pourtant pas, aux yeux des militaires, valoir plus que cela.

Ce même jour à Alsanabel, les parents d’un jeune Syrien, Ahmad Mohammad Abdalla Aldorra, originaire de Qara, voient les soldats libanais leur apporter la dépouille mutilée de leur fils, arrêté le 20 septembre et qui a succombé à la torture.

Ahmad Mohammad Abdalla Aldorra, arrêté le 20 septembre par des soldats libanais.

Ahmad Mohammad Abdalla Aldorra, arrêté le 20 septembre par des soldats libanais.

Ses parents devaient ne le revoir que mort, son corps couvert de blessures reçues sous la torture.

Ses parents devaient ne le revoir que mort, son corps couvert de blessures reçues sous la torture.

Le sort des quatre cent cinquante personnes arrêtées demeure indéterminé.

D’aucuns peuvent bien s’obstiner à dire que, face au danger islamiste de Daesh, la dictature réputée « laïque » de Bachar el-Assad, même récusée par les capitales occidentales comme moindre mal face à une révolution syrienne jugée dévoyée par le djihadisme, peut constituer un rempart, pas idéal certes, mais un rempart.

Ce n’en est pas moins faire la scandaleuse économie, d’une part, de l’amnistie générale de cette année qui a ouvert grand les portes des prisons du régime pour en faire sortir, on ne peut plus sciemment venant de Damas, ceux qui sont allés aussitôt grossir les rangs de Daesh, et d’autre part, du verrouillage total de la société syrienne par le régime Assad depuis 2004, notamment au détriment des Kurdes qui, au sein de leur propre pays, sont devenus, plus encore que des étrangers, des invisibles.

Quant à la persécution de réfugiés syriens par une armée étrangère, en l’occurrence l’armée libanaise, contre quoi celle-ci peut-elle bien constituer un « rempart » ?

Une armée libanaise aux atours plus « laïcs » que Daesh est-elle plus fondée à harceler des civils, qui plus est des réfugiés ? Est-ce différent, a fortiori meilleur, que les attaques d’installations civiles et de lieux protégés, tels que des hôpitaux ou des écoles de l’ONU, reprochées à l’Etat d’Israël lors de sa campagne à Gaza l’été dernier ?

Un crime de guerre

Sabra et Chatila était un crime de guerre, Gaza cet été était un crime de guerre, et de la même façon, Alsanabel est un crime de guerre. Soit les autorités libanaises, cette fois seules en cause puisque c’est leur armée qui est intervenue et non une quelconque armée étrangère ou milice partisane, s’expliquent et/ou enquêtent de manière réelle et sérieuse, soit l’on saura quel parti elles ont désormais choisi – celui d’Assad et de Daesh, « les deux têtes du serpent » comme l’écrivaient le 18 septembre dernier dans Libération les Syriens Bassma Kodmani et Bicher Haj Ibrahim[i].

Ce serait dommage, et pour tout dire inexplicable, de la part d’un pays qui a tant souffert, dans son histoire récente, du fanatisme religieux et de la volonté de conquête militaire au mépris de l’intégrité territoriale d’un Etat et de l’unité de son peuple.

Ce que l’on reproche à Damas et Daesh tout à la fois, l’on ne peut l’admettre des soldats d’un pays qui accueille en connaissance de cause des réfugiés de Syrie. Le Liban a beau n’avoir pas ratifié la Convention des Nations Unies relative au Statut des Réfugiés de 1951, s’il accepte la présence de réfugiés étrangers sur son sol, il sait ce qu’il fait et, précisément, il le fait sous les auspices du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, qui œuvre pour faire respecter cette convention.

Si en 1982, les Libanais, des Kataeb jusqu’aux communistes, avaient su mettre de côté leurs divisions partisanes après Sabra et Chatila au profit de l’intérêt national, alors l’on s’attendrait à ce qu’ils en tirent aujourd’hui l’enseignement au profit des réfugiés syriens présents sur leur sol, en commençant par ceux d’Alsanabel. A moins qu’ils ne le fassent, jamais le Liban, le « Pays des Cèdres », ne pourra offrir le moindre refuge digne de ce nom à ceux qui sont venus, dans un dernier espoir, l’y chercher de Syrie.

 

Bernard Henry est Officier des Relations Extérieures de l’Association of World Citizens.

 

[i] « L’Etat islamique et Assad, les deux têtes du serpent », Libération, 18 septembre 2013, www.liberation.fr/monde/2014/09/15/l-etat-islamique-et-assad-les-deux-tetes-du-serpent_1100773.

UN Progress on Sexual Orientation Issues: A Long Road Still Ahead

In Being a World Citizen, Current Events, Democracy, Human Rights, International Justice, Solidarity, World Law on September 28, 2014 at 12:35 AM

UN PROGRESS ON SEXUAL ORIENTATION ISSUES: A LONG ROAD STILL AHEAD

By René Wadlow

 

On the last day of the current session of the United Nations (UN) Human Rights Council in Geneva, September 26, 2014, the Council approved a resolution condemning discrimination based on sexual orientation and gender identity stating:

Expressing grave concern at acts of violence and discrimination, in all regions of the world, committed against individuals because of their sexual orientation and gender identity.

Welcoming positive developments at the international, regional and national levels in the fight against violence and discrimination based on sexual orientation and gender equality.”

This is, for the Human Rights Council, a strong resolution on which to build a wave of support for respect of gender equality and the rights of lesbian, gay, bisexual and transgender (LGBT) in the current UN terminology. There had been an earlier resolution of the Council in June 2011, but it was weaker and with fewer countries voting in favor.

The resolution was hotly discussed by the government representatives in private − the reason why the vote came up only on the last day. The opponents made great efforts, offering complicated procedural moves and proposing seven meaningless amendments each of which required a vote, in the hope that time would run out and the session would close on time so the members could have a last drink together in the restaurant on the top floor of the Palais des Nations. However, the resolution moved forward.

In a most welcome move to amend its penal code, the African nation of Chad announced but it was abolishing the death penalty. Unfortunately, the same move to amend the penal code also includes a disappointing penalization of homosexuality. (C) Stop Homophobie

In a most welcome move to amend its penal code, the African nation of Chad recently announced that it was abolishing the death penalty.
Unfortunately, the same move to amend the penal code also includes a disappointing penalization of homosexuality.
(C) Stop Homophobie

There are 47 Member States in the Council elected within regional groups. Many more States attend the session as Observer States, with the right to speak but not vote. Some Observer States are there because they are interested in human rights; most are there to reply, if they are attacked, especially by representatives of nongovernmental organizations in consultative status, such as the Association of World Citizens.

The vote was 25 in favor, 14 against, 7 abstentions, and the representative of the African State of Benin left the room so he would not have to vote at all. It is important to analyze the composition of the vote to see allies to strengthen, opponents to change, and abstentions to act.

Interestingly, the lead on the resolution was taken by South American countries which have a large Roman Catholic population. In the past Latin American countries were hostile or uninterested, a reflection of Catholic sexual policy. Now with a new Pope from Latin America and his less condemning attitude, Latin American countries could play an active, positive role. Brazil, Chile, Colombia and Uruguay took the lead, and the other Latin American members voted for: Argentina, Costa Rica, Cuba, Mexico, Peru and Venezuela. Western Europe voted for, and more surprisingly, four Asian States: Japan, Philippines, South Korea, and Vietnam.

Opposition came from African States: Botswana, Cote d’Ivoire, Ethiopia, Gabon, Kenya, joined by North African and Middle East States: Algeria, Kuwait, Morocco, Saudi Arabia, United Arab Emirates, and Asian States with a large Muslim population: Indonesia, Maldives, and Pakistan. The Russian Federation also voted no, a reflection of the current policy there, especially voiced by its President.

Among the States which abstained are two key Asian States where efforts must be made systematically for change: China and India. Four African States also abstained, not giving into strong pressure to have a unified African bloc: Burkina Faso, Congo, Namibia, and Sierra Leone, and as mentioned, Benin left the room so as not to vote at all. Since individual African States have little influence, they try to vote together as a bloc which gives them some power. That four African States were willing to leave the negative bloc is an important sign of progress, but they are hardly in the “yes” group as yet.

The resolution also calls for an update on a 2012 study on discrimination based on sexual orientation. The updated study means that the issue will be automatically on the 2015 Human Rights Council agenda.

On April 7, 2013 Wilfred de Bruijn and Olivier Couderc, a young homosexual couple living in Paris, were savagely attacked on the street on homophobic grounds as they were going home late at night. Since the newly-elected Socialist Party parliamentary majority had begun examining a bill on same-sex marriage in late 2012, French President François Hollande and his government had faced demonstrations, sometimes violent, by opponents to gay rights who wanted them to drop the bill. The attack on Wilfred and Olivier resulted in national outrage and the opponents to the government-proposed bill were widely blamed for it.  Eventually, on May 17, 2013 the French Parliament went ahead and did pass the law extending the right to marriage to same-sex couples.

On April 7, 2013 Wilfred de Bruijn and Olivier Couderc, a young homosexual couple living in Paris, were savagely attacked on the street on homophobic grounds as they were going home late at night.
Since the newly-elected Socialist Party parliamentary majority had begun examining a bill on same-sex marriage in late 2012, French President François Hollande and his government had faced demonstrations, sometimes violent, by opponents to gay rights who wanted them to drop the bill.
The attack on Wilfred and Olivier resulted in national outrage and the opponents to the government-proposed bill were widely blamed for it.
Eventually, on May 17, 2013 the French Parliament went ahead and did pass the law extending the right to marriage to same-sex couples.

Nongovernmental work must start now to influence governments for the 2015 sessions. To the extent possible, articles in the press in India and China would be useful. China, India and Russia have influence in the Human Rights Council, both because of the size of the States but also the good quality of their representatives who are often very skillful in tactical techniques to delay action. The African States have prejudices but no real ideological position, and so some progress may be made there. The Islamic States will be the most difficult to swing given the power of conservative religious leaders in many Muslim countries. Latin American governments should be thanked or their efforts, especially as there could be a conservative Catholic backlash in some countries once people learn of their governments’ initiatives. It must be said that the media in most countries do not focus on the resolutions of the UN Human Rights Council. Thus when a conservative, activist minority learns about the resolution, they may mobilize to change the policy of the Latin American States.

There is still a long road ahead for real respect for sexual orientation efforts. As most UN human rights resolutions, the emphasis is put on non-discrimination and anti-violence. I think that the policy of the Association of World Citizens must stress a positive approach of respect for each individual and creating a society in which each person can fulfill potentials.

 

Prof. René Wadlow is President of the Association of World Citizens.

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